‹ De l'emploi méthodique des anesthésiques et principalement du chloroforme à l'aide de l'appareil réglementaire dans le Service de santé de la MarineChapitre 11 sur 16 · GO · texte numérisé non relu

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Les chinVos les plus divers furent apportés â l'appui de tous les arguments.

M. Nélaton disait endormir ses malades avec 4 ou .'S gouttes de chloroforme, ce qui rendait jaloux M. Ricord qui usait de 15, 20 et 30 grammes sans inconvénient mais non sans terreur (1).

Il était difficile de savoir les quantités employées par d’autres orateurs en raison des doses successivement ou progressivement versées dans les appareils , tandis que pour M. Simpson, cité par M. Larrey, la dose moyenne pouvait être fixée à 10 grammes pour chaque cas particulier (2).

(Juel parti prendre au milieu d’affirmations aussi diverses, aussi contradictoires ?

Je n’essaierai pas de reproduire ici les critiques ingénieuses de M Devergie au sujet des nombreuses objections faites à l’emploi des grands et petits appareils ; elles sont en général marquées au coin de la logique ou de la fine ironie et laissent peu à ajouter (3).

Elles montrent surtout sans réplique le peu de précision ou desûreté de l’administration du chloroforme à l’aide de la charpie, de l’éponge, du mouchoir ou des compresses, et rejettent avec raison ce qu’on remarque alors de ca|)iicieux dans les symptômes ou les effets

(1) Bulletin de l’Académie de Médecine, t. 22, p. 1001. (Séance du 1 juillet 1857).

(2) Je n’ai pas besoin d’insister sur ce que cette conclusion, venant d’un médecin aussi spécialiste en anesthésie que M. Simpson, a de force en faveur des résultats identiques de la pratique de la médecine navale.

(3) Bulletin, t. 22, p. lOJO, séance du 14 juillet 1857.

do raneslhésie, sur co défaut même d’exactitude et l’extrême variété des procédés d’inhalation usités.

Nous n’avons pas d’ailleurs l’intention de consacre»* plus de lignes à des considérations théoriques ou rétrospectives ; notre rôle , plus modeste, est d’interroger des faits méthodiquement observés et de démontrer , par l’observation clinique, combien est peu solide l’échaffaudage immense des conditions individuelles ou extérieures du sujet au point de vue que nous étudions.

A. Dose initiale. — Nous trouvons en effet, en mettant de côté les 42 opérations où divers appareils avaient été expérimentés, que la dose du chloroforme a été de 10 grammes dans 97 opérations sur 98 à Toulon

et dans 112 sur 124 à Brest ;

soit 209 fois sur. . . . 222 d’une ma-

nière générale.

Or, nous avons dit combien étaient variables l’àge, les constitutions, les tempéraments, les habitudes, les professions, etc., du personnel de nos hôpitaux qui comprend, ainsi que nous l’avons fait remarquer, des malades de tout grade, depuis les officiers supérieurs des divers corps de la marine et de la guerre jusqu’aux soldats , marins ou ouvriers des ports, en activité de service ou retraités.

Beaucoup d’entr’eux étaient naturellement épuisés par des affections antérieures ou actuelles et par la durée de leur séjour dans les salles ; deux étaient assez gravement atteints pour qu’on fût obligé de les opérer dans leur lit.

Cependant les observations dont nous avons donné

lino idée ont une rédaction on quelquo sorte identique, quelle que soit la maladie, quel que soit le sujet. Le climat n’a pas eu non plus d’influence particulière, puisque des faits semblables ont été aussi bien recueillis à Toulon qu’à Brest.

Si l’on tient compte de plus du nombre immense de faits dont nos citations ne sont que des exemples conservés dans les salles d’enseignement, on pourra conclure en toute assurance qu’il est possible de déterminer ordinairement les quantités de chloroforme nécessaires pour telle ou telle opération donnée de chirurgie.

Le poids de la liqueur est d’ailleurs un moyen de dosage sans contredit plus simple , plus sûr et plus rigoureux que le calcul du volume des vapeurs qui s’échappent des appareils gradués ou aneslhésimètres.

Pour l’éponge, le mouchoir, la compresse ou la charpie, on doit évidemment reconnaître qu’il est impossible de rien statuer de semblable, vu leur pénétration facile pour les liquides et, par suite, la dispersion extrême des vapeurs.

10 grammes de chloroforme pur doivent donc être considérés comme la dose initiale normale pour un adulte dans l’immense majorité des cas (1).

5 grammes ont suffi généralement pour tous les sujets au-dessous de 16 ans, au nombre de 13 ; mais on devrait commencer par 2 ou 3 grammes pour les très jeunes mousses ou enfants. Nous avons pu vérifier que 5 gram-

(1) Dans la catégorie des faits antérieurs à l’emploi du cornet, on avait le plus souvent versé de 4 à 20 et 25 grammes au début, dans les appareils essayés , soit 15 grammes en moyenne , et l’on n’avait eu besoin de revenir à une seconde dose que 3 fois.

mes siiüisaienl également chez les femmes d’après des observations indépendantes de celles que nous analysons, mais il serait peut-être utile dans certains cas d’employer 7 et 8 grammes.

B. Doses secondaires. — Les chiffres que nous venons d’indiquer ont une importance d’autant plus grande qu’ils n’ont pas été dépassés dans 182 opérations sur 230, pour le maintien de l’anesthésie jusqu’à la fin des manœuvres chirurgicales ; mais on a dû revenir à de nouvelles quantités dans quelques cas et deux circonstances principales paraissent avoir influé sur ce résultat : d’abord l’état habituel d’ivresse du malade, puis la durée de certaines opérations.

Il n’est pas rare de rencontrer dans la population des ports de guerre des sujets adonnés à l’ivrognerie et cette particularité a été spécialement inscrite dans le registre de Brest.

Presque toujours alors il y a une résistance à l’action des premières doses anesthésiques, période plus longue de lutte , cris, paroles incohérentes , violentes contractions musculaires ; sans que pourtant on ait eu à mentionner d’autres conséquences plus fâcheuses de ces symptômes insolites.

Une nouvelle administration a en effet amené l’anesthésie, comme on le trouve noté dans quelques observations, ce qui est partiellement en désaccord avec les expériences de M. Nélaton (1) ou les idées de M. Moreau (2).

(1) Bulletin Acad, de Méd , t. 22, p. 998.

(2) idem t. 22, p. 999.

Le pou d’apliludo des ivrognes à subir l’aclion dos éthers va mémo quelquefois jusqu’à s’opposer d’iiiie manière absolue au but qu’on so propose, mais ce fait n’a été constaté qu’une fois.

La prolongation accidcnlcllo ou la durée normale de quelques opérations laborieuses sont aussi des raisons déterminantes de reprise des inhalations avec administration nouvelle de liqueurs.

11 arrive bien que l’insensibilité reparaît avec rapidité et même immédiatement par le seul rapprochement du cornet, encore imprégné do vapeurs anesthésiques, près du nez et de ta bouche ; mais on est quelquefois obligé de recourir à une deuxième dose qui est tout aussi soigneusement pesée que la première.

5 grammes sont alors répandus sur le diaphragme et il est rare qu’on en vienne à une troisième administration.

Nous n’avons rencontré que 48 exemples de reprises de ce genre.

35 où 5 grammes de chloroforme sont venus s’additionner à la dose primitive de 10 grammes;

3 où 7 nouveaux grammes ont été nécessaires ;

3 où cette quantité a été portée à 10 grammes , soit 20

grammes en totalité (cautérisation d’adénites axillaires à Toulon) ;

1 fois où l’on a successivement versé jusqu’à 25 grammes

de chloroforme ;

J’ai même compté :

4 administrations successives de 10 , 5 et 5 grammes et

2 où les doses ont été de 10, 4, 3 et 3 grammes.

On voit que les exceptions ont été très-peu nombreuses ; elles ont été spécialement observées chez quelques individus réfraedaires en apparence à l’action anesthésique, et i!ui ont pourtant déclaré plus tard n’avoir rien éprouvé de douloureux malgré leur agitation apparente.

Les tentatives infructueuses de réduction de luxations anciennes , les résections laborieuses , ainsi que les cas où l’on s’efforcait de remédier aux étranglements herniaires, au télanos, ou à des contractions permanentes de la jambe ou du coude par le relâchement musculaire, en ont été également les occasions.

Nous rappellerons à ce propos l’observation si remarquable que nous avons reproduite en dernier lieu et qui peut servir à montrer combien sont exagérées les craintes do M. Forgel au sujet de l’emploi du chloroforme dans le taxis (1).

11 est enfin quelques opérations »ians lesquelles on a nolé la même résistance au début des inhalations, telles que cautérisations profondes, amputations, ablation d’ongle incarné, etc. Dans un cas d’adénile axillaire l’insensibilité n’a même pu s’établir complètement , malgré deux doses rapprochées de 10 grammes.

Telles sont les considérations [dans lesquelles notre

(1) Bulletin Soc. Chir., t. 4, séance du 27 juillet 1855.

La chloroformisation est au contraire éminemment utile pour la réduction des hernies, alors que les tentatives les plus convenablement dirigées vers ce but ont été infructueuses. Elle a réussi 7 fois sur 8 dans les observations, que nous avons analysées et le même succès a couronné son emploi le 12 octobre 1860 dans le service de M. Maher, directeur du service de Santé de Rochefort. Il s’agissait d’une hernie inguinale droite, habituellement contenue, qui s’était brusquement étranglée, était devenue dure, volumineuse, douloureuse, et avait résisté au taxis prolongé, aux bains , frictions belladonées, etc., on allait opérer.

analyse nous a entraîné an sujet des principales règles d’administration du chloroforme.

Je n’ai pas besoin d’insister sur ce fait que ces règles avaient été mises en vigueur à une époque où les savantes discussions dont j’ai été conduit à parler n’avaient pas encore généralisé l’adoption de quelques-unes d’entr’elles.

Dès 1847, un aide fut spécialement chargé dans nos hôpitaux de la rédaction et de la surveillance des symptômes. de 1 éthérisation ou de l’emploi du chloroforme.

L’opérateur se réservait seulement, en général, l’examen du pouls jusqu’au moment où l’insensibilité paraissait imminente, et l’observation, continuée pendant les manœuvres chirurgicales, conservait ainsi un cachet d’originalité frappant.

C’est là toute la méthode dont nous avons dit les résultats.

On fît à peine quelques expériences sur divers étudiants en médecine, qui s’y prêtèrent volontiers , et l’on s’empressa de faire bénéfîcier les malades de l’admirable et récente découverte de Jackson (1).

L’expérimentation clinique a donc servi presque seule de guide et de règle aux chirurgiens de la marine, sous la surveillance et la direction des chefs de chaque école; or nous croyons qu’il y a lieu de regarder les conséquences de ces faits comme plus concluantes que celles

(1) C’esl dans la séance de l’Académie des Sciences du 18 janvier 1847 que M. Elie de Beaumont demanda l’ouverture d’un pli cacheté déposé dans la séance du 28 décembre 1846. On trouva sous ce pli deux lettres de Jackson; l’une datée de Boston, 13 novembre 1846, faisait connaître la découverte ; la seconde du 1er décembre de la même année annonçait le plein succès de la méthode à l’hôpital général de Massachusetts.

fournies par les recherches du même genre tentées suites animaux.

La pratique de tous les jours, en multipliant les occasions de vérifier la constance des mêmes phénomènes, a permis d’arriver promptement à des conclusions que nous croyons offrir toutes les garanties désirables de certitude.

3° Symptomatologie des périodes des inhalations.

A. Première période. — a. AppUcalioii du cornet. —

Il nous reste à parler de quelques points secondaires avant de passer en revue les symptômes constatés pendant les diverses périodes de l’anesthésie.

Lorsque tout est préparé pour l’opération et que les règles précédentes ont été suivies, le cornet est rapproché de la face et le blessé est invité à respirer largement.

Il est assez rare que celte prescription ne soit pas remplie par nos malades et cela lient sans doute à la rude nature de nos matelots, soldats et ouvriers, ainsi qu’à la confiance que leur inspire la tradition bien établie de l’absence de cas de mort ou d’accidents à la suite de fusage des anesthésiques dans tous nos ports.

La plupart d’entr’eux n’attendent pas qu’on leur propose de les endormir et nous ne trouvons parfois des impressions de craintes ou d’appréhensions que parmi les ‘ officiers.

Or ces craintes peuvent dépendre chez ces derniers de la connaissance du danger, puisée dans des lectures, ou d’une plus grande susceptibilité nerveuse qui se rencon-

Iro (railleurs loul aussi vivo pour l’ingestion des médicainonls on general dans les classes élevées de la société.

». Premières inspirations. — A part ces différences légères (jui n’ont meme pas été constatées pour tous les

officiers opérés, presque toutes nos observations portent comme phrase sacramentelle : Pas de lutte pendant les premières inspirations , h\en que le cornet soit le plus souvent promptement appliqué aux ouvertures extérieures du nez et do la bouche.

Il est si facile de suspendre l’arrivée des vapeurs, en éloignant momentanément l’appareil, qu’il est préférable d’agir immédiatement sur le blessé pour amener rapidement l’anesthésie.

Il n’y a pas lieu de craindre le contact irritant du liquide répandu sur le diaphragme, car le molleton le retient à merveille ; aussi nos registres ne contiennentils qu’un seul fait où l’apparition d’iin léger érythème au cou a reconnu cette cause.

21 fois seulement sur 272, soit à Brest, soit à Toulon, il y a eu résistance des malades ; 7 fois avec efforts pour se débarrasser de l’appareil ; mais le plus souvent les opérés n’avaient pas conscience de ces luttes apparentes.

c. Ivresse. — Après une durée d’inhalation que nous ' préciserons tout à l’heure et qui correspondait ordinairement à la fin des deux premières minutes, se déclaraient des phénomènes d’excitation ou d’ivresse.

Us n’ont été notés toutefois que dans 77 opérations et se trouvaient caractérisés 47 fois par des contractions

musculaires et des mouvements désordonnés du sujet , M fois par une loquacité extrême ; 9 fois par un délire gai ; 2 fois au contraire par des larmes ou des gémissements.

Dans deux circonstances des rêves érotiques ont été accusés par le patient pour la durée du premier temps des inhalations.

Il est à remarquer que les contractions musculaires ont été beaucoup plus communes et plus prolongées dans les occasions où l’on s’était servi de l’appareil Charrière.

7 opérés enfin ont semblé supporter le chloroforme avec peine , un seul s’est refusé à la continuation des inhalations ; c’était un cordier du port, à constitution athlétique, chez lequel on n’a pas voulu, pour ce motif, pousser jusqu’à l’anesthésie, bien qu’elle commençât à se manifester.

La résistance à l’action des premières vapeurs anesthésiques est donc l’exception dans nos observations, et nous croyons que la pureté du chloroforme et son administration sûre et rapide par le cornet doivent entrer pour une large part dans les causes qui amènent ce résultat.

D. Durée de la première période. — L’anesthésie a toujours été très-vite obtenue ; elle était complète avant une minute et demie dans 31 opérations; nettement car actérisée au bout de 2' dans 131 cas, tandis qu’il a fallu 3 minutes dans 25 autres ; quatre minutes dans 40 circonstances et de 6 à 9 minutes dans 9 inhalations.

Kn moyenne, elle élait parfaite en 2' dans le plus grand nombre des cas.

Nous devons noter de plus qu’elle a été incomplète dans 7 opérations et quelle n’a pas été spécialement mentionnée dans 29 autres, sans qu’on puisse arguer de là quelle ne s’est pas établie , car les autres détails des observations prouvent précisément le contraire.

Il y a loin de ces faits aux longueurs et aux chiffres extrêmes auxquels on a fait souvent allusion à l’Académie. Sans revenir ici sur tout ce qui nous paraît donner la raison de ce qui arrive dans nos hôpitaux, nous pouvons ajouter que de nombreux faits observés depuis deux ans à Rochefort dans les services de MM. Maher, Directeur du service de santé et Beau, 2® chirurgien en chef, sont venus confirmer à nos yeux l’utilité de la chloroformisation rapide (1).

B. Période d’état. — Nous n’essaierons point de reproduire avec détail toutes les particularités consignées dans nos registres pendant la période d’état de l’anesthésie.

A. Symptômes. — Nous signalerons seulement que la dilatation pupillaire modérée a été notée 43 fois à Brest et qu’elle a toujours coïncidé avec la durée la moins longue de la période d’ivresse.

Elle a été portée une fois seulement jusqu’à effacement presque complet de l’iris chez un matelot de la

(1) M. Jüssic , 2e médecin en chef, a insisté souvent dans ses conversations avec moi sur l’utilité d’agir promptemenl, et son opinion est basée sur un grand nombre d’opérations où l’on se servait d’appareils simples.

Pandore, cautérisé le 18 novembre 1850; on n avait employé que 10 grammes de chloroforme et l’anesthésie avait duré un quart d’heure sans autre accident.

Dans 45 opérations on a constaté de plus quelques symptômes particuliers , tels que clignotement des paupières, 6 fois ; convulsion des yeux en haut, 7 fois; mouvements convulsifs légers, 7 fois ; deux fois seulement des larmes ; 5 fois une gaîté excessive et des paroles incohérentes.

La lypothymie n’est indiquée qu’une fois ainsi qu’un état de souffrance ou de malaise général et la pâleur marquée de la face, vultueuse au contraire dans trois opérations.

La salivation s’est montrée 4 fois, et les malades ont dit plus tard avoir ressenti 7 fois soit des bourdonnements d’oreille, soit des douleurs dans la même région ou à l’occiput, soit des coups sur les tempes, soit des bruits analogues à celui des détonations d’artillerie.

Un seul sujet a offert une raideur tétanique générale mais de peu de durée, et un matelot de Toulon, qui simulait une contracture du biceps, a enfin présenté le phénomène d’une persistance singulière de la contraction, alors (jue l’insensibilité était presque rendue à ses extrêmes limites.

On eût dit qu’il y avait réaction violente et durable de la volonté contre les essais qui devaient faire reconnaître la fourberie, dévoilée par la prolongation de l’anesthésie jusqu’au relâchement musculaire complet.

B. Durée d’application du cornet. — Les développements dans lesquels nous sommes entrés suffisent pour

(lémonlrcr que la durée d’ap[ilication du cornet a été nécessairement fort courte.

11 est do règle pour nous, en olTol, d’éloigner l’appareil i raraédialemont apres la première constatation du début de l’élal anesthésique, et l’on peut fixer la fin ordinaire de l’inhalation à trois minutes, en moyenne.

Mais la durée du sommeil a présenté des variations assez grandes , car si dans la majorité des cas, le malade a recouvré ses facultés entre 3 ou 7 minutes , il n’en a pas fallu moins de 8 à 13 dans 65 opérations.

La suspension de la sensibilité s’est même étendue 14 et 25' dans 18 circonstances ; elle a atteint une fois plus d’une demi-heure durant une résection des deux extrémités d’une fracture non consolidée de l’humérus à son quart inférieur.

Aucun accident n’avait été occasionné par cette prolongation insolite et l’on n’avait employé que 15 grammes de chloroforme en deux doses.

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