‹ De l'emploi de l'éther comme anesthésique généraleChapitre 5 sur 17 · PÈRE · texte numérisé non relu

PÈRE

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porte à croire que c'était de lalcool concentré, dont la préparation est indiquée sous le nom d’Agna ardius, dans le petit traité d’Albert-le-Grand (1555).

Enfin il nous reste à citer le parti qu’on a tiré de certains états, tels que l'ivresse, le somnambulisme, pour pratiquer des opérations sans douleur, dans ces derniers temps ; et nous pouvons maintenant rapporter les recherches, d’ailleurs peu nombreuses, faites en vue d’obtenir l’anesthésie locale.

Il nous faut remonter jusqu'aux Grecs et aux Romains, pour en retrouver les premiers essais.

Pline et Diosaride mentionnent une certaine pierre de Memphis, renfermant sans doute une grande quantité de sels calcaires, laquelle, broyée dans du vinaigre, et appliquée sur la région à inciser, produisait l’anesthésie. La production d'acide carbonique ainsi obtenue, suflisait pour supprimer la douleur.

De nos jours a été imaginé la réfrigération des tissus, méthode anesthésique encore peu usitée, et la compression des troncs nerveux. Ce dernier procédé fut mis en pratique par un chirurgien anglais, J. Moore (1), à la fin du siècle dernier ; il réussit à obtenir l’anesthésie de tout le membre inférieur, avec un appareil compresseur à double pelote, l’une appliquée sur le crural, l’autre sur le sciatique. Bien que préconisé par Benjamin Bill, par Ligeard, de Caen, qui remplaca le compresseur par un lien cireulaire, ce procédé a été abandonné, à cause de ses insuffisances et de ses dangers.

De ces diverses tentatives pour obtenir l’anesthésie, il ne reste guère aujourd'hui que le procédé de la congélation des tissus ; et cette partie de l'historique nous

(1) À Method of preventing or diminisking Pain in Several Operations of Surgery. London, 1784.

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