‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 167 sur 245 · LIVRE II, CHAP. 5, DE LOBSTÀCUE, 2y · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. 5, DE LOBSTÀCUE, 2y

à bout de formuler, tant bien que mal, une croyance divine. Mais la vie humaine ne «aurait se noter d'avance, comme la partition d'un opéra» L'œuvre si nécessaire des deux docteurs Mathuridy et Es char y, qui avait abouti à concis lier et combiner les volumineux traites des quatre Imams, sur les cinquante-huit points dogmatiques que nous connaissons ; cette œuvre n'avait point mis d'accord les doctrines légales d'Hanifé , de Schafy, de Malik , d'Hannbel. Chaque jour d'ailleurs, avec ses évènemens, ne pouvait qu'accroître la difficulté. C'est pour» quoi le temps était loin encore, s'il venait jamais, où un autre Oraer-Ne&sefy pourrait faire le catéchisme de la loi!

Voici ce qui est arrivé. L'on ne s'est point accordé sur les doctrines légales; et aujourd'hui même il est impossible de dire à quelle époque la loi a été close , si elle l'a été seulement! Car la loi après tout; c'était la doctrine de tel imam, suivie par un grand nombre d'autres imams et docteurs. L'imameth alors comprenait l'enseignement et toute la science. S'il est permis d'employer une figure géométrique ; l'imameth délégué de ce temps-là se composait de tous les cercles inscrits, dans le grand cercle de l'imameth dogmatique. Les imams qui

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avaient fait le dogme, travaillaient toujours à la législation. Ce qu'il y a de certain, c'est que pendant un long intervalle, tout rempli du fracas de cent royaumes qui se fondent et s'écrou-* lent; les écoles se ferment, les docteurs disparaissent, les imams s'effacent de plus en plus* Les travaux de l'esprit cèdent entièrement la place aux jeux de la force. Puis après cinq ou six siècles, on se prend aux livres et aux décisions des quatre premiers imams, comme au livre même du prophète. En réalité, il n'y avait plus personne pour continuer l'œuvre des anciens docteurs. Il ne restait de l'anarchie sanglante qui avait passé sur le kaliphat, que des jugeurs et des gens de loi, tout au plus capables de suivre et d'appliquer des textes. Il n'y avait plus nulle part, l'ombre d'une théologie corassique. C'est ainsi que l'islam a reçu quatre législations , qu'il garde encore dans l'empire ottoman. Pour édifier ceux qui croient, en des sens divers, à l'unité musulmane; nous ajoutons qu'il y a entre les imams fondateurs, des différences légales d'une extrême gravité, et en tel nombre qu'il nous a fallu renoncer à les citer. Plus tard, nous en mettrons quelques-unes au service de la réforme.

Le code Moulteka n'est en, effet qu'une éla-

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