CONCLUSION
Tout ce que nous venons d'indiquer n'est, en réalité, qu'un exemple pour l'application de la méthode ; mais nous avons la prétention de faire pénétrer l'enfant dans des conceptions plus élevées ; ce qu'il faut tout d'abord comprendre, c'est notre but, qui est de suivre, autant que possible, dans leur ensemble, les besoins de la croissance et de la vie.
Nous venons d'effleurer quelques cycles, comme, par exemple, celui du carbonate de calcium ; mais tout se tient et, ce qui est intéressant, c'est de pouvoir s'orienter dans ces corrélations. Apporter des notions détachées, c'est apporter la confusion ; mais il faut que nous puissions déterminer le lien existant entre elles ; et, quand est établie la corrélation entre les notions désormais enchaînées les unes aux autres, les détails eux-mêmes trouveront leur lien entre eux. L'esprit, alors, sera satisfait, et le désir naîtra d'aller plus avant dans la recherche.
Puis, en déterminant avec l'enfant la corré-
lation entre les choses, obéissant au propre de l'esprit humain, nous créons pour lui une philosophie; et pourquoi l'enfant ne pourrait-il faire de la philosophie?
Puisque l'esprit humain est mathématique et philosophique, cherchons dans les proportions raisonnables à tourner l'esprit de l'enfant vers la mathématique et la phflosophie.
Voici donc un principe essentiel de l'éducation : enseigner les détails, c'est apporter la confusion ; étabUr la relation entre les choses, c'est apporter la connaissance.