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Par contre, Brown-Sequard (1) en galvanisant le sympathique non-coupé, ou immédiatement après sa section, a observé les effets suivants:
1e La pupille se dilate.
2° Les paupières s'ouvrent et les contractures des muscles de la face et del’oreille cessent d’exister’.
3° La vascularisation diminue, mais si l’on cesse la galvanisation, les vaisseaux ne tardent pas à se dilater de nouveau et cela à un plus haut degré qu'auparavant.
4° La température s’abaisse.
Du reste les mêmes phénomènes alternatifs de constriction rapide, puis de dilatation des vaisseaux, se passent du côté du globe oculaire.
L'action vaso-motrice est donc passagère, malgré la permanence de l'excitation (Boucheron) (2).
Le sympathique à également une action sur l'accomodalion. Morat et Doyon (3) ont établi par des expériences sur les animaux, que la section du sympathique amène une exagération légère de la courbure du cristallin, tandis que son excitation détermine une diminution de courbure, un aplatissement de la lentille.
Le nerf sympathique se comporterait comme un nerf d'arrêt et agirait par un phénomène d'in-
(1) Brown-Sequard, Gazette médicale, 1854, n° 3. (2, Boucheron, Thèse de Paris, 1875.
3) Morat et Doÿon, Le grand sympathique nerf acconiodateur,
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hibition sur les fibres du plexus ciliaire émanant du moteur oculaire commun (Pausier) (4).
De ses expériences sur les lapins, Gillet de Grandeourt (2) conclut que lescourantsélectriques activent la circulation de l'œil et de ses annexes, augmentent la tension de londée sanguine au point de rompre les vaisseaux, produisent une diminution de la quantité de humeur aqueuse et un enfoncemenrt du globe dans lorbite, congestiennent enfin la portion du cerveau correspondant au côté électrisé.
I faut dire que pratiquement lorsqu'on électrise l'œil, l’action porte et sur ses centres trophiques (plexus ciliaire, trijjumeau sympathique, tubercules quadrijumeaux) et sur les membranes ellesmêmes.
Les phénomènes, qu'on observe en pareil cas seront la résultante de l'action propre des courants sur chacune de ces parties, action inconnue pour certaine (Pausier) (3).
Il est établi que Pexcitabilité des nerfs diminue à mesure que l'excilation se prolonge etaugmente d'intensité; l'excitation du nerfest d'autant plus prononcée que l'excitation est moins longue.
Or lorsqu'on fait traverser le ganglion cervical supérieur par un courant électrique de faible intensité et de courte durée, on réveille et on excite
({}) Pausier, Thése de Paris, 1896.
(2) Gillet de Grandcourt, Rec. d'opat., 1883, p. 39. 18) Pausier, loc. cit.
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les nerfs vaso-moleurs qui se rendent à l'œil et probablement aussi ceux du tissu cellulo-graisseux de l’orbile. Quand on prolonge ou augmente l'action du courant, on épuise l'excitabilité des nerfs vaso-moteurs et le sang afflue dans les vaisseaux congestionnés des membranes ; c'est ce qui nous explique les congestions de la conjonctive, de la choroïde, du cercle ciliaire et de la rétine ; le même fait se produit probablement aussi du côté de l'orbite.
Si le courant est très énergique et de longue durée, le sympathique finit par perdre toute son excitabilité, il est paralysé et l’on observe du côté de l'œil les mêmes symptômes que si le ganglion cervical supérieur avait été arraché, rétrécissement de la pupille,.enfoncernent du globe dans l'orbite.
En résumé, la section du sympathique cervical produit le resserrement de la pupille, la rétraction du globe, une élévation de température (Brown- Sequard (1), Claude Bernard) (2), une exagération de la courbure du cristallin (Merat et Doyon) (3). La galvanisation intense et prolongée du sympathique cervical produit la dilatation pupillaire, une diminution de la température et une action vaso-motrice passagère malgré la permanence de
(1) Brown-Séquard, loc cit.
(2) Claude Bernard, idem.
(3) Merat et Doyon, idem: