‹ De l'endoscope et de ses applications au diagnostic et au traitement des affections de l'urèthre et de la vessieChapitre 10 sur 27 · DES GRANULATIONS · texte numérisé non relu

DES GRANULATIONS

Je vous ai niontn; comment je suis arrivé à reconnaître dans les granulations urétiirales, la lésion analomique caractéristique delà blennorrhagie qui devient synonyme d'uréthrite granuleuse. J'avais pu dans plus d'une circonstance constater Texistence de grarmlations dans l'urèthre et au col de l'utérus sur des personnes qui vivaient ensemble, et j'avais été conduit par le raisonnement à reconnaître la contagion dans ces cas, lorsque j'eus connaissance des travaux de M. le professeur Thiry, dont je vous ai déjà dit quelques mots. Ce savant chirurgien, qui avait surtout en vue les maladies des yeux, reconnaît le caractère contagieux aux granulations conjonctivales. M. Wecker et d'autres ophthalmologistes admettent cette contagion, mais comme une des nombreuses causes du trachome ; tandis que pour M. Thiry, cette cause est la seule, et il l'a reconnue, non-seulement d'œil à œil, mais des organes génitaux sur les yeux ; des accidents lui ont montré la maladie de la conjonctive produite par l'inoculation du muco-pus fourni par l'urèthre ou lesgranulations utérines; expérimentalement, il a porté le mucopus des yeux sur lecol del'utérus, àl'entrée de l'urèthre, et il en est résulté une érosion granuleuse du col et, dit-il, des granulations de l'urèthre. Je pense qu'il n'avait pas j de moyen d'observer l'intérieur de ce canal et que, par conséquent, il a admis les granulations d'après les symptômes développés. Toujours est-il qu'il avait établi l'existence d'une maladie identique dans sa nature, produisant les granulations sur les différents organes qui sont susceptibles d'en être atteints, et qu'il avait prouvé par des expériences que ces granulations étaient le résultat

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