‹ De l'emploi des pulvérisations de chlorure de méthyleChapitre 29 sur 34 · OBSERVATION X XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION X XXII

La nommée Clémence D..., âgée de cinquante-quatre ans, dévideuse, entrée le 2 février 1885, salle Ste-Clotilde (Croix Rousse), lit n° 6. Service de M. le professeur agrégé Perret. (Ataxie locomotrice. Crises gastralgiques.)

Resumé de l'observation :

Début, il y a une quinzaine d'années. Depuis sept ou huit ans, violentes douleurs lombaires et épigastriques amenant souvent des vomissements glaireux ou alimentaires. Depuis un an, douleurs dans les membres inférieurs, surtout dans la jambe gauche avec sensation de fourmillements.

A différentes reprises, on a fait l'application de pointes de feu sur la colonne vertébrale. Le soulagement observé n’a pas duré au delà de dix, douze, quinze jours : les douleurs lombaires et les crises stomacales apparaissant de nouveau. Mais il faut dire que parfois, spontanément, les douleurs disparaissaient pendant un mois ou deux.

24 mars 1885. — Pulvérisation de chlorure de méthyle le long de la colonne vertébrale, dans la région dorsale seulement. Le malade trouve que la souffrance procurée par le chlorure de méthyle est plus vive que celle exercée par les pointes de feu. Sensation de brûlure persistant pendant huit jours, avec une sorte de constriction du tégument. Vésication. La douleur produite par la pulvérisation ne paraît être intense

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que pendant deux ou trois jours. Hyperesthésie cutanée pendant le même temps.

27 mars. — Depuis l'application du chlorure de méthyle, les crises gastriques ont disparu ainsi que les vomissements, les douleurs dans les membres inférieurs sont moindres.

Cette amélioration persiste durant trois mois. Jamais, au dire de la malade, les douleurs lombaires et épigastriques. les vomissements n'ont été arrêtés aussi longtemps.

15 juillet. — Depuis une quinzaine de jours, les douleurs et les vomissements ont apparu de nouveau, mais avec une intensité bien moindre que précédemment.

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