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cuisse, les mollets et le pied; elles remontent jusqu’à la région lombaire.
Le trajet du sciatique est dessiné assez fidèlement par les points douloureux à la pression qu’accuse le malade: points d’émergence du sciatique, points fémoraux, ceux du mollet, du bord externe du pied, de la région plantaire.
Affaissement et méplat très accusé de toute la région fessière droite. Les mensurations comparatives donnent :
Circonférence de la enisse droite prise à 0"14 au-dessous de la rotule 038,5 — — gauche — — ("41 Circonférence à 014 au-dessous de la rotule, à droite 029 — — — — àganche ("30
4 juin. — Première application de chlorure de méthyle sur toute la longueur du trajet du nerf sciatique. 5 juin. — Les douleurs ont presque totalement disparu; le
malade ne se plaint que de la douleur déterminée par la pulvérisation. À l'entrée, il n'aurait pu rester dix minutes debout, et hier, il s’est levé et est resté trois ou quatre heures hors du lit.
6 juin. — Deuxième pulvérisation sur la partie inférieure de la jambe et sur le pied qui étaient encore le siège de douleurs.
8 juin. — Les douleurs ont disparu : il ne persiste que de la raideur au niveau de la fesse, lorsque le malade a marché un moment. Trois bains sulfureux par semaine.
15 juin. — Troisième pulvérisation en raison de douleurs qui existent sur une partie plus interne que les points précédemment atteints par les pulvérisations.
22 juin. — La circonférence de la cuisse prise à gauche, à 014 au-dessus de la rotule donne 0°41, à droite, 0"39,5.
Les douleurs ont disparu du membre inférieur droit: quelques douleurs lombaires à gauche aussi bien qu'à droite,'dans des points qui n’ont jamais été pulvérisés.
On pratique une quatrième pulvérisation au niveau de ces points.
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27 juin. — Le malade sort guéri. Les douleurs ont entièrement cessé; toutefois, il persiste un peu de raideur lorsque le malade a marché pendant un certain temps.
OBSERVATION XVI
La nommée Marie V..., âgée de trente-cinq ans, dévideuse, entrée le 29 décembre 1884, salle Sainte-Catherine (Croix-Rousse), lit n° 14, service de M. le D' Augagneur. (Ancienne psoilis, sciatique consécutive, atrophie).
Pas d’antécédents rhumatismaux. Pas de maladies antérieures.
Au mois d'avril 1884, la malade, quiavait accouché depuis deux mois, après avoir été, la veille de son accouchement, exposée au froid, vit survenir une douleur modérée à la cuisse droite, au niveau de l'aine. Pas de tumeur, pas de changement dans la coloration du tégument. Pommade iodurée.
Bientôt, la partie supérieure de la cuisse devenait le siège d'une tuméfaction étendue, non localisée. : Repos au lit.
Une petite tumeur apparut au-dessus du pli de l’aine : à ce niveau, la peau s’amincit et la fluctuation devint évidente. Ouverture de la tumeur ; il en sort un pus blanchâtre très épais ; la suppuration s'établit et dure deux mois. Pendant ce temps, la malade pouvait marcher ; mais, à l'époque de la cicatrisation, elle fut obligée de garder de nouveau le lit.
Entrée à l'Hôtel-Dieu, salle Saint-Paul, le 19 juin 1884. Diagnostic : psoitis. (M. Augagneur.)
Traction pendant un mois. La malade présentait alors une flexion de la cuisse. Silicate.
La malade présente actuellement une sensibilité très vive à la palpation danstoute la région fémorale supérieure et s’étendant jusqu'au genou. Celui-ci paraît augmenté de volume.
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Des douleurs irradiées parcourent parfois le membre jusqu'au talon. Rien du côté de l'articulation de la hanche. La sensibilité paraît exagérée du côté malade.
La longueur du membre et de la cuisse est identique à droite et à gauche, la mensuration de la circonférence donne 45 centimètres du côté gauche et 42 centimètres du côté droit.
En explorant le trajet du sciatique, on le trouve douloureux partout, mais sans constater de cordon induré ; pas de traces appréciables de névrite. Jamais de douleurs fulgurantes. Le point d'émergence du nerf sciatique paraît être le point le plus douloureux.
Pointes de feu nombreuses en arrière de la cuisse et sur sa face externe, dans la sphère du crural qui est actuellement assez douloureux.
Frictions avec chlorhydrate de morphine et chloroforme, baume Opodeldoch. Amélioration peu sensible.
Première application de chlorure de méthyle en deux points différents. Trente-six heures après seulement, la malade avoue qu’elle ne souffre plus aux deux points touchés, et elle s’asseoit plus facilement sur son lit. La marche est aussi plus facile avec un bâton.
Deuxième application en trois points désignés par la malade comme étant douloureux : le bénéfice, quoique évident, serait moins considérable que la première fois.
Bains sulfureux.
La malade souffre peu : la douleur existe surtout dans la région sacrée. Raideur du genou. Elle demande sa sortie.