‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 238 sur 245 · N° IL · texte numérisé non relu

N° IL

TRADITION CALIPHALE.

Les premiers Sultans ottomans rendaient également hommage à la suprématie de ces kaliphes. On voit dans l'hisr

taire que l'an 791 (1389), Bayezid I envoya en Egypte une brillante ambassade au. kaliphe Mohammed XI, avec des lettres respectueuses et de riches présens, pour lui de-* mander ses bénédictions et l'investiture, TekalludSaltanethj des domaines qu'il tenait de ses aïeux.

Les souverains mêmes de Bagdad leur témoignaient les respects les plus profonds : dans les cérémonies publiques, ils leur baisaient la main ou l'anneau qu'ils portaient au doigt, et les kaliphes ne les recevaient jamais qu'assis sur leur chaire. Telle fut, entre autres étiquettes, celle qui s'observa à Bagdad, l'an 449 (I0^7)? dans une audience publique qu'Àbd'Ullah Y donna au sultan Toghroul-Seldjouky, le maître de la Perse, de l'Irak et la terreur de l'Orient* Le kaliphe, entouré des grands officiers de sa cour, le reçut, assis sur un trône élevé de quatorze pieds, couvert du manteau, Bardé, de Mohammed, et tenant le sceptre, Casib, de ce fondateur de l'islamisme. Le Sultan lui fait une profonde inclination , s'approche, lui baise la main; et le kaliphe, se tournant vers son premier ministre, lui parle en ces termes : « Dites au sultan Toghroul que sa personne nous est agréable , que nous le voyons avec plaisir, que nous lui déférons les terres , les domaines , les états dont il a plu à l'Être-Suprême de le favoriser, et que nous lui recommandons l'équité et la clémence ainsi que les peuples confiés par le Tout-Puissant à sa garde et à ses. soins paternels. Après que le vizir eut rendu ce discours, le sultan, toujours debout, prend encore la main du kaliphe, la rebaise et s'en frotte respectueusement les yeux. Alors Abd'Ullah V lui adressant la parole, l'appela le Monarque de l'Orient et de l'Occident, Melik ul meschrïk i'W maghribj et le revêtit d'une robe noire en signe d'in-

vestiture. Au sortir de L'audience, Toghroul envoya au kaliphe, à titres d'hommage et de soumission, les présens les plus magnifiques, avec cinquante mille ëcus d'or et cinquante jeunes esclaves turcs, tous bien vêtus, bien armes et superbement montés.

Six ans après, le même sultan, revenant à Bagdad, épousa la fille de ce kaliphe. L'histoire rapporte qu'à la suite des plus grande* cérémonies observées aux fiançailles et au mariage , le sultan passa dans l'appartement de la princesse , appelée Scyyidé, qui le reçut assise sur un superbe siège, et le visage couvert d'un voile, à la manière orientale. L'époux, après une profonde révérence, s'approcha et répandit sur la tête de la princesse plusieurs poignées de diamans, de rubis, d'émeraudes et de perles fines, comme un hommage qu'il rendait à sa haute naissance : cette cérémonie fut renouvelée plusieurs fois avant que l'épouse fut conduite au lit nuptial.

Les kaliphes de cette maison établis depuis en Egypte, quoique restreints plus étroitement encore aux seub droits sacerdotaux ( 1 ), jouissaient des mêmes distinctions. On lit

(1) Le droit d'investiture caliphale s'explique aisément, sans sacerdoce ni représentation spirituelle d'aucune sorte. L'Islam ce devant avoir qu'un Imam; tout chef de peuple devait être cet Imam-là, ou tenir à lui par un lien d'obéissance. Il était d'ailleurs bien naturel que les nouveaux venus , les Sultans qui se partageaient l'ancien calipkat, s'accordassent à reconnaître cette suprématie politico - religieuse au successeur nominal des premiers calipbes , au- lieu de la transporter à un d'entre eus qui aurait grandi d'autant. La raison décisive ; c'est que le Caliphat s'en allait et que le Sultanat arrivait. Et plus les calipbes allaient perdant en puissance , plus on pouvait leur rendre impunément çn honneurs et en distinctions.

dans leur histoire, qu'en 74* (t 34^) la proclamation d'Ahmed IX -et l'élévation .du sultan Mélîk-Mensour au trône eurent lieu le même jour, et que cette solennité fut une des plus augustes que l'Egypte eût jamais vues. Ahmed IX, à la suite de sa proclamation, fut place sur le siège pontifical : après avoir reçu les hommages du sultan et de toute sa cour, il se leva, recita le prône, khoitibé, combla de bénédictions le nouveau monarque égyptien, le revêtît d'une robe noire, et kii ceignit de sa main un sabre arabe, cérémonie pratiquée pour la première fois à l'égard d'un prince mahométan. Cette solennité s'observe encore aujourd'hui chez les Soitans de la maison ottomane, et leur tient lieu de sacre et de couronnement.

A la mort de Davoud I, l'un des kaliphes les plus vertueux étales plus savans, le sultan Tchakmak lui rendit des honneurs jusque là sans exemple. Il marcha à pied devant le corps avec toute sa maison , et porta même le cercueil quelques pas avec les principaux seigneurs de sa cour.

Cependant ces hommages publics , que les souverains rendaient au caractère éminent des pontifes de l'islamisme, étaient le plus souvent adressés à des hommes qui n'avaient ni instructions, ni vertus. Les excès et les horreurs que se permettaient plusieurs de ces kaliphes, font honte à l'humanité. Leur histoire n'offre qu'un tableau de noirceurs et de barbaries. Les circonstances ajoutaient sans doute à l'atrocité deces hommes monstrueux. Leurs passions, leurs -cruautés, leurs débauches, ensanglantèrent et déshonorèrent plus d'une fois le siège sacerdotal .

Le caractère vil et sordide de Hncham I , les folles prodigalités de Djeafer II, les crapules de Mohammed III, d'Ahmed II, et les barbaries de Merwann II, de Djeafer I,

43o APPENDICE.

d'Ahmed VI et d'Abd'UIlah I, dit Seffiah, révoltent la nature. Toute la gloire du règne de ce kaliphe, le premier des Abassides, est flétrie par ses cruautés et par celles du prince Abd'Ullah-Ibn-Aiy, son oncle et son général. Un jour, ce monstre assembla quatre-vingt-douze princes de la maison des Ommiades, et les fit tous assommer à coups de massue. Il se fit même un plaisir barbare de les couvrir de nattes et de faire sur leurs corps un repas somptueux , au milieu des gémissemens et des derniers soupirs de ces malheureux.

Enfin les perquisitions et les poursuites d'Abd'UIlah I, firent couler le sang des Ommiades dans toutes les provinces de sa vaste monarchie. Suleyman, son oncle et son gouverneur à Bassora , en fit aussi périr plusieurs au milieu des supplices, et porta la fureur jusqu'à faire traîner leurs corps dans les rues, pour être ensuite dévorés par les chiens. De toute cette maison infortunée, qui était Ires-nombreuse, il ne se sauva que le seul Abd'Ur-Rhaman, fils de Huscham I qui, travesti, passa de la Syrie en Afrique, et de là en Espagne, où il fit revivre le nom des Beno-Ummeyé par la fondation d une nouvelle monarchie arabe dans cette partie de l'Europe.

Abd'Ullah II, ayant fait grâce à Abd'Ullah-Ibn-Aly, son oncle, qui lui avait disputé le trône, viole sa parole, le relègue dans le château de M edaïnn ; et après une prison de dix ans, il le fait périr dans un pavillon élevé sur des boules de sel qui, fondues, renversent l'édifice sur la tête de ce malheureux prince. Mais ce qui caractérise encore mieux la férocité de ce kaliphe, c'est l'excès de sa basse jalousie contre Ebu-Musslin, si renommé pour ses vertus guerrières; au génie et à la valeur duquel toute cette famille des

Abas devait son élévation sur la chaire de Mohammed. Il l'invite à sa cour sous Jes dehors de la plus grande bienveillance, et après l'avoir comblé d'honneurs et de caresses, il le fait poignarder dans son appartement et sous ses propres yeux. Il n'exerça pas moins de cruautés contre plusieurs princes de la maison d'Aly*

Mohammed III punit la révolte du prince Abas, sonne* veu, en le laissant mourir de faim dans un noir cachot. Il avait ordonné qu'on lui refusât jusqu'à un verre d'eau.

Mohammed VI ne le cédait pas non plus à ses barbares aïeux. Il aimait à manier un javelot armé de fer, qu'il ne prenait jamais sans tuer quelqu'un des officiers de sa maison. Dès son avènement au kaliphat, il déploya son avarice en poursuivant cruellement les femmes et les enfans de Djeafer II, son prédécesseur , pour découvrir ses richesses. Il fit subir un supplice inoui à l'esclave, mère de ce kaliphe, ne respectant ni son grand âge, ni son état, ni ses infirmités. Il la fait d'abord fouetter en sa présence, ensuite pendre par les pieds, le corps presque nu, pour lui arracher l'aveu de ses biens et de ses joyaux. Le trait suivant achève le tableau de son caractère : victime d'une conspiration , ce prince, sur les yeux duquel on avait appliqué un fer ardent, se voyant délivré de sa prison par un effet de la bonté d'Ab'Ullah IV, alla mendier aux portes des mosquées, dans la seule vue, dit l'auteur national, d'avilir la majesté du kaliphat. Mohammed VII fut encore plus cruel. Ayant découvert un complot tramé parle prince Ahmed, fils d'Aly II, il le fit enterrer vif dans l'épaisseur d'un mur énorme.

Ces princes, quise jouaient si impitoyablement des droits de l'humanité , n'épargnèrent pas davantage la religion ,

dont iis étaient, par état, les défenseurs et te» chefs. Qaclques-uns, ooratiie Abd'Ullah III et Mohammed III, adoptèrent des opinions oontraires à l'islamisme, sur la sature du Gour'aan , sur la preeïniiieBoe du sacerdoce cl'Âly, comme on la va plas hauL C'est pourquoi ils sont regardés comme hétérodoxes. Yézid I et Abd'Ul-Melik I, passent même pour impies et pour infidèles, parce que, dans les fureurs de leurs poursuites contre les anti-kaliphes de la Mecque et de Médine, les armes de Yézid I ont presque détruit ces deux cités, sans respecter même le sanctuaire, hcabé; et qu'Abd Ul-Meiik I défendit à tous ses sujets le pèlerinage de la Mecque* en y substituant le temple de Jérusalem (r).

Mais la mémoire de Wefid II, surnommé Fassik, Vlmpudique, est encore plus odieuse aux y eut de l'islamisme. Ses dissolutions et ses impiétés furent en «iet l'opprobre de sa maison et du katiphat. Foulant aux pieds toutes les lois de la nature et de la pudeur, il porta, Pan 1 15 (74^)9 ses débordemens jusqu'à épouser, plusieurs des femmes et esclaves de Yézid II, son pèr?, et même jusqu'à déshonorer sa propre fille. Il disait publiquement que s'il allait jamais à la Mecque , il ne se ferait aucun scrupule de boire du yin au milieu du keabé. Voulant un jour consulter le

(1) Qu'est-ce que des pontifes regardés comme hétérodoxes ou qui passent pour infidèles? qui les a condamnés, qui les a pu condamner ainsi dans l'Islam? Evidemment, M. d'Ohsson ta pas une idée nette des mots qu'il emp] oie-là. On est orthodoxe , ou bien on ne l'est pas; on est fidèle ou Ton eat infidèle. Il n'y a point de milieu en cela. Si chacun en peut juger à son gré; c'est qu'il n'y a point de juge, point d'autorité pontificale par conséquent.

Cour'aon, et lisant ces paroles : Issteflakou ve khabe, etc., les premières qui se présentèrent à l'ouverture du livre, il je jeta avec fureur et le perça de raille traits. Un autre jour, livre à se< excès ordinaires de crapule et de débauche avec l'une de ses esclaves favorites, comme il entenditl'annonee, tzann, pour la prière publique, il donna son habit à cette femme qui, comme lui , était* dans les fumées du vin, et Pautori a à faire , en sa place, les fonctions del'imameth à la tête de toute l'assemblée. Aussi le quinzième mois de son kaliphat, ce prince abominable perdit-il le trône et la vie par les mains de son peuple, indigné de tant d'horreurs

Les ministres «t les généraux de ces kaliphes semblaient renchérir encore sur les cruautés de leurs maîtres. Le général Amr-ïbn*ul-Ass , aux artifices duquel Muawiyé I dut son élévation, après avoir arraché l'Egypte au prince Abd'Ullah, fils d Ebu-Bekir I, qui y commandait au nom d'Aly I, fit mettre â mort ce gouverneur, et ensuite jeter son corps, cousu dans le ventre d'une ânesse, au milieu d'une fournaise ardente. Hadjeadjh-Ibn-Youssouf-Taky, le fléau de l'Orient, et le principal appui de la maison des Ommiades, fit périr plus de cent vingt mille hommes par la main des bourreaux, dans les différentes pro\inces soumises à ses ordres, surtout dans l'Irak. Ebu-Musslim, auteur de la révolution du kaliphat en faveur des Abassides, ternit l'éclat de ses armes par ses cruautés. Plus féroce encore que Hadjeadjh, il sacrifia, dans les provinces ou il commandait , plus de six cent mille hommes à la défense de la maison qu'il soutenait contre les Ommiades et les Alides. Enfin le fameux général Beghay-Rebir est également cité dans l'histoire comme un monstre altéré du sang 1. 28

humain. La dévastation et les excès les plus- horribles caractérisaient toutes ses expéditions guerrières. En 237 (85 0, ayant marché contre la Géorgie, et s'étant emparé de Tiflis, il met le feu aux quatre coins de cette grande Tille, fait égorger le prince Isshak avec toute sa famille, et laisse périr dans les flammes plus de cinquante mille malheureux de tout sexe, de tout âge et de toute condition.

Ainsi, depuis l'établissement du mahométisme, l'Orient entier ne présente, sous ces kaliphes, qu'un théâtre de carnage et d'horreurs. Le caractère féroce de plusieurs de ces pontifes et de leurs généraux, les guerres civiles qu'allumèrent le fanatisme des hérésiarques et l'ambition des trois maisons qui se disputaient la chaire de Mohammed; ledémembrement du kaliphat , sur les ruines duquel s'élevèrent successivement tant de royaumes ; enfin les irruptions des Tatars-Moghouls, sous le célèbre Djiuguiz-Khan, ses fils et leurs descend ans, jusqu'à Tiraour, vainqueur de Bayezid I, firent couler plus d'une fois des fleuves de sang sur ces vastes et malheureuses contrées.

Cependant les annales du kaliphat ne présentent pas toujours d'aussi tristes tableaux. On y voit de grands hommes en tous geures, qui, doués d'excellentes qualités, firent souvent la consolation et le bonheur des peuples. Ebu-Bekir I et Orner I étaient des modèles accomplis de vertus, de zèle et d'austérité morale. Osman I, Aly I, Welid I, Abd'Uullah II, Mohammed I, etc., avaient en partage, la grandeur d'âme, la libéralité, la magnificence. Les lettres, les sciences et les arts euient de puissans protecteurs dans Haroun I dit Reschid, dans Ahmed III, Aly II, Mohammed VIII, Mohammed IX* mais surtout dans Mensour II etDavoudl.

Orner II est cité comme uirexemple de douceur et de simplicité. Mais ses vertus et l'attention vigilante avec laquelle il réprimait le luxe de sa cour, lui devinrent funestes. Les princes de sa maison , fatigués de ses rigueurs , conspirent contre sa personne et le font empoisonner par un de ses propres officiers.

S'apercevant qu'il avait avalé une boisson meurtrière, il demande à ce traître du ton te plus doux et le plus tran, quille pourqnoi il l'empoisonnait : l'officier, glacé d'effroi, se jette à ses pieds et lui avoue qu'il s'était laissé séduire par un don de mille sequins. Va, liai dit lé kaliphe toujours dû même ton, va consigner cet argent au trésor public, et sors de ce palais sans que personne entende parler de toi ni de ton crime. Il mourut peu de jours après, avec une fermeté d'âme et une résignation au-dessus de l'humanité.

La sensibilité de Yézid II, son successeur, offre un trait remarquable dans l'histoire. Ce kaliphe, vivement affecté de la mort subite d'une jeune esclave favorite, Djébabé , dont il était passionnément amoureux , s'enferma avec le cadavre dans un appartement, où il reste trois jours et trois nuits sans prendre ni nourriture, ni repos, sans voir personne, pleurant, gémissant, se lamentant au point de succomber à sa douleur le neuvième jour, dans la quarante et unième année de son âge.

La vie d'Abd'Ullah III présente encore un beau trait de clémence. Vainqueur d'Ibrahim-Mubarek, Bis de Mohammed I, qui, ayant pris le titre de kaliphe, lui disputait le trône à la tête d'un puissant parti, ce prince le fit chercher en vain dans toutes les provinces de son empire. Ibrahim- Mubarek s'était sauvé travesti ; il menait une vie obscure

dans ud yillage de l'Irak. Après six années de misera et d'accab'ement , il se décide à demander sa grâce par un placet conçu en ces termes : O prince des croyans! Emir*- Ul-Mumùiinn, mon attentat est grand, mais votre clémence est plus grande encore ; ma punition serait l'effet de votre ju>te vengeance, mais mon pardon sera celui de votre bienfaisance et de votre magnanimité'. Abd'Ullah III, vivement touché, écrivit (]e sa main sur le haut du placet : O Ibrahim ! Je te fais grâce. Il lui tint parole, et lui assura même un revenu considérable pour le reste de ses jours.

On peut encore ranger dan* la classe des princes vertueux et bien faisans Haroun II, Mohammed VI, Ahmed IV, Abd'Uilah Y, Ahmed V, Hassan I, Mohammed X, Ahmed XI , Ebu-Bekir II , etc. Nous donnerons un précis de ce qui concerne ces pontifes et leur règne, à la tête de l'histoire de la maison ottomane. On y verra sans doute avec surprime que des soixante-douze kaliphes réputés légitimes et universels, depuis Ebu-Bekir I jusqu'à Mohammed XII, sept furent assassinés, y compris les trois successeurs immédiats d'Ebu-Bekir, cinq autres périrent par le poison, douze succombèrent dans des émeute* populaires et sous les armes de leurs rivaux, dont ils essuyèrent les traitemens les plus durs et les plus ignominieux ; quelques-uns eurent les yeux crevés et terminèrent leurs jours dans des cachots affreux (i). (M. tFOhsson.)

(i) Il est très-remarquable que M. d'Ohsson lui-même n'ait pas trouve à citer, un seul acte ayant la moindre apparence pontificale ou sacerdotale. Nous voyons bien des calipbes qui se plongent dans le crime et dans la débauche , d'autres qui se livrent à la culture ds» lettres et à la pratique de la vertu; nous en voyons

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