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ÉTHÉRISATION

Il résulte du chapitre précédent, que l'usage de l’éther est, à l'heure actuelle, très répandu parmi les chirurgiens. Nous devons maintenant exposer les procédés dont ils se servent pour administrer l’éther, décrire les effets produits par cet agent et régler la conduite à suivre pendant l’anesthésie.

L'un des grands défauts de l’éthérisation, a-t-on dit, c'est de nécessiter un appareil spécial. Sans doute on ne peut donner l’éther à respirer sur un simple mouchoir comme le chloroforme; rechercher l’anesthésie, dans ces conditions serait perdre son temps, on ne l’obtiendrait jamais, à cause de la grande volatilité de l’éther. Mais chacun peut construire en quelques instants un appareil fort simple, avec des ingrédients que l’on trouvera facilement, surtout au début d’une opération. Un morceau de feutre ou d’étofle quelconque sera roulé en cône, assez grand pour recouvrir tout le visage, et cousu ou fixé avec des épingles. Il sera recouvert très exactement d’une toile imperméable, de makintosk, par exemple, de manière à. former une sorte de sac hermétiquement clos. Au fond-du cône on placera une ou plusieurs éponges qui y seraient fixées.

Cet appareil est très suffisant, car la condition essentielle dans l’anesthésie par l’éther, savoir que le malade respire les vapeurs de l’état de concentration, se trouve parfaitement

remplie grace à l’imperméabilité du sac. Pour s’en servir, il n’y a qu’à verser l’éther sur l'éponge, de façon à ce qu’elle soit bien imbibée ; puis on approche peu à peu le sac de la figure de l’opéré, pour l’habituer à l’odeur de l’éther, et après quelques instants on la recouvre exactement. De nouvelles doses d’éther sont successivement versées sur l'éponge, suivant les besoins, mais avec une grande rapidité, de façon à ce que l’opéré ait à peine le temps de faire une inspiration à l'air libre; en effet, il suftit souvent de quelques inhalations d’air pur, pour que le patient commence à se réveiller, et ce fait nuit à la régularité de l’éthérisation.

Tel est l'appareil le plus simple pour endormir à l’éther, et son mode d'emploi. C’est l'appareil généralement usité àa Lyon. Il difière très peu de l'appareil de Julliard dont il représente une simplification.

Celui-ci, dont on se sert depuis fort longtemps à Genève, se compose d’un masque à charpente de fil de fer ; extérieurement est une enveloppe imperméable. A l’intérieur le masque est doublé d’une épaisse couche de mousseline ou de gaze hydrophite ; et au fond se trouvent plusieurs couches superposées de flanelle, qui jouent le rôle de l'éponge du précédent appareil et sont destinées à recevoir l’éther. La flanelle disposée en rosace présente une surface d’évaporation de 700 centimètres carrés. L’éther est versé comme tout à l’heure sur la flanelle, et le masque approché peu à peu, presqu’au contact du visage du malade. Ordinairement, à Genève, on verse une première dose d’éther de 25 à 30 centimètres cubes; puis au bout de deux minutes, une nouvelle dose semblable. Elles suffisent parfois pour endormir le patient; sinon une troisième dose est versée deux minutes après. Et il est si rare que la sensibilité ne soit complètement disparue après dix minutes. Dès lors l’anesthésie est entretenue, au gré de l’opérateur.

ERCT ER

Le masque de Julliard est employé à Genève, à Berne, et à Berlin. Sans contredit, ce genre d'appareils peut rendre de grands services ; ils ont pour eux l’avantage de l’extrême simplicité, qui permet presque de les mettre en comparaison avec la compresse à ehloroforme; ïils sont portatifs, nullement fragiles ni embarrassants, et au besoin dans un cas urgent, celui que nous avons décrit en premier, peut être sur le champ construit de toutes pièces. Mais à nos yeux ils présentent un inconvénient considérable, qui nous empêche de les adopter, au moins pour la pratique habituelle.

Il est impossible avec eux de renouveler la quantité d'éther à inhaler, sans retirer le masque du visage du malade, c’est-à-dire sans que celui-ci ne respire un peu d'air pur; de plus tant que le masque est appliqué, l’opéré respire des vapeurs d’éther pur, et aucun artifice ne permet de mélanger de air aux vapeurs d’éther dans des proportions déterminées : ou bien le malade respirera de l'air pur, ou bien ïl inhalera de l’éther concentré, mais jamais un mélange de l’un et de l’autre au gré de l'opérateur. Cet inconvénient est sérieux, car ces alternatives d’air et d’éther nuisent à la régularité du sommeil; et d'autre part, on ne peut régler commodément à son gré l’anesthésie, la diminuer si elle est trop profonde, par un afflux moins considérable de vapeur d’éther, l’augmenter au contraire si elle est insuffisante, en concentrant un peu plus le gaz respiré.

L'appareil de Clover est précisément destiné à parer à ces inconvénients. C’est le plus employé en Angleterre, et nous nous en sommes personnellement toujours servis lorsque nous avons eu à endormir un malade avec léther. Quoique sa description soit assez compliquée, son maniement est simple, et l’on en acquiert rapidement lhabitude. Aussi le considérons-nous comme l’appareil de choix.

Il se compose essentiellement de trois pièces facilement démontables : l’une, destinée à s'appliquer sur la face, une chambre à éther et une chambre à air. Et le principe de l'appareil est de pouvoir à volonté établir une communication directe entre la pièce faciale et la chambre à air, à travers Ia pièce intermédiaire, la chambre à éther, ou une communication entre la pièce faciale et la chambre à éther seulement, ou enfin une communication entre les trois pièces suivant des proportions déterminées.

La première pièce, qui s'adapte sur le visage, à la forme générale d’un entonnoir, dont la tubulure est dirisée en haut, et dont l’ouverture n’est pas régulièrement circulaire, mais bien en forme d’ovale, ou plutôt de cerf-volant, de façon à pouvoir s'appliquer exactement autour du nez et de la bouche de l’opéré, tout en ne recouvrant que cette partie du visage. De plus, pour assurer un contact parfait avec la peau du visage, le bord libre de l’orifice est muni, à la facon des pneumatiques de bicyclettes, d’un coussin à air, en caoutchouc, susceptible d’être insuftié par un petit tube spécial. Cette pièce est construite en carton rigide. Notons en outre que la tubulure de ce masque supporte une tige rigide destinée à jouer le rôle d’indicateur, comme nous allons le voir dans un instant. À

La deuxième pièce est la chambre à éther. C’est une sphère métallique creuse, traversée suivant un diamètre vertical par un tube creux s’unissant librement à ses extrémités. La cavité de la sphère communique avec l'extérieur, par un ajutage latéral, muni d’un robinet, et au moyen duquel léther pourra être introduit dans la sphère. Enfin il y a communication entre le cavité de la sphère et celle du tube central par un orifice en forme de pente, situé dans l'étage supérieur de la sphère.

A Vl’extérieur de celle-ci, et enveloppant sa moitié inférieure, On remarque un manchon métallique hermétiquement clos, et contenant de l’eau. En chauffant cette partie de l'appareil, l’eau renfermée dans le manchon . absorbe une quantité de chaleur suffisante pour déterminer une évaporation rapide de l’éther qu’on introduit dans la sphère. Enfin le pourtour inférieur de cette sphère porte les indications suivantes : 0, 1, 2, 3, F (cette dernière lettre est la première du mot «full » plein, entier.) Ces chiffres se trouvent en regard, lorsque l'appareil est monté, de l'index que nous avons signalé sur la tubulure du masque.

La troisième pièce, la chambre à air, est un ballon de caoutchouc mince, de la contenance d'environ un litre, auquel on peut adapter un tube coudé à angle droit.

Pour monter l'appareil, il suffit d'introduire dans le tube central de la sphère à éther, d’une part en haut le tube coudé du sac à air, d'autre part, en bas, le tubulure du nrasque; tous deux pénètrent à frottement dur. L'indicateur du masque se trouve placé devant lun des chiffres que présente la sphère, et l’on peut faire tourner celle-ci de manière à amener successivement tous ces chifires en présence de lindicateur. En voici le résultat : L’extrémité supérieure de la tubulure du masque répond à la pente du tube central, mettant celui-ci en communication avec la sphère à éther:; et suivant les positions de la sphère, la pente se trouve obstruée, ou bien ouverte plus où moins largement par la tubulure du masque : Dans le premier cas, les vapeurs d’éther ne peuvent arriver dans le masque qui se trouve en communication seulement avec le sac à air; dans le second cas, une quantité plus ou moins crande de vapeurs d’éther se mêle à l'air qui circule du Sac vers le masque pendant linspiration. L'appareil est alors gradué de façon à ce que le O réponde à la com-

munication du sac à air et du masque (respiration d'air sans éther), la lettre F, au passage de la totalité de l'air inspiré dans la chambre à éther, et les chiffres 1, 2, 3 au mélange d'air avec une, deux ou trois parties de vapeurs d'éthers. Ainsi une simple rotation de la chambre à éther, amenant tel chiffre devant l'indicateur, nous permet de régler exactement la proportion d'air et d'éther inspirés par le malade.

Bien entendu l'air respiré ne peut traverser l'éther liquide, puisque la pente de communication est au-dessus du niveau de l’éther dans la sphère. II se charge seulement en passant des vapeurs d'éther.

Pour se servir de cet appareil, il faut en premier lieu, pendant la saison froide, séparer la chambre à éther des deux autres pièces, et la plonger pendant quelques minutes dans de l’eau chaude, afin d'échaufier l'eau contenu dans le manchon. Puis la sphère étant débarrassée du peu d'eau qui a peut-être pénétré dans Sa cavité, on monte l'appareil, et on verse dans la sphère par l’ajutage latéral environ grammes d'éther, de façon à le remplir à peu près à moitié. L'indicateur étant placé à 0, on applique le masque sur le visage du malade, et l'on a soin de le soulever au moment de chaque inspiration, jusqu'à ce que le sac à air soit distendu par l'air expiré. On place alors l'indicateur en regard du n° { de la sphère, et pendant quelques instants on habitue l’opéré à un mélange faible d'air et d'éther; puis graduellement on augmente la dose d’éther, en poussant l'indicateur de plus en plus, jusqu’au numéro trois. Ainsi, le malade respire, sans en être incommodé, des vapeurs de plus en plus concentrées d’éther. Mais il faut de temps à autre soulever le masque au-dessus du visage, au moment de l'inspiration, afin de pouvoir renouveler de temps à autre la pro-

vision d'air contenu dans le sac, et qui est vicié. La quantité d'air frais nécessaire à une éthérisation varie suivant les individus, tout comme la tolérance à l’éther est, elle-même, variable.

Evidemment, cette manœuvre qui consiste à soulever le masque par moments, est défectueuse. Aussi, pour y remédier, a-t-on fait récemment une légère modification à l’appareil de Clover. Elle consiste dans l'adaptation d'une valvule mobile, au sommet de l'angle droit du tube coudé intermédiaire au sac à air et à la chambre à éther.

En ouvrant cette valve, on permet au malade de respirer de l'air pur et frais.

A l'aide de cet appareil, l’anesthésie chirurgicale est obtenue très rapidement, en % ou 6 minutes. Pour le maintenir, il suffit en général, de ramener l'indicateur au numéro 2 ou même au numéro {. D'ailleurs on variera le degré en concentration des vapeurs d’éther suivant les besoins.

Les alcooliques exigent en général une concentration des vapeurs beaucoup plus fortes.

Un autre appareil, également très employé en Angleterre, est celui d’Ormesby. Il se compose d’un masque facial, d’un sac à air, semblables aux précédents ; le réservoir à éther est remplacé par une case en treillis métallique, contenant une éponge. Le tout étant indémontable. Il n’y a pas de distributeur d’éther, pas d’indicateur : la valve destinée aux prises d’air frais est placée sur le masque lui-même.

Cet appareil est plus portatif que le précédent; il à l'inconvénient de ne pas permettre le dosage régulier de l’éther. On le remplit au début de lanesthésie, de la facon suivante : on y verse, par petites doses de #4 centimètres cubes environ, une quantité d’éther de 40 centi-

mètres cubes, de facon à bien imbiber l'éponge. Ceci fait, on approche progressivement le masque du visage du malade afin d'éviter l’irritation bronchique que produirait l’action brusque des inhalations d’éther, l’anesthésie est ainsi Continuée, en donnant au besoin de l'air pur au malade par moments. Le désavantage de cet appareil est de ne pas permettre un dosage régulier de léther.

Un procédé commode et rapide d’administrer l’éther, est souvent employé à Londres dans la clientèle privée, il consiste à rendre d’abord le malade inconscient par des inhalations de protoxyde d’azote, et à entretenir l’anesthésie ainsi commencée avec l’éther. Clover a imaginé un appareil spécial permettant cette substitution de l’éther au protoxyde d’azote, mais nous ne croyons pas utile d'en faire ici la description, et nous nous bornons à dire que la combinaison des deux agents peut-être facilement obtenue en se servant d’un des appareils portatifs à protoxyde d'azote, que l’on remplace au moment voulu par l’appareil à éther.

On doit observer certaines précautions en employant ce procédé : C’est ainsi qu'il ne faut pas donner immédiatement après le protoxyde d’azote, des doses massives d’éther, sans quoi on serait exposé à courir certains dangers. D'autre part la substitution de l'appareil à éther à l’appareil à protoxyde d’azote, doit être faite assez rapidement, pour que le malade ne puisse respirer que peu d'air; quelques inspirations à l'air libre auraient pour effet d'amener le réveil.

En résumé, cette méthode a l’avantage de supprimer les désagréments dus aux émanations initiales d’éther, et de raccourcir le temps employé à obtenir l’anesthésie complète. Mais il n’est pas à l'abri de tout reproche à cause des dangers auxquels elle expose, et ne peut être mise en pratique que par des mains expérimentées.

— Quels sont les effets cliniquement appréciables, produits sur l'organisme par les inhalations d’éther, à l’aide par exemple de lappareil de Clover? — C'est d’abord un sentiment de suflocation qui invite le malade à se débattre, à retirer l'appareil placé sur son visage, Et si les vapeurs d’éther sont trop concentrées au début, il en résulte un violent accès de toux, indiquant bien l’action irritative énergique de cet agent sur la muqueuse des voies aériennes. Aussi avons-nous recommandé de ne point respirer au début que de Vair faiblement chargé d’éther. Mais au bout de 30 secondes environ , l’accoutumance se produit, le malade n’éprouve plus de sensation pénible, et respire librement; c’est alors que doit être accrue la dosé d’éther mélangée à Pair.

Puis, la respiration devient profonde, régulière, et au bout de quelques instants le malade entre dans une période d’hilarité, à la suite de laquelle on constate que le nombre des inspirations augmente, tandis que le pouls, très fort au début, devient plus mou et s'accélère. Les pupilles se contractent et le malade entre dans la phase d’excitation, caractérisée par l'agitation, les mouvements désordonnés, parfois même par des hallucinations.

Le calme revenu, les muscles sont encore quelque temps contracturés ; à ce moment on peut observer sur la poitrine et sur le cou un érythème transitoire; la péau est le siège d’une abondante sudation; les pupilles se ‘dilatent un peu, la respiration est ralentie, moins profonde, mais plus régulière. Le pouls continue à battre avec force et régularité et le nombre des pulsations est voisin de la normale. En dernier lieu s'obtient la résolution musculaire, avec rétrécissement des pupilles. La période d’anesthésie chirurgicale est atteinte. En somme, ces phénomènes ressemblent beaucoup à ceux de la chloroformisation ; aussi, avons-nous peu insisté sur leur

description. La seule différence essentielle et importante c’est que, tandis que le chloroforme diminue la force et la fréquence des pulsations, l’éther les augmente au début et la période d’anesthésie atteinte, ne parait pas modifier les caractères normaux du pouls.

Pour entretenir le malade dans la phase d’anesthésie chirurgicale, il suffit de lui faire respirer un mélange d'air avee 40 °/, de vapeurs d’éther; toutes les six ou huit respirations, on lui laissera prendre une inspiration d'air pur.

La quantité d'éther nécessaire pour un narcose, varie avec la température, le mode d'administration et surtout avee le chirurgien chargé de l'éthérisation.

D'après le D' Davis (anesthesist to St-Marys Hosp.), 15 à 20 centimètres cubes d’éther suffisent en règle générale pour produire l’anesthésie, et d’après le Dr Collier, 100 à 120 centimètres cubes suifisent pour l’entretenir pendant une demi-heure. L’anesthésie est obtenue en moyenne au bout de 5 à 8 minutes, par le procédé que nous avons recommandé.

Si l'éthérisation est poussée trop loin, en même temps que les pupilles se dilatent, on voit survenir la cyanose, d'abord aux lèvres, puis à toute la face. C’est un premier symptôme d'asphyxie respiratoire et une syncope par asphyxie pourrait se produire si l’on continuait l'administration d’éther. Mais dès que le cyanose se montre, il suffit pour le voir disparaître, de laisser le malade faire quelques respirations à l'air pur.

L'éther a encore pour effet d'augmenter notablement la sécrétion salivaire et bronchique: le résultat est l’écoulement fréquent de salive par la bouche, et la production dans la poitrine des râles sonores. La respiration interne est notablement abaissée comme avec le chloroforme. — L'éthérisation peut être entretenue sans danger pendant

autant de temps au moins que le chloroforme sans que l’on observe de faiblesse marquée du pouls. — Le réveil se produit très rapidement après qu'on ait enlevé l'appareil beaucoup plus vite à coup sûr qu'après une chloroformisation, surtout lorsque le malade a été anesthésié pendant longtemps.

Le chirurgien qui veut éthériser un opéré doit prendre au préalable certaines précautions analogues à celles exigées par le chloroforme. D'abord, et c’est là un point essentiel, l’éther doit être parfaitement pur, sans trace d'alcool ou d’eau; sa densité doit être de 0,720.

Le malade doit être à jeûn, ne pas redouter l’anesthésie ; il doit être placé dans le décubitus horizontal, sur le dos autant que possible; sa respiration ne sera entravée par aucun vêtement, aucun lien; on enlèvera s’il y a lieu un râtelier pour en éviter la chute dans le pharynx. Le local sera suffisamment chauffé pour éviter le refroidissement de l’opéré.

On peut enfin, à l’exemple de Julliard et Korte, pratiquer une iujection sous-cutanée de morphine avant l’anesthésie. D’autres auteurs la considèrent comme inutile. | :

Les principaux dangers que présente l’administration des vapeurs d’éther, sont les suivants :

1° Le spasme de la glotte, qui survient au début de l’anesthésie, et peut être rapproché des quintes de toux que nous avons signalés. Ce spasme est dû soit à l’action des vapeurs trop concentrées sur la muqueuse du larynx, soit à un état nerveux spécial du sujet ;

20 La paralysie des centres respiratoires, dont ïl faut se méfier, lorsqu'on voit la respiration diminuer de fréquence et surtout d'amplitude, après une anesthésie de longue durée ;

3° Exceptionnellement la syncope cardiaque, qui ne survient qu'après l'arrêt de la respiration.

Dans tous les cas, l’éthérisation sera suspendue sur le champ et le malade rappelé à La vie par les moyens usités en pareil Cas, et dans la description duquel nous ne pourrions entrer sans sortir de notre programme.

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