‹ De l'emploi des pulvérisations de chlorure de méthyleChapitre 30 sur 34 · OBSERVATION XXXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIII

Le nommé François C..., quarante-huit ans, cartonnier, entré le 12 novembre 1874 à l’hospice du Perron, salle St-Léon, lit n° 2. Service de M. le professeur J. Teissier. (Ataxie locomotrice. Douleurs fulgurantes.) Résumé.

En 1858, attaque de rhumatisme. L'affection actuelle débute par de la gastralgie, des vomissements bilieux, puis alimentaires (1869). Des douleurs rectales leur succèdent, avec caractère de brûlures et sensation de corps étranger, en même temps, douleurs en ceinture à caractère constrictif. La souffrance est très vive dans la région lombaire.

Un an après, troubles de la vision. A la même époque, anesthésie plantaire. Peu à peu les douleurs fulgurantes envahissent toutes les régions du corps.

En 1870, incoordination dans les mouvements du membre inférieur gauche, un an après, à droite. Réflexe rotulien aboli. La sensibilité au contact et à la douleur a disparu à la plante des pieds. On constate, en outre, dans la partie inférieure des jambes, un retard très apréciable dans la perception des sensations.

Au cœur, souffle diastolique à la pointe.

Au commencement de juillet 1885, pour combattre les dou-

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leurs violentes dont se plaint le malade, on veut pratiquer sur la région dorso-lombaire, une pulvérisation de chlorure de méthyle. Mais un accident survient, la molette du pulvérisateur étant tout à fait au haut de sa course, c'est-à-dire le tube du siphon étant largement ouvert, on tourne trop fortement la clef, et un jet considérable du liquide s'échappe, venant frapper le malade dans la région dorsale. Le patient raconte qu'à ce moment il lui a semblé recevoir un poids considérable et lancé avec force. Il perdit connaissance et resta ainsi assez longtemps avec du vertige et un sentiment de grande fatigue.

Pas de suites graves cependant.

Depuis cette application trop énergique du chlorure de méthyle, le malade a encore ressenti ses douleurs, mais elles sont devenues bien moins fortes, et malgré la secousse terrible qu'il a éprouvée, il accepterait volontiers une nouvelle pulvérisation.

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