LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. Il
puisse s'acquitter digoement de cet office. L'Ezann cesse également d^être valide, s'il est annoncé ou par une femme, puisque la femme ne doit jamais être ouïe en public; ou par un homme en demeure, ou par on homme dans l'ivresse , ou par un vieillard décrépit , . parce que la raison est chez eux trop affaiblie outrop dé* gradée. Le muezzim doit aussi être en âge de majorité, doué de vertu, de science et de doctrine, attendu que sOn office, qui a été exercé plus d'une fois par le prophèle lui«-méme, est des plus nobles, des plus augustes, des plus saints (i).— L'ikameth n'est qu'une simple répétition de VEzann, à laquelle le muezzim lui-même est tenu avant toute prière faite en commun. 11 doit seulement, après les paroles, «Venez au temple dusalut:» ajouter celles-ci : «* Certes , tout est disposé pour la prière^ >> £t cela, pour indiquer que Vîmam est déjà placé à la tête de l'assemblée, et prêt à commencer le Namaz. Enfin, au moment que le muezzin profère ces paroles : « Venez à la prière ! »» L'imam et toute l'assemblée doivent se lever sur pied ; et au moment qu'il articule celles-ci : « Certes , tout est disposé pour la prière ! » on doit la commencer.
Art. 3. — Des règles et condtttons du namaz en com" mun. Un Namaz en commun ne doit jamais avoii^ lieu que sous les auspices et la direction d'un imam placé à la tête de l'assemblée. Ces inv^ins doivent être les plus distingués de toute l'assemblée, par \eut instruction dans tout ce qui concerne le Namaz et
(i) Il faut remarquer que U loi nVn a jainaU dit autant pour riinam, et n*en pouvait dire davantage.
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fl6 DE L\ RKLIGION, DOG!Vi£ £T LOI.
le culte divin, el parleurs talens pour la musique vocale et la lecture du Cour'aon. Us doivent encore être sapérieurs aux autres, par la piété , l'âge, TéducalioD, la prestance, la beauté , la naissance, la noodestie et la propreté des vétemens. Les premières de ces qualités doivent prévaloir graduellement sur les autres v et si différens sujets se trouvent à la fois les posséder au même degré , rassemblée a pour lors la liberté de choisir parmi eux l'imam qu'il lui plaît. C'est à Vimam à commencer la prière, en entonnant à haute voix le Tekblr. Tout le reste de la prière doit se faire également à haute voix, dans les Namat du matin, da soir et de la nuit, comme dans l'of6ce public des vendredis et Ats deux fêtes de Beyram. Mais la seconde et la troisième prière du jour doivent se dire à voix basse» L'imam doit être attentif à réciter lentement \tCour*ann dans le premier rikath de la prière, mais particulièrement dans celle du malin ; afin de donner par- là phis de temps aux fidèles pour se réunir dans le temple du Seigneur. Le peuple doit écouter en silence cette récitation du Cour'ann, et ne pas répéter les mêmes paroles. L'imam doit même se régler sur l'état et la po ition de l'assemblée, et se dispenser, dans le besoin, de faire une longue récitation du Cour'ann.
Le Namaz fait par une assemblée de femmes, sons la direction d'une autre en qualité d'imam, serait un acte blâmable aux yeux delà religion, quoique d'ailleurs va- Hde et légal. Dans ce cas, il faut toujours que la fennme qui préside à la prière, se place, non pas à la tête, mais au centre de l'assemblée. Les femmes ne doivent point prier avec les hommes, encore moins se trouver avec