PURE, TES
forme ;: le moment de la mort est précisé dans 25 cas : 12 fois avant, 10 fois pendant, 3 fois à la fin de l’opération.
L’éther occasionne 5 morts, 21 avant, 1 pendant l’opération, 1 à la fin, 1 deux heures après l’opération et 1 quatre heures après l’anesthésie.
Le premier malade ayant succombé avant l’opération, devait subir Ia trachéotomie pour obstruction du larynx. A l’autopsie on constata la dégénérescence graisseuse du cœur.
Le deuxième malade, opéré d’un carcinome du rectum, meurt pendant l'opération. A lautopsie le cœur est normal.
Le troisième, mort à la fin de l'opération, avait déjà subi une amputation de jambe pour gangrène du membre inférieur ; le sphacèle des lambeaux obligea à désarticuler la hanche ; le malade succomba quelques minutes avec la cessation des inhalations, lorsque les sutures étaient presque achevées. Ne peut-on pas incriminer le choc opératoire, aussi bien que l’éther ?
Le quatrième malade était une femme, opérée d’une hernie étranglée. Pendant l'opération arrêt de la respiration, qui cède en quelques instants aux manœuvres de respiration artificielle. Une demi-heure après l’opération le malade respirait normalement, le pouls était à 90. Mais deux heures, après, la respiration s'arrêta définitivement. Pas d’autopsie,
Enfin le cinquième cas est celui d’un homme (Etats- Unis), qui eut un arrêt de la respiration peu après le début des inhalations, arrêt d’ailleurs passager, mais qui inspira assez de craintes pour faire remettre l'opération. Quatre heures après, le malade succomba. IL avait été refusé par une compagnie d'assurance, deux ans auparayant, pour maladie de Bright,
Abe
Résumons seulement les décès indiqués avec précision dans ces quatre dernières années, et dressons le tableau des morts survenues avant l’opération.