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En cela, Monsieur le Dentu se conforme à la pratique déjà ancienne des chirurgiens de Lyon, et de beaucoup d'étrangers, Suisses, Allemands, Anglais, Américains, etc.
En effet, dès 1849, une réaction se produisait à Lyon contre le chloroïforme, et le Professeur Brisson pouvait dire (1) que cet agent était déjà abandonné par Pétrepin, Rodet, Diday, chirurgiens de Lyon, et Cautu, de Turin, redevenus fidèles à léther. A Naples, Palasciano suivait l'exemple des Lyonnais. Pétrepin devint un des plus ardents défenseurs de l'éther, car il obtenait d'excellents résultats avec l’éther rectifié à 60° et le sac à éthériser vulgarisé par J. Roux. Grâce à un chaud plaidoyer en faveur de l’éther, la Société de médecine de Lyon (séance des 28 mars et 4 avril 1859) s’éleva contre les conclusions de la Société de chirurgie de Paris, et se décida pour l'emploi général de l’éther, à part quelques cas spéciaux.
Déja nombre de chirurgiens s'étaient ralliés à l'éther, tant à Lyon qu’à l'étranger, car en Suisse il continuait àa être employé; à Berlin, le chloroforme était abandonné depuis 1853, en Irlande, Lee, depuis 1854, ne se servait plus que d’éther. De même, en Ecosse, en Angleterre, en Allemagne, peu à peu léther reprit ses droits, et s’il ne supplante pas partout le chloroforme, du moins il se crée une place à côté de lui. C'est ce que nous avons observé en Angleterre, et ce qui a lieu en Allemagne.
(1) Gazette médicale de Paris, 1849.