LIVRE I", CHAI». 3, DU SULTAN
dît ailleurs comment le Visir représente l'Imam sur tous les points de son Imameth ; et comment la représentation nominale du Scheik-ulislam, comprend tout au plus la judicature et l'enseignement. Il faut ajouter qije la souveraineté dogmatique des lois, place vraiment limameth au-dessous du pouvoir exécutif dans les républiques ; bien loin du pouvoir absolu de toutes les idées reçues. Et nous ne déclinons pas les termes de la loi un peu différente déjà de la formule dogmatique, termes si. visiblement dénatures par la traduction. Le dogme explique* rait la loi au besoin. Puis M. d'Ohsson a beau appeler Y imam, Souverain, et son autorité absolue; on voit à quoi tout cela se réduit. L'imam, il est vrai, fait seul ce qu'il est chargé de faire; il ne subit l'intervention d'aucun autre pouvoir dans l'empire. C'est là le côté absolu ou plutôt exclusif de son autorité. Par- là en effet, il peut éluder la loi dans les détails de l'administration, et la violer dans la jugerie individuelle. Les agens, Zabits ou Hakims, peuvent l'éluder ou la violer pour lui , à peu près impunément. Mais vienne une occasion importante, où l'intérêt public voie l'Imam face à face avec la loi! L'Imam alors est l'esclave du code Moulteka, comme le Tchawousch-Bachi est l'esclave du Sultan.
64 DE ^ THÉOCBATIE OTTOMANE.
Il y a un document célèbre dans la di malie de h\ Porte , et que Ton ne mai jamais de citer en preuve de l'intensité du j voir spirituel de l'Imam. Nous voulons p« du traité d'A{NALY-CAWAK, après lapai:
Cuïnardje en 1779(1)' A. notre avis, l'hist diplomatique des divers traités qui ont abou démembrement russe de la Crimée, n'accuse l'impuissance temporelle de l'Imameth. Ene supposez le pouvoir spirituel dans lima m le prince Guiraïh sera délié, s'il le faut, de béissance et de la suzeraineté politiques c Porte. La Russie d'ailleurs ne s'opposera p à l'exercice d'un pouvoir spirituel; elle n'a la prétention de faire abjurer la petite TarL et les négociateurs s'en expliquent incess ment. Mais sous le nom de pouvoir spirit 1 Imam veut retenir la judicature du pay quelque autre partie de sa prérogative, l^a
(1) « C'est ce point de doctrine, plus encore qu considérations politiques, qui, dans la dernière $ entre la Porte et la Russie, a fait naître les plus et les plus fortes oppositions au démembrement Crimée , et à l'indépendance de son chef. La m ottomane, obligée de plier sous la loi impérieuse nécessité, ne se prêta enfin à reconnaître le p Sehahhin-Gmraïh pour souverain de la Petitc-Tar