‹ De l'emploi des sels mercuriels diurétiques à doses réfractées dans le traitement des cardio-aortites syphilitiquesChapitre 22 sur 30 · SET SES · texte numérisé non relu

SET SES

cette douleur est devenue si vive et si répétée depuis quelques mois qu’il est sur le point de suspendre ses occupations de représentant. À l’examen clinique : très gros cœur avec souffle systolique et de très nombreuses extra-systoles.

La tension artérielle est de 13/6.

__ L’orthodiagramme montre un cœur très volumineux et une aorte élargie. Sur le tracé électrique, on note :

Rythme régulier à 65 avec extra-systoles de type dit ventriculaire droit. P Q : 20/100 sec.; Q. R.S : 14/100 sec.; Q. R.S.T: 40/100 sec.: élargissement du complexe ventriculaire surtout marqué en dérivation III, avec bas voltage.

Le malade prend du lipiodol dont on continue l'usage à raison de deux capsules par jour, son état ne permettant pas de mettre en œuvre un traitement spécifique plus actif.

Un traitement tonicardiaque est institué : par période de cinq Jours, alternance de digibaïne à la dose quotidienne de XV gouttes-oranules, de strophantus Catillon à la dose de 3 granules, de Coramine à la dose de XV gouttes trois fois par jour.

Le 21 décembre 1933, le malade est moins essoufilé.

Les crises ont diminué d'intensité et de fréquence, rapidement calmées d’ailleurs par des dragées de trinitrine-papavérine; mais le 31 janvier 1934, il accuse une légère recrudescence de ses crises malgré l’atténuation du bruit de galop et de l’absence de toute extra-systole.

Parallèlement au traitement tonicardiaque, une série d’injections intramusculaires de Neptal à 2 % est pratiquée du 31 janvier au 20 février; celles-ci, sauf une légère douleur au point d'injection pendant les vingt minutes qui suivent la piqûre, sont très bien supportées, sans albuminurie, et donnent lieu à une grande amélioration des signes subJjectifs.

Le 12 mars 1934, le cœur est régulier; pas de bruit de galop; le double souffle paraît moins intense. On reprend une deuxième série d’injections de Neptal, à 3 % cette fois. La dixième piqûre est pratiquée le 3 avril.

AUX LPS

À ce moment l’amélioration est telle que les crises angineuses ont presque complètement disparu à la marche.

On abaisse le traitement tonicardiaque à 15 gouttes pour la digibaïne et à 2 granules pour le strophantus; on outre, entre chaque série de cinq jours de traitement, on ménage un intervalle de deux jours. Le 8 mai, le malade se sent trés bien. Il n’a pris, depuis six semaines, que deux dragées de trinitrine; à l’auscultation, le double souffle ne s’est pas modifié; pas de bruit de galop ni d’extrasystoles. A l’écran, pas de modifications de l’ombre cardio-aortique.

Le 30 mai, crise de tachycardieparoxystique qui n’a pu être enregistrée électriquement, avec début brusque, rythme régulier à 132 (rythme habituel à 64) vers midi, et arrêt brusque

. vers 16 heures.

Dès lors, le malade prend quatre comprimés de spasmosédine par jour pendant les deux jours d'intervalle entre les traitements tonicardiaques.

Il a repris en majeure partie ses occupations. Il ne prend plus de dragées de trinitrine au cours de ses tournées.

Une troisième série de dix ampoules de Neptal à 3 % est pratiquée par voie veineuse en juillet; dix ampoules d’hectine sont injectées concurremment par voie musculaire.

En octobre, la santé du malade reste en bon équilibre. On continue à alterner digibaïne, strophantus et coramine par période de cinq jours séparées par deux jours de prise de spasmosédine.

Le 8 octobre, on recommence une série d’injections de Neptal.

La troisième injection est suivie le lendemain d’une petite crise angineuse qui cède à une dragée de trinitrine.

Bien qu’il s'agisse là d’une coïncidence, on remplace le Neptal par une série d’injections de Bismuthoïdol fort bien tolérée.

Le malade peut, fin décembre 1934, faire un déménagement fatigant et continuer le cours de ses occupations en avril 1935.

OBSERVATION N° [V. — Insuffisance aortique. Syphilis confirmée par les réactions sérologiques — ne pouvant supporter

noie

aucun traitement spécifique suivi — est très amélioré par un traitement tonicardiaque-Neptal (solution à 2 % et à 3 %). (L. Maruieu. Revue Médicale de l'Est, 1er septembre 1934.)

M. Di..., âgé de 44 ans, en 1927, grand buveur de bière et grand fumeur (trois paquets de cigarettes par jour; avale la fumée). À été traité en juillet 1915 pour emphysème et dilatation cardiaque.

Outre des signes de bronchite, l'examen ne permet de relever qu’un assourdissement des bruits du cœur, avec léger souffle systolique de la pointe, sans propagation.

Tension artérielle : 16/7. Foie petit.

Revient se faire examiner quelques mois après très amélioré, ayant supprimé le-tabac et la boisson.

Le 24 février 1932, il consulte à nouveau, parce qu’il présente des épistaxis, des douleurs dans le flanc droit et, depuis un mois, des névralgies en éclair de l’hémiface gauche; enfin, depuis un an, des étourdissements, bien qu’il ne fume plus et soit sobre. L’auscultation montre l'existence d’un souffle diastolique de la base se propageant fortement à la pointe. La tension artérielle est de 10/6. Le malade avoue alors l’existence à l’âge de 19 ans, d’un chancre traité pendant un an seulement par des frictions. Le 28 février 1932, l'analyse du sang (pratiquée par M. le Dr VERAIN) donne les résultats suivants :

Urée : 0,20.

Acide urique : 0,0054.

Cholestérine : 1, 2.

Albumines du sérum : 900. B. W. : Réaction de Bauer Hecht : positive.

Réaction de Calmette Massol : positive (fixe plus 15 minutes).

Jacobsthal : positive.

Kahn : positive.

Après quelques semaines de préparation avec un traitement tonicardiaque (pilules de Lancereaux).et à l’iodure, on pratique

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