‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 7 sur 179 · VI. Instmments accessoires · texte numérisé non relu

VI. Instmments accessoires

4. Pincettes. — 11 y en a de plusieurs sortes et pour différents besoins.

a) Pincettes servant à maintenir la pièce d'essai dturant l'insufflation.

On s en sert pour saisir de petites écailles dont on veut éprouver la fusibilité , et qui, abandonnées

à elles-mêmes sur le cbarbon , seraient emportées par le courant d'air. Si ces pincettes ne sont pas en entier de platine , il faut au moins que les serres soient faites de ce métal ; le mieux est de

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les faire en acier dans la forme représentée par la figure 21 , pL Iff. On les y voit sous deux foces.

abyuby sout deux lames d'acier qui portent chacune à leur extrémité 6 une petite allonge de platine hc, fixée sur Tacier au moyen d^une paire de dons. Ces deux lames sont clouées par le milieu à une mùinc plaque de hvee, qui divise le système entier en deux paires de pincettes opposées: l'une ea formée de deux larges serres d'acier» ayant entre elles un certain intervalle; Tautre^^ terminée par deux serres de platine , étroites , mmces et longues, qui s'appliquent l'une sur l'autre de b me y ■en vertu du ressort des lames d'acier. Pour les ouvrir, il suffît de serrer, entre le pouce et Tindex, les deux boutons dd dont chacun traverse une lame et est fixé sur 1 autre 5 elles s'écartent alors et peuvent recevoir la pièce d'essai qui se trou vesaisieet maintenue par la force élastique des pin- ^ttes, aussitôt que l'on cesse d'appuyer sur les boutons. Les serres de platine doivent être assez fortes en b pour pouvoir résister à la pression du ressort d'acier ; mais il faut que leur épaisseur et leur largeur diminuent progressivement de 6 vers pour que leur masse n'enlève pas trop de chaleur à la matière d'essai. Les serres d aeier doivent être endurcies en a ^ si l'on ne veut pas qu'elles s'éraflent ou s'écornent lorsqu'on les emploie à détacher des grains de fonte sur les minéraux que Ton veut essayer.

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Ces pincutleâ nous ont été apportées tic France, et remplUfteat pariaitemeat bien leur objet.

Celles dont on ee sert en Angleterre pour le

mêmeusago, ddi une forme différente et moins commode. La iig. 22 y pl. 111 , en représente le profil. Lee branekes ab sont de laiton , et adh^ rent en a/ elles se terminent, comme les précé* dentés, par des pointes de platine fixcos a clou; ces pincettes se tieaueut naturellement ouvertes; on les ferme avee un bouton à deux têtes » qu'on peut faire glisser en avant ou en arrière dana des ouvertures obloniiucs pi'ali([ur('s dans, les branches; lorsqu'on pousse le bouton de a vers c. Les branches se nij^iroehent; leurs pointes se tou^ ehent lorsque le bouton est placé contre les pièees ce; celles-ci ne sont autre chu&c que deux morceaux de bois lixéâ sur les branches, et au moyen desquels on s*en saisit. Le laiton est si bon oon* dueteur du ealorique que^ sans cette précaution » on serait exposé à se brûler les doigts après quelques instants d'insuiHaiioD sur une pièce ûxée entre les pointes.

b) Lorsque l'objet que Ton veut maintenir exige

un plus grand déploiement de force, on se sert de pincettes de Ter du ij;enre de celles que je viens de décrire» (Voyez pi, 111, iig. 23.) Le bouton dd, au moyen duquel on ferme ces pincettes , est muni postérieurement de ressorts d'acier qui Tenv-

pèchenl tle glisser en arrière, lorsque le diamèlic de 1 objet saisi pa£ les pincettes nécessite uo éear^ tMnent un peu eouBidôrâbk des brauches.

c) Pour enlever de petits grains d'essai sur des

échantillons que Ton craint d'endommager, ou pour diviser nettement de petites parcelles , on se sert de pinces à couper» fuites à peu près comme des ciseaux-tenailles (ûg. 24), avec cette différence que le tranchant des premières doit être moins ûn que solide, auUxnnent il ne tarderait pas à s'ébrécker.

d ) 11 faut aussi des pincettes particulières pour ajuster la mèche de la lampe; celles dont je mb sers sont en fer, et portent un poinçon à leur extrémité postérieure.

2. Marteaux. — On doit avoir deux bons marteaux d'acier durci; Tun, destiné à forger les grains de métal réduit, a sa base ronde et polie, et se termine supérieurement par un cône étroit dont le sommet est obtus et sert à détacher des pièces d'essai , alors que le choc doit être concentré sur une petite surface; l'autre marteau a sa base qnadrangulaire et ses bords tranchants; sod sommet a l;i lui inc d'un ciseau, et peut être employé comme tel. Ce marteau ne sert qu'à entamer les échantillons minéralogiques dont on veut tirer des pièces d'essai; son emploi est d'autant moins dom<*

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mageable pour les échantillons que ses arêtes soat plus vives et plus tranchantes : lorsqu'elles coin-

iiieiicenL a s arrondir il faut les aiguiser de nouveau.

3. Enclume. — Une enclume est nécessaire pour briser les minéraux ^ pour aplatir les boules de métal réduit, etc. V. Engfstrom et Bbrciiam employaient pour cet effet des plaques d'acier poli , de deux pouces en carré, et de ~ de pouce d'épaisseur. Pour empêcher que la pièce d'essai ne fût projetée au loin par le choc du marteau, ils plaçaient au milieu de la plaque un anneau d'acier , dans la circonférence duquel s'exécutait le travail. La fig. 25 représente une plaque semblable avec son anneau. Gahn substitua à cette enclume un parallélipipède d'environ trois pouces de lon- ^gueur sur un pouce d'épaisseur et l de pouce de largeur, fig. 26. Cet instrument a Tavantage de présenter plusieurs faces qui toutes peuvent remplir le uRîine olHce, de comporter une percussion plus forte, et dese placer plus aisément que l'autre dans la trousse de voyage que je décrirai plusioin. L'anneau est un accessoire tout4-fait superflu, et qui d'ailleurs ne remplit pas son but. Lorsqu'on veut écraser un minéral, on l'en veloppe dans du papier, puis on lui applique quelques bons ooups de marteau sur Tenelume. Le papier empêche toute dispersion de la maLiurc, el, bien qu'elle se réduise en poudre, tout se i*etrouve après 1 opératiun. Lors-

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que j'ai à forger un graia de métal réduit , je le reeoayre d'un peu de papier mince , et j'appuie

dessus avec le doigt, de manière à mouler le papier sur le métal ; je me sers ensuite du marteaU| en ayant soin d'assujettir les bords du papier avec mes doigts durant l'opération. Si le métal est cassant, la poussière qui se forme reste sur renclumej s'il est malléable y on obtient une paillette, dont les arêtes s'attachent au papier, à Taide duquel onpeut ensuite la tenir et l'examiner à son aise.

4. Couteau, — On a besoin , dans un très-grand nombre de cas , d'un couteau fabriqué avec de bon acier, dont le tranchant et la pointe soient bien

alDfûtés, sans être très-aigus. Ce couteau doit être aimanté. Celui dont je me sers a les dimensions et la forme d'un canif à une lame, et peut se fermer. A l'aide de cet instrument on juge le degré de dureté des corps par la difficultr plus ou moins grande avec laquelle Tacier les entame, ou par la résistance absolue qu'ils opQpsent à la divi« sion de leurs parties. C'est avec l'extrémité de la lame, préalablement LumecLte dans la ljouclie, que l'on prend les fondants : et, quand cela est nécessaire y qu'on les pétrit avec la poussière d'essai dans le creux de la main gauche , etc. Bref, ce couteau est un des instruments les plus indispensables parmi ceux qui se rapportent à l'emploi du chalumeau.

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5. Urnes* — Il faut en avoir una triaagalaire i une plate, une roode et une demi^ioiide. On s'en

sert pour différents objets qu'il est inuùie d éuumérer ici.

6. 0» peiii mortier avec son pihn en agate ou .en calcédoine. Plus il est petit mieux il vaut. Celui dont je me sers n'a pas tout-à-fait deux pouces de diamètre sur un demi-pouce de hauteur eu dehors* Sa cavité a de pouce de moins en largeur et profondeur (1).

Il est bon que le fond du mortier ait quelque tranaparence; mais il doit être exempt de toute gerçure ou crevasse , dans laquelle les substances que Ton broie pourraient se loger. Pour le nettoyer on doit toujours tenir auprès un petit morceau de pierre ponce, sans lequel on ne pourrait pas enlever les traces qu'y laissent quelquefois les substances métallifères.

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