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sur: une jeUrémilé de la handet on pent t6oir l'antre bout avec lee doigts. Il ne firat pas liaiter
sur des feuilles de platine les substances métalliques réguliiormes, non plus que celles qui se réduisent an chalumeau ) parce que le platine ee combine avec ces substances, entre en fusion et
se troue. Avec un peu d'attention , on peut se servir long-temps delà même feuille. Lorsqu'elle est gâtée dans une partie^ on la raccourcit d'autant, et lorsque après plusieurs retranchements la bande
est devenue trop courte pour qu'on puisse la tenir entre les doigts , on la saisit avec des pincettes.
c) FU de platine, — Gabn » qui avait reconnu
le peu d'utilité des cuillers, et qui ne connaissait pas l'usage des feuilles de platine, imagina un autre moyen d'employer le même métal comme support. Ce mode d'emploi est de beaucoup supérieur aux précédents, et les rend superflus pour la plupart des cas. On prend un fil de platine de deux pouces et demi de longueur, que Ion recourbe par un bout en forme de crochet. (Ycyex pl. 11 , fig. 18.) G*e8t ce crochet qui sert de support, et voici comment : Après l'avoir humecté avec la langue, on i enfonce dans le flux qui s'y attache; après quoi on fond celui-ci à la lampe , de manière à le convertir en une goutte qui se fige et s'arrête dans la courlnire; on humecte ensuite la pièce d'essai (K)ur la faire adhérer au fondant préalable-
DU CHALUMBAU*
ment solidifié, el on chauffe le tout ensemble. On a ainsi une masse isolée y que l'on peut examiner commodémeiit, sans 9mit à redouter les UloBiosB qui naissent quelquefois sur le charbon, du jeu
des couleurs^ aloia (^ue la boule d'essai se détache sur un fond noir*
Cette méthode remplit si parfaitement son but, que , dans i>eaucoup de cas , le fil de platine doit être préféré au charbon de bois , et nommément toutes les fois que Ton ne veut produire la réduction d'aucun oxide métallique. En général , toutes les oxidations doivent être faites sur le fil de pl«i^ tine f ainsi que les réductions où Ton n'a en vue que des changements de couleur. C'est ici le lieu de remarquer que le platine n'est nullenent attaqué ou phosphuré par le sel de phosphore. J'ai vainement cherché à le phosphurer même en chauffant sur lecharbon, au moyen du chalumeau, la pointe d'un fil de platine dans un mélange d'acide boracique et de sel de phosphore.
Lorsqu'on a poussé la réduction jusqu'au degré que Von juge conyenablei et que l'on vent par un refroidissement subit du globule , l'empêcher de
s'oxider de nouveau, on peut d'un léger coup de doigt, appliqué sur le ûi de platine , faire sauter le globule en fusion sur un corps froid, tel qu'une capsule de porcelaine ou une enclume sur laquelle
il se refroidit aussitôt. Il faut avoir plusieurs fils
DE L*B1IPL0t
de platine à sa disposition , pour n ôtre pas obligé d'enlever avec effort le verre qui s'est formé dessus^ ou d'attendre après , lorsqu'on laisse à Teau le soin
de le détacher peu à peu.
En voyage il est quelquefois difficile de se pro- '
curer de bon charbon pour les essais, et l'on n*en peut pas perler une grande | no vision avec soi* Le fil de platine est alors tout-a-fait indispensable, et Ton réserve le charbon pour les expériences où il s'agit de ramener un oxide à l'état métallique, ou de griller un sulfure métallique, ou un alliage d'ar-. senic. — Le diamètre du fil de platine est à peu. près arbitraire. Le plus fin est le meilleur, pourvii toutefois qu'il no le soit pas au point de se courber, sous une vive insulHation. S'il est trop gros, il absorbe trop de chaleur.
£e disthène. — De Saussurb père employa, comme support^ à une époque où l'on ne connaissait pas encore Tusage des feuilles de platine, des fils
fins tirés d'un minéral infusible, que Ton appelle distténe, cyaniie, ou sappare. Ce minéral se divise naturellement en fils déliés, qu'il fixait par un bout dans un tube de verre, en faisant fondre ce dernier aux points de contact. Ce Uibe lui servait de manche. Il collait ensuite le grain d'essai sur l'autre extrémité du fil , soit avec de Peau pure , soit avec de Teau gommée, et le soumettait dans cet état à l'action du chalumeau. Ce minéral n'est
pas assei commun pour que tout le monde puiâae s'en procureri et son usage est devenu superflu depuis que Ton a des feuilles de platine. Le di»-
thcne a d'ailleurs le défaut d êire attaquable par les fondants.
Les lames de ?nica peuvent quelquefois s'employer dans le grillage des fossiles nu talliques, lorsqu'on aurait lieu de craindre relfetréductifdu charbon sur les points avec lesquels il serait en
contact.
Tubes de verre. — Dans les cas où il faut griller la matière d'essai pour reconnaître les substances avec lesquelles elle est engagée^ je sers d'un tube de verre, long de deux pouces au moins sur une ligne de diamètre, et ouvert par les deux bouts. J'y introduis la matière d'essai , et je la place à peu de distance de Tune de ses extrémités; puis j'incline le tube de manière que cette extrémité soit là plus basse. Selon que j'ai besoin d'une chaleur plus ou moins forte, jechauffe, ou avec la lampe à l'esprit-de-vin , ou avec la lampe ordinaire , au moyen du chalumeau ; et selon qu'il faut établir autour de la matière d'essai un courant d'air plus ou moins rapide, j'incline plus ou moins le tube qui la renferme. Alors les parties de la matière qui, sans être des gUL permanentsi sont volatiles, forment un sublimé dans la région supérieure du tube, où on peut les recon-
naître. Ce petit appareil est rq^réeenté, plandiellf figare i9.
Malras. — Lorsqu'on veut reconnaître la présence de Teau ou de toute autre substance volatile non eombastible, eontenae dans un minéral, ou lorsque la substance à essayer est de nature à dé-crépiter fortement, c'est le cas do les chauffer dans un matras, tel que A, fig. 20, pl. 11, dont la panse est assez large pour permettre à lair de circuler , et aux substances volatiles de se dégager. Dans le cas contraire , c'est-à-dire lorsque Ton a des corps combuâtibles , tels que le soufre , Tarsenic , etc. , à séparer de la matière d'essai par voie de sublimation , il ne faut pas prendre un matras à large panse, attendu que le renouvellement do Tair dans un matras de cette espèce pourrait occasionner la combustion des substances qui se dégagent.
Voit Eugibsteoii prescrit de chaufifer les corps dé-
crépitants dans une petite fosse pratiqué sur un morceau de charbon que l'on recouvre avec un autre morceau de la même matière, en laissant une petite ouverture pour Tintroduction de la flamme.
Bergman se servait dans le même cas, tantôt d'un tube de verre fermé à la lampe , tantôt d'une cuiller surmontée d'un couvercle à charnière i ce dernier appareil est très - commode. Wolustou
Dr CHALUMEAU. 43
place la substance décrépi tan te daus un pli de feuiiie de platine. Gahn préférait à tout cela un petit matras de yerre ; mais il ne remployait que pour les cas où il y avait décrépitation, et il n'avait pas donné une attention particulière aux eUets de la sublimation.
Dans les essais de substances métalliques, on a très-souvent besoin de tubes et de matras de verre; et dans beaucoup de cas une expérience suffit pour les mettre hors de service. On doit donc en être abondamment pourvu, lis ne sont pas commodes à porter en voyage , et en cas de besoin ^ il est souvent difficile de 8*en procurer de nouveaux. Je me sers habituellement de tubes d'une épaisseur médiocre , que je coupe par bouts de cinq à six pouces ^ et que je renferme dans un étui de bois ou de fer-blanc. La partie d*un tube ouvert mr laquelle la matière d'essai a reposé dans une opération ne peut pas subir un second feu sans se iélcry parce que le verre &*est ordinairement déformé en cette partie par Teffet du premier; en conséquence on la relitUiche du tube lui [nuyen d'une lime, et l'on nettoie i'iDtûi'ieur de la partie qui reste avec un (il d*acier, entouré d'un peu de papier ; cela fait, on pent encore rutîltser. En raccourcissant ainsi le tube d'un demi-pouce à chaque opéralion, on peut employer le même bout jusqu à sept ou huit fois. La même chose s'applique aux petits matras, ou tubes fermés à la lampe. A chaque essai nouveau
on retranche le bout dont on s'est servi, et l*on
nettoie l'intérieur de la partie restante. Les matras proprement dits sont rarement soumis à un feu capable de les altérer; on peut en conséquence les faire servir très-long-temps; toutefois il est bon d'en avoir constamment nne couple sous la main. Quant aux tubes fermés par un bout , le mieux est de les préparer au moment où on en a besoin , à Faide du chalumeau et de la lampe àesprit-de-vin. On peut ainsi employer successivement le même tube ouvert ou fermé suivant les besoins. Quand un tube est devenu trop court pour être employé ouvert, il peut encore servir dans les essais qui exigent un tube fermé.