‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 5 sur 179 · DV L EMPLOI · texte numérisé non relu

DV L EMPLOI

charbon des températures aussi élevées qu'avec lè

charbon très- combustible dont je me servais habituellement. J'attribuai d'abord cette différence àce que la chaleur rayonnante qui, dans le charbon ordinaire, émane de la partie ignée voisine de la ma* tière d'essai, avait une part essentielle à l'élévation de la température; mais je m'aperçus bientôt de mon erreur» lorsque ayant saisi mon nouveau support par un endroit très-distant du foyer j je le trouvai si chaud que je fus obligé de lâcher prise. Ce charbon devient donc, en durcissant, bon conducteur de la chaleur , et il la conduit d'autant mieux qu'il est plus dense; c'est peut-être aussi pour cette raison qu'il brûle si lentement : on voit d'après cela qu'il ne peut pas servir aux essais.

Le 'platine. — Dans les cas oii l'efTet réductif du charbon peut empêcher la réaction que l'on veut produire, on se sert d'un support de platine qui a tantôt la forme d'une petite cuiller , tantôt celle

d'une feuille mmce, et tantôt celle d'un hl.

a) Cmllefi de plaJimB. — On se servit long-temps, particulièrement pour le traitement des minéraux par la soude , de cuillers d'or ou d'argent \ mais ces cuillers étaient sujettes à fondre ou au moins à s'altérer par l'effet d'une chaleur trop forte. On les a remplaçons depuis par des cnillers de platine. On donne à celles-ci une forme ronde, un quart de pouce de diamètre et une ligne de profondeur; elles

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sont munies d'une petite tige mince, courte et

terminée en pointe. Lorsqu'on veut s'en servir , QQ enfonce la pointe de la tige dans un morceau de charbon qui alors fait seulement l'of&ce de manche ; plus le métal de ces cuillers est mince et plus elles sont faciles à échauffer. .Ken ai vu en Angleterre qui étaient faites d'une lame mince de platine y ployée sur elle-même de chaque côté de la tige pour plus de solidité, à peu près comme on fait pour (le petites cuillers de fer-blanc. 1a cuiller de platine est devenue un instrument toutà-fait superflu dans les essais au chalumeau» depuis que Ton sait que les substances minérales peuvent se traiter par la soude , sur un support de charbon mieux que sur tout autre. D'ailleurs, la grandeur de la cuiller est un obstacle à Tobten-tion des hautes températures dont on a souvent

b) FeuiUes de platine» — Wollaston a substi* tué aux cuillers une petite feuille de platine trèsmince , dont on coupe une bande de deux pouces de long sur un demi-pouce de large. Cette feuille est, en raison de son peu de masse, susceptible d'être portée à un haut degré de température; lorsque l'on vent chauffer et oxider tout à la fois , on dirige la naaunc du chalumeau contre sa surface inférieure. Le platine est si mauvais conduc^ teur du calorique, qu'en posant la molière d'essai

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