‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 28 sur 245 · LIVRE l*, CHAP. 3, DU SULTAN. Gt · texte numérisé non relu

LIVRE l*, CHAP. 3, DU SULTAN. Gt

cession dynastique qui ont précédé ou suivi. Ce ne sont pas là des lois de l'empire. Il faut opter d'ailleurs; ourimameth actuel a été refait demain d'homme, et alors il n'y a plus de théocratie possible; ou c'est toujours Timamethdu dogme et de la loi qu'on vient de lire, et le sultan Imam- Suprême a Constantinople, ne se trouve ni héréditaire ni seulement légitime, dans le sens le pluscompréhensif de la langue politique de l'Europe (i).ll est de doctrine universelle au surplus, incontestée par tout pays musulman; qu'une révolte victorieuse ou le triomphe des armes donnent les pouvoirs de l'Imameth, aux seules conditions de croyance, d'origine libre, de sexe et de majorité que nous avons dites en commençant. La légitimité imaméienne est donc le gouvernement de fait à son expression la plus radicale (2). Est-ce là un pontificat?

(1) Voyez l'Appendice, n° II.

(a) «Ces principes furent ensuite confirmés par plusieurs mouphtys ottomans qui prononcèrent, dans leurs ftitpas, que l'autorité d'un pontife , reconnue par les grands de l'Etat, par les fonctionnaires de tous les ordres (considérés comme les représentansde la nation), devait être respectée de tous les musulmans; et que quiconque oserait la lui disputer on s'arroger le titre d'imam, fûtildescendant de Fihbr-Cotjreïsoh, se rendrait coupa-

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Dans la réalité, il n'y a point de différai originelle enlre les lois de la Turquie. Ce c Ton dil généralement d'une certaine partie la législation qui serait religieuse, et d'une i Ire partie qui serait civile, n'est qu'une inve lion pareille à l'idée d'une double prérogat personnifiée dans le padischah, sous ses de noiqf d'Imam et de Sultan ; prérogative spij tuélle représentée par le Scheik-ul-Isiam, pr rogalive temporelle représentée par le Gran Visir. La loi sur la dîme, par exemple, est to aussi dogmatique que la loi sur la prière. L'Ima est tout aussi sacerdotal, quand il défend les fro itères ou réprime les brigands, qu'alors qu'il a siste ou préside aux deux Beyrams. Imam e le litre dogmatique et légal; Sultan est dever le nom de l'histoire et du public, après n'avo été long-temps qu'un titre de chancellerie bai barc, comme Khan, Khacan, etc. Nous avor

ble de rébellion et d'impiété.» [M. d'OIisson.) Oo pei juger, par ce peu de mots, de Ja naïveté de M. d'Ofo son à l'endroit du pontificat ottoman. L'auteur a irouv partout le commandement donné au vainqueur. Cela au rait dû l'avertir d'un commandement tout matéri< dans l'islam. Car an commandement religieux et divi an nom de la fortune et de la force ; c'est quelqu chose de moralement impossible.

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