FISTULES URINAIRES
Il s'aperçoit aussi que son cataplasme est iiabituelleiuent imbibé d'urine qui a suinté par cette plaie.
M. Desormeaux passe les bougies Béniqué successivement depuis le n" â/i, la dilatation du canal se fait assez rapidement jusqu'à arriver au n° 51.
Le 9 octobre- — Examen à l'endoscope. On voit en un point de la muqueuse sur la demi-circonférence inférieure du canal, une tache d'un rouge violacé, saignant facilement; ce point paraît environner l'orifice interne. On le cautérise avec de la solution de nitrate d'argent très-concentrée, portée à l'aide d'un petit tampon de coton, à travers la sonde de l'endoscope.
On supprime la sonde à demeure. Le malade urine la première fois un peu difficilement, le jet est éparpillé, mais dès le lendemain il est parfaitement normal. Le suintement d'urine par la plaie persiste encore, ainsi qu'un écoulement goutte à goutte pendant que le malade urine.
Le 16 octobre. — Deuxième cautérisation à l'endoscope au moyen du crayon de nitrate d'argent. Il y a dans la journée un peu d'uréthrorrhagie; la miction se fait convenablement toutes les heures environ. L'écoulement par la fistule diminue de quantité.
Les 23 et 30 octobre l'orifice fistuleux du canal est encore touché avec le crayon de nitrate d'argent. Les bougies d'étain sont introduites à peu près chaque jour. Le mieux contiiuie. Enfin le malade sort le k novembre parfaitement guéri ; la fistule uréthrale est cicatrisée. L'urine sort uniquement par le méat et sous la forme d'un jet volumineux et régulier.