‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 184 sur 245 · LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN. 3og · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN. 3og

un des deux termes de la formule humanitaire où doivent enfin se relier, un jour, le monde oriental et le monde occidental; vrai christianisme de l'Orient que les Arabes avaient porte sans le comprendre, qu'il était réservé à la race d'Osman de pénétrer et d'élargir dans la ville de Constantin, face à face avec le christianisme d'Occident.

Après cela en effet, lé Coran n'est-il pas jugé comme principe exclusif ? Quelle que soit la vérité intrinsèque de chaque islamisme en particulier; comment le livre de Mahomet se trouverait-il assez rigide, pour exclure toute réforme, après avoir souffert des interprétations si différentes, et servi à des théories si contrais res? Ça été là notre première impression. Mais d'une part, le public en a jugé autrement. L'ex^centricité des nouvelles théories, a rendu tout / leur crédit aux anciennes. Rien ne nuit davantage aune solution pratique, que les visées transcendantes. On paraît se réfugier dans l'utopie, pour échapper à l'impossible. Et d'autre part; il est certain qqe l'islamisme christianisé de l'école saint -simonienne, en particulier, devait compromettre la réforme ottomane à tel point que, sur cet islamisme-là, nous-même n'hésite-* rions pas à croire l'ernpire tout à fait irréfor-*

3lO DE MAHOMET ET DE SON LIVRE.

mable. Donc voyons en quoi les islamismes de MM. de Chateaubriand, de Lamartine, Michelet, Barrault, d'Eichtal, sont conformes au Coran, en quoi ils lui font violence. C'est aussi la meilleure étude que nous puissions faire, du livre de Mahomet.

11, n'est sûremeut pas nécessaire de discuter le raahométisme que M. de Chateaubriand a accepté tout fait, des croisades et du moyenâge. Le nom roahométan est assez glorieux dans le monde, pour avoir raison du mépris tout seul ;~ fût-ce le mépris de M. de Chateaubriand. C'est qu'aussi l'islamisme de M. de Lamartine, reflète suffisamment les préjugés séculaires du dernier des Pèlerins; et nous commençons par cet islamisme-là. Une fois pour toutes, nous demandons la permission d'appeler chaque système, du nom de son auteur ; c'est un moyen d'être plus court et plus clair. A Dieu ne plaise qu'en cela, nous paraissions manquer au respect d'au*? cune convenance !

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