CARACTÈRE MORAL DE SEPT A DOUZE ANS
à entrer dans cette société ; mais c'est de son propre chef qu'il doit obéir à des principes s'il veut en faire partie. Et le fait de se trouver ainsi, réunis entre individus qui ont librement accepté les principes d'une société, constitue un attrait pour cette société dont les limites ne sont plus les murs d'une pièce, mais seulement des limites d'ordre moral.
Les scouts se donnent donc une règle de vie dont la difficulté et la dureté dépassent ce que l'on aurait cru possible d'être supporté par des enfants de cet âge. Ainsi, les longues promenades, les nuits en plein air, la responsabilité de ses propres actions, le feu, les camps, etc.. représentent autant d'efforts collectifs. Le principe moral qui se trouve à la base nécessite une adhésion de l'individu : c'est l'adhésion de l'individu à la société. Et c'est là l'essentiel.
Équivalence avec la première période : nous faisions appel au consentement de l'enfant à recevoir une leçon donnée. Ce qui était sensoriel est devenu abstrait.
Il existe donc aussi, en cette deuxième période, des possibilités supérieures à celles que nous connaissions à l'enfant ; seulement, ces possibiUtés ne sont pas subordonnées au commandement d'autrui, mais bien au commandement de sa propre conscience.