‹ De l'Emploi de la Sonde à Demeure Après l'Uréthrotomie InterneChapitre 7 sur 19 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

1° L'accès de fièvre se développe presque toujours peu de

temps après une première miction.

8° La gravité des accès est en raison directe de la grandeur de la plaie et de la décomposition de l’urine.

Qu'on remplace le mot décomposition par les mots toxicité microbienne et ces mêmes propositions pourront être maintenues de nos jours.

Dolbeau objecte à la première que la résorption survenant toujours dès que l'urine est en contact avec la plaie, elle devrait toujours retentir immédiatement sur l’économie : or le début des accidents fébriles est très variable. A cela on peut répondre par la deuxième considération : l’action sur l’organisme peut être plus ou moins lente selon que la toxicité des urines est plus ou moins grande; d’ailleurs presque toujours le frisson a lieu après la première miction. |

À la deuxième on a objecté que Marx et d’autres auteurs avaient observé des accès pernicieux à la suite d’un simple cathétérisme. Marx dit que les urines n'étaient pourtant

pas altérées. Là est justement toute la question. Les urines

pouvaient être, sans que Marx s’en doutàât, d’une grande toxicité, même sans être notablement altérées à la vue.

Aux deux considérations de Maisonneuve on peut en ous une troisième déjà nettement formulée par Reliquet :

3° Le frisson, signe initial des accidents urineux consécutifs à l’urétrotomie apparaît seulement lorsque l’urine a été en contact avec la plaie fraîche de l’urètre, ou avec cette plaie avant que le travail de cicatrisation n’y soit suffisam-

ment avancé,

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