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rieurs de la judicature donnés aux Mulazims {préparés)^ et les Mulazims examines préalablement par le , scheik-ul-islam ou en sa présence ; dans un pays où il faut au moins èlre Mulazim pour être employé de bureau! Supposezle professorat conquis uniquement par la capacité, et la capacité jugée en définitive par le scheikul-iàlatnou les professeurs dans sa dépendance; puis les dix degrés du professorat franchis par autant d'examens et de diplômes, et les examens comme les diplômes attribués toujours au scheik-ul-islam ! Supposez encore les professeurs gradués n'entrant dans les charges de la judicature supérieure , et ne parcourant celles du premier ordre que sur la présentation du scheik-ul-islam ; dans un pays où la judicature comprend l'administration! Supposez enfin que la charge même de scheik-ul islam se donne à l'ancienneté, parmi les kasi-askers de Rome* lie; et le scheik-ul-islam est un maire du palais, avec une quasi-hérédité! Mais voici ce qu'il faut rabattre de ce prospectus de gouvernement. Nous ne parlons pas des scheik-ul-islams étranglés, exilés, destitués par violence (i). Le Sultan d'abord peut renvoyer et renvoie un scheik-ul-
(i) Dans un espace de tempt assez court, Aki Za4é
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islam, de la façon du monde la plus réguli Le Bosphore a vu souvent plusieurs de ces di taires à la fois, dans leurs palais d'Europe et < aie, ni plus ni moins que des ministres dis ciés. Et sur ce point même , la différence le visirat est énorme. Le padischah retiri fond de son palais ne communique, ne irav qu'avec le grand -vi sir. C'est là son prési du conseil, son ministère, tout son gouve ment. Il est ainsi dans l'attribution du visi conseiller, de provoquer, d'exécuter les mes qui se peuvent prendre contre uu scheik-t la m. Il n'est pas dans les prérogatives du sel ul-is!am, d'eu faire autant à l'encontre d'un Tout cela doit subordonner pour la meil partielles prérogatives du scheik-ul-islam
Hussein, Seyid-Feiz UUa , Kodjea-Zade Messoi renl, le premier étranglé au château des Sept-Toi second massacré k Constantinople , le troisième eu pièces par la populace de Brousse et traîné à 1, rie. Mais ce qui est plus exclusif encore de tout voir spirituel dans le schnk-ul- islam 9 c'est qu'i plusieurs exemples de mouplitis qui redeviennen plement juges de premier ordre , et s'en vont n sur un Siège de province. Veul-on quelque clic mieux? Il n'est pas sans exemple qu'un Visir a cordé, par un brevet spécial, le titre de scheïklam au kasi-asker de Homélie,
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décision visirielle. Le visir a pour lui le jeu régulier de l'institution kaliphale, contre l'étiquette des cérémonies et de la cour. Aussi les listes de candidature et de promotion judiciaires, avec le Mémoire à l'appui, sont adressées des bureaux du raouphty à un Secrétaire-d'Etat. C'est le visir qui les présente; et pour cela il y joint un mémoire particulier en forme de conclusion. Le sultan ne décide que sur ce mémoire-là. Le visir d'ailleurs n'a point oublié l'ancienne juridiction des oulémas qui lui appartenait, pas plus que le kasi-asker de/Romélie ne s'est résigné à la nomination exclusive de ses cadis. A la cour enfin et même aux grands jours de réception; le scheikul-islam a besoin de son chaperon visi rie], pour obtenir d'entrer. Entre un maître jaloux et un successeur impatient; le chef de la jutlicature ottomane pourrait bien n'être en réalité que le chef de la loi, comme on l'appelle vulgairement à Gon&tantinople. Or le successeur impatient n'est pas seul. Le privilège de l'ancienneté et du siège de kasi-asker n'est pas tellement absolu, que le sultan n'ait le choix entre plusieurs mollas (juges du premier ordre), les plus anciens et les plus considérés (i). Assez souvent même,
C1) Le titre d* moUa que l'on donne ordinairement
1 âge est mis de côté; et Ton se décide par autre considération. Il faut savoir du reste y a toujours dans la capitale, un corps i breux d'anciens juges du premier ordre fonctions , lesquels ont été h peu près te que l'on peut être dans la judicaturc oltomai n'ont plus d'avancement possible que da dignité de scheik-ul-islarn. Il se trouve pai lièrement cinq ou six kasi-askers, qui on prétention avouée et connue à cette digni occupent, chacun, une position érninente les Conseils de la Porte. D'où il est ai« conclure que le visir ne manque jamais, certain nombre de scheik-ul-islams en s vanceet à sa discrétion (i)»
Retiré dans ses écoles nécessaires à circonscrit dans ses examens rigoureux et ses diplômes qui seraient desbrevets ; appir son collège d'oulémas où le gouvernement drair prendre des juges tout formés et de! systématiques ; le scheik-ul-islam serait ei
aux juges des trois premiers ordres, et que nous leur avons donné quelques pages plus haut, n\ tient en réalité qu'aux juges du premier ordre.
(i) Ces juges sans emploi ni traitement n'oblu des pensions spéciales, connues sous l'ancicr Varpalik et maischeth, que par le bon plaisir vi
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on personnage avec lequel il faudrait grandement compter. Mais nous laissons parler M. d'Ohsson lui - même , quoique les choses aient fort empiré depuis un demi-siècle : « L'ordre de promotion n'est rigoureusement observé que dans celui des Modems de Constantinople, et encore n'est-ce que dans les grades inférieurs. Ce que Ton n'accorde dans ces grades qu'au mérite et à l'ancienneté ; la naissance ou la fortune l'emporte presque toujours dans les rangs supérieurs. Les offices les plus importons 9 soit parmi les Muderris, soit parmi les Moflas, sont aujourd'hui, par le fait, le patrimoine des grandes familles : leurs enfans, qui ne font jamais leurs éludes que dans la maison paternelle , se trouvent initiés dans l'ordre des Muderris, étant encore pour ainsi dire au berceau. Il en est de même de ceux des ministres, des généraux et de presque tous les grands de l'empire, qui tiennent à grand honneur de le? placer dans ce corps respectable. C'est la faveur la plus insigne qu'ils puissent obtenir du souverain (i). »
(]) Tableau général de l'empire ottoman, t. 4-i p- &4& — C'est le livre le plus rempli de faits el d'erreurs qu'on paisse étudier. L'auteur né à Constantinople oè
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Cela veut dire que le scheik-ul-islam n' le maîtrechefc lui, plus que d;ins le gouverna et voilà pourquoi le collège des oulém pu devenir un pouvoir politique. En c< sant le collège ou la majorité du collège, ! verain s'est donné à soi-même sa consull II en est quelquefois arrivé autrement, p£ révolte militaire, par une révolution de I Ce qu'il importe de constater: c'est que j nu fetwa, par sa force légale ou d'opinio eela seul qu'il était délibéré dans le colley oulémas sous la présidence du scheik-ul-i n'a rien changé dans l'empire, rien emj dans le gouvernement. Il est bien vrai qu< tes les révoltes se sont munies d'un/r/**va le fetwa alors a valu ce qu'a valu la ré
il a passé sa vie, n'ignore rien de ce qui est dans pire. Mais peut être n'y sait-il pas la valeur seule chose exactement. La notion critique lui a que toul-à-fait. M. d'Ohsson est le père de toul idées fausses qui se sont répandues sur V islam, d un demi- siècle. Cependant il serait à peu près in sible, aujourd'hui encore, d'étudier V islam sans 1 cours de M. d'Ohsson. Pour notre compte; si n'avions pas eu le Tableau général, il nous aurait plus de vingt ans peut-être pour faire ce que nous 2 k tt> moins de trois année*.