LIVRE IM, CHAP. a, DU MOUPHTY
Mais on croît généralement que ctfetwa était une autorisation légale de F entreprise, qu'il avait pour objet même de faire réussir. Ilien n'est plus faux. Le collège ni le scheik-ul-islam ne s'associaient point à la révolte, par une adhésion quelconque, comme aurait pu faire un pouvoir politique. Ils donnaient à quelqu'un des révoltés un avis individuel, dans le sens le plus restreint et presque le plus innocent où pussent le faire, par tout pays, des avocats consultés de la même façon. Le fetwa en effet n'est qu'une consultation sur un point de droit ; c'est la pure interprétation d'un article de loi Le jurisconsulte ottoman ne s'occupe pas du fait. Non seulement le feiwa ne répond qu'à une question de droit, il ne répond encore qu'à une question posée dans les termes sacramentels de la loi. C'est pourquoi le scheik-ul-islam et son collège n'acceptaient pas mime la question, telle que l'avaient posée les révoltés; ils la posaient de nouveau dans toute sa généralité légale. La réponse s'appliquait ainsi plus ou moins à 1 objet de la demande. C'était l'affaire de l'Âga des janissaires, qui se chargeait de porter au Sérail cette consultation élucidée par le sabre de ses Odas. Toujours est-il que rien ne ressemblait moins i une autorisation, dans le sens prépb-
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tcnt et personnel de ce mot, que lefeiwa c vré aux révoltés, quelqu'ils fussent. Seulen le collège des oulémas a charge de lois, con le sacerdoce chrétien a charge d'Âmes, scheik-ul-islara consulté se croit obligé de pondre. Ce qui montre bien d ailleurs la tir restreint et innocent du fviwa, c'est que toi les formules de réponse légale sont faites • vance, connues comme les termes de la ] c'est que le travail du scheik-ul-islam et de collègues* consiste uniquement à délivrer t formule au lieu de telle autre, parce qu'elle raît se rapprocher davantage de l'objet de la mande. Si enfin aucune des formules ci nues et arrêtées, ne semble répondre au pc précis de la question; le scheik-ul-islam écril s plementque la loi demandée ne se trouve m part, et que par conséquent il n'a pas d'avi donner. N est -il pas clair, aprts cela, que révolte s'appuie sur la loi qui prononce, n sur le fetwa qui vise la \oïï Fetwa signifie lil ralement u prononcé légal. »
11 ne faut donc pas s'étonner aujourd'hui qi n'y a plus à consulter pour l'aga des janissai contre le visir, ni pour le visir contre Y\ des janissaires; si Ton ne retrouve plus guè: dans le chef de l'enseignementàConstantinoj]