‹ De l'emploi des sels mercuriels diurétiques à doses réfractées dans le traitement des cardio-aortites syphilitiquesChapitre 24 sur 30 · ARE OL · texte numérisé non relu

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tal à 2 %; une série d’une douzaine d’injections intramusculaires de Neptal est terminée le 12 mai 1933.

Le malade se sent mieux; il prend une granule de strophantus par jour pendant les quatre premiers jours de chaque semaine. Aucune trace d’albumine dans les urines.

M. Di... passe un bon été; le traitement consiste en suppositoires qu’il tolère bien. :

En novembre 1934, on essaie de reprendre le Quinby; à la cinquième injection, albuminurie nette qui disparaît seulement après quinze jours de régime lacto-végétarien hypochloruré.

En janvier 1935, on reprend une série d’injections de Neptal intraveineux sans difficulté; le malade se sent nettemeent amélioré après une série de douze ampoules. Il a pu exercer sa profession sans difficulté pendant tout l’hiver.

OBSERVATION N°9 V. — Malade ayant une très volumineuse ectasie aortique, avec dilatation cardiaque énorme, de fréquentes crises d’œdème pulmonaire. Oligurique. Très amélioré par le Neptal à 3 %. Stabilisé en avril 1935. (L. Maraieu. Revue Médicale de l'Est, 1er septembre 1934.)

M. Mo..., 45 ans. Sous prétexte d’une intoxication légère par ypérite en 1918, le malade ne s’étonne pas de tousser, de cracher et d’éprouver depuis quelques années une dyspnée croistante. Vaincu par ces malaises, il consulte en mars 1935 le Dr DesLoces qui constate avec effroi l'existence d’une énorme actasie aortique avec double souffle de la base du cœur extrémement hypertrophié et dilaté avec galop. Malgré un traitement digitalique, le malade fait quelques jours après une crise violente de suffocations, avec un cœur tumultueux.

Néanmoins, une série d’injections alternées d’ouabaïne intraveineuse et d’hectine sous-cutanée coupe les malaises les plus violents.

Le malade peut sortir et reprendre ses occupations. Il supporte une série d’injections de néo-cardyl, et le 17 mai 1933 il se sent remarquablement amélioré, bien qu’il ne prenne plus de tonicardiaques.

Fin août, il a reçu au total trois séries d’ampoules d’hectine A, associées à trois séries de néo-cardyl.

Fin septembre, il s’enrhume, tousse, se sent essoufflé et fait une des premières nuits d'octobre une crise dramatique d’œdème aigu du poumon (enrayée par l'injection de 1 ctgr. de morphine, d’un quart de mgr. d’ouabaïne et une saignée modérée.

Cependant, en novembre, il tolère une nouvelle série d’injections de Néo-cardyl.

Nouvel état grippal en janvier : à ce moment, pas de modifications à l'examen du cœur et de l'aorte.

Tension artérielle : 12/4.

En avril, crises d’œdème pulmonaire presque chaque nuit plus ou moins accusées, malgré une série d’injections d’ouabaïne. Les journées restent bonnes, malgré une expectoration de spume rosée presque continue (au point qu’un jour le malade peut gravir un escalier de 85 marches sans essoufflement notable).

Il existe quelques râles fins aux deux bases et une congestion hépatique (le foie déborde de 2 travers de doigt le gril costal).

Malgré les tonicardiaques variés (ouabaïne, digitaline, camphre, etc...) le malade est obligé de passer ses nuits dans un fauteuil.

Devant l'effondrement tensionnel (11/3), on prescrit une médication vaso-constrictive (hypophédrine); la situation s’améliore légèrement. Cependant, de petites crises de dyspnée nocturne, avec œdème léger, reviennent chaque deux ou trois nuits malgré l'injection quotidienne d’une ampoule d’ouabaïne, en fin de soirée, depuis le 23 avril 1934.

La diurèse (avec légère restriction des liquides) s’est abaissée aux environs de 600 cc.

Le 2 mai 1934, injection d’ouabaïne intraveineuse et injection intramusculaire de Neptal à 3 %. La diurèse remonte à 1 litre; elle se maintient à ce taux pendant qu’on renouvelle une double série d’injections les 4, 7, 10 et 14 mai.

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Du 14 au 31 mai, le malade alterne par périodes de trois. jours : digilanide à la dose quotidienne d’un demi centimètre cube et solution d’ouabaïne à 4 °/,, à la dose de 20 gouttes par Jour.

À partir du 18 mai, le malade peut à nouveau passer ses nuits dans son lit. Il a cessé alors de cracher rosé; il continue aussi à prendre des pilules d’hypophédrine.

L'examen montre toujours un gros bruit de galop: les souffles ne se sont pas modifiés. Le foie déborde à peine. La tension artérielle est remontée à 14/4.

Une série mixte d’injections est pratiquée du 2 au 21 juin 1934 : Neptal à 3 % et ampoules d’'Hectine A (10 au total).

Dès lors, le malade n’a présenté que deux ou trois petites ébauches de dyspnée nocturne. La diurèse se maintient à 1 litre environ. L’examen ne montre pas de modification objective dans l’état du cœur et de l'aorte. al

En juillet et août, équilibre presque satisfaisant avec deux injections d’ouabaïne par semaine.

En septembre, série d’injections intraveineuses de Neptal à 3 %, à raison de trois par semaines.

D'octobre 1934 à janvier 1935, le traitement tonicardiaque de l’ouabaïne n’est renforcé que d’une série de suppositoires mercuriels. Un essai de traitement au muthanol ayant déclanché des crises d’œdème pulmonaire.

Le 10 janvier 1935, on institue un traitement mixte : Neptal à 3 % intraveineux et Hectine B intramusculaire, avec bons résultats.

Activité normale en février, mars et avril avec une injection d’ouabaïne et une de Neptal par semaine.

OBsERvVATION N0 VI. — Vieillard syphilitique avoué, non traité, présente une insuffisance aortique avec crises d’angor et suffocation. Des œdèmes. Le traitement spécifique amène une albuminurie. Son état s’aggravant, l'équilibre circulatoire est rétabli par une cure d’ouabaïne-Neptal à 3 %. (L. MaTHreu. Revue Médicale de l'Est, 17 septembre 1934.)

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