LIVRE n, CHAP. 3, DU CULTE. II
eux sur une même ligne , de peur que leur présence ne porte quelque atteinte à la pudeur el h la vertu. Après ï/'mam, les premiers rangs doivent êlre occupes par les hommes ; les seconds par les enfans ; les troisièmes par les hermaphrodites, et les quatrièmes parles femmes âgées ; lesquelles ont la permission d'assister aux prières de la première , quatrième et cinquième heures canoniques ; jamais h celles de la seconde ni de la troisième; les hommes vicieux et irréligieux étant ordinairement sur pied vers ces heores-là. Si un homme et une femme qui seraient encore dans l'âge des passions , se trouvent rangés sur la même ligne , Fun à côté de l'autre, sans que rien les sépare; leur prière ne saurait être valide. La prière de l'homme qui aurait pour imam une femme, n'est ni bonne ni valide; non plus que celle du majeur qui aurait pour imam un mineur; de l'homme pur, qui aurait pour imam un homme impur: de l'homme docte, qui aurait pour imam un ignorant ; de l'homme vêtu, qui aurait pour imam un homme nu; de l'homme sain qui, faisant en réalité les inclinations et les prosternations requises, aurait pour imam un homme malade, qui ne s'^n acquitterait qu'en symbole, qu'avec le mouvement de la tête, etc.* Si l'imam n'est pas lui-même dans im état de pureté parfaite ; sa prière, comme celle de toute l'assemblée , n'est ni bonne ni valide , et exige d'être renouvelée.
Art. 4- — 'D^s souillures qui peuvent survenir au milieu de la prière et qui exigent le renouvellement des purijlca tions. Le fidèle qui se trouve involontairement atteint d'une souillure non substantielle au milieu de sa
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prière Y est obligé de la ^suspendre dans le moment même , pour faire son ablolion et rentrer en pureté légale. S^il prie en particulier, il est le maître de poursuivre son Namaz; mais il serait plus louable de le recommencer. Si c'est en commun , il doit continuer avec le reste des fidèles , pour ne pas se séparer de leur communion. — A l'égard de l'imam ; s'il se trouve dans un état de souillure, il doit aussitôt, pour ne scandaliser personne, porter la main au visage, eomme s'il lui survenait un saignemeqt de nez. Dans le même instant il doit, par un signe de l'autre main^ inviter le plus docte et le plus vertueux des assistans , à venir prendre sa place, pour que la prière ne soit pas interrompue; rétabli dans l'état de pureté par l'ablution« il peut alors continuer le namaz, en se plaçant parmi les fidèles qui forment l'assemblée. En cédant sa place, il doit du moins la donner par préférence à l'un de de ceux qui ont assisté au commencement de la prière; autrement la personne qu'il aurait choisie, serait à son tour obligée de céder sa place, parce qu'elle ne pourrait donner ^ l'assemblée le salut de paix qui termine U prière.
Art. 5. — De la prière namaz des voyageurs. La religion accorde différentes dispenses aux musulmans voyageurs. Le voyageur, surtout lorsqu'il est dans le cas de.se presser et de faire diligence, n'a pas simplement la faculté de réduire les prières qui sont de quatre rikaths, à deux seuls ; il y est même obligé. Il peut aussi se dispenser, après l'introït Fatiha, de réciter aucun autre chapitre du Cour'ànn, comme il est le mahre de s'acquitter on non, de ce qui n'est