‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 6 sur 213 · LIVRE l", CHAP. I, DES OtlLEMAS. iS · texte numérisé non relu

LIVRE l", CHAP. I, DES OtlLEMAS. iS

ce qu'on croil , faire la reforme ou Tempécher à leur grë, selon Toccasionl S'ils n^ont pas secondé le sultan Mahmoud, c'est. que le plan impérial leur a paru mal conçu ! On pourra se convaincre que tout cela n a pas de sens en pays musulman, ou n*y a qu un sens tout-à-fait opposé aux institutions; quand nous en serons Tenus au Coran, au Dogme et à la Loi. Sans nous expliquer d'ailleurs sur l'autorité qui régit Tempire ottoman, nous pouvons affirmer à l'avance qu'il n'y a pas un mot dans la religion , dans les lois de la Turquie , pas un mot qui défère aux oulémas ni à aucun corps savant ou enseignant, la prérogative dont Ton parle, ni aucun pouvoir qui en approche. Y a-t-il du moins

mas , en qui la loi est vivante avec ses possibilités de modification? Les janissaires, c'était an bras aveugle et brutal, les oulémas , c'est une tête intelligente et raisonnant.... Les oulémaa, pour être les hommes les

plus versés dans la science de tradition, ne sont pas les eanemis de la science nouvelle. La cultiire qu'a reçue leur inteUigenee, leur fait un besoin de savoir...... »

( Occident et Orient ). — M. Barraolt va beaucoup trop loin en tout sens. Qu'est-ce que la scîewie nou^ 0elie F Qu^esi'Ce que le besoin de sapoir dans l'Islam P Pour le moment, nous nous bornons à dire que les oulémas n'ont pas fait les choses ce qu'elles sont en Turquie, où îU ne peurcnt davantage les changer.

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par l'empire y des usages, des précedens, qtH!lques monumens écrits ou non, qui puissent faire conclure à un P^eto politique , concours ou refus de concours exercé, en de certaines circonstances, par les oulémas-muderris P En aucune façon ; et voici sur quoi reposent toutes les erreurs accréditées contre le professorat de l'empire» Le droit est le principal objet de l'enseignement; et le professeur-jurisconsulte enseigne à la fois, par la leçon publique et par la consultation privée. Le gouvenïement prend des avis comme en prennent les particuliers^ dans tous les cas où la loi paraît doutaise. Toutefois et dans les grandes occasions, ce n'est pas le J^isir, ce n'est pas la Porte, ce n'est pas le Sultan qui consulte ; c'est la personne privée du padischah, c'est le prince régnant, comme l'on dit quelquefois dans les monarchies de l'Europe. Padischah'lslam demande, telle est la formule. Les oulémas ne se trouvent pas moins en demeure, nous le reconnaissons, de donner souvent leur avis sur la légalité d'une prétention, d'une entreprise, d'un acte du gouvernement. Et de plus, ils peuvent être saisis de la question par le premier venu (i), aussi bien que par

(i) Les janissaires ne faisaient ainsi qu'user du droit

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