‹ De l'Enophtalmos TraumatiqueChapitre 9 sur 20 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Beer, Loc, cit.

Chute sur un rocher. — Aucun trouble de la vision.

En aoùt 1891, en faisant une excursion dans les Alpes, Beer observa un jeune garçon de 15 ans qui lui servait de guide. Son père avait une légère microphtalmie à gaucheet je pensais, écrit Beer, lorsque je voyais la petitesse del'œilgauche chez le fils, qu’il s'agissait de la même affection. Mais à un examen plus approfondi, je reconnus que la cornée et le globe n’étaient pas plus petits qu’à droite. La fente palpébrale était plus étroite et l’œil était placé plus en arrière. En l’interrogeant, j'appris que la petitesse de l’œil s'était montré un mois auparavent et cela après un accident. Le garçon avait glissé en descendant une moréne. [Il était tombé de 3 mètres de haut la tête en bas et avait heurté avec la moitié gauche de son visage un rocher. Il avait pu se relever tout seul sans avoir perdu connaissance un seul instant : il était un peu abasourdi à ce moment, mais avait pu continuer à marcher. Huit jours après seulement, il remarqua le retrait de son œil gauche. Jamais il n’eut de fortes douleurs, son acuité visuelle ne fut pas diminuée.

A l'examen, on ne peut constater s’il y a paralysie de l'iris ou du muscle accomodateur.

Le globe paraît tout à fait normal, seulement il est enfoncé de 3 millimètres par rapport à l’autre.

La paupière supérieure est un peu plus basse et plus en arrière que du côté sain, mais elle peut facilement se relever.

Aucune diminution dans les mouvements.

Pas de diplopie. V — 1. Fond d’œil normal.

OBSERVATION XVII Talko, Klin. Mbl., XIX, p. 491

Coup avec un morceau de bois. — Ptosis. — Douleurs pulsatiles.

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Soldat de 25 ans, ayant reçu 7 ans auparavant un morceau de bois sur l'œil droit. À ce moment la vue commença à s’affaiblir de ce côté etle maladeressentit quelques douleurs dans l’œil.

Etat actuel. — Du côté droit il y a du ptosis de la paupière supérieure comme dans l’atrophie occulaire, et la fente palpébrale est plus petite que celle du côté gauche. Quand le malade relève la paupière on s'aperçoit que l’œil regarde en haut.

La pupille est normale et le fond de l'œil aussi.

Le malade ne reconnait plus bien avec son œil droit, il compte les doigts à 3 mètres avec le gauche.

Douleurs pulsatiles dans le fond des deux orbites, dans les tempes et les oréilles principalement le soir et la nuit. Plus tard les douleurs s’accroissent et le malade sent ses yeux attirés en arrière.

Un mois après, perte complète de la vue sans que les douleurs orbitaires et temporales et que les sensations de tiraillement aient diminuées un seul instant.

L'œil est enfoncé. A droite, la distance entre le pôle antérieur de l’œil et le bord supérieur de l’orbite est de 6 lignes, à gauche de 4 lignes et demie,

Dans la suite surviennent un injection de la conjonctive, une dilatation notable des veines de la rétine, et finalement l’ulcération de la cornée.

OBSERVATION XVIII Schwarzschild, Med. Rec., New-York, 14 mai 1892

Chute de voiture, — Enophtalmie et Exophtalmie alternantes. — Mobilité un peu diminuée. — Vision normale.

Cocher de 20 ans qui à l’âge de 8 ans était tombé de voiture et avait frappé fortement le sol avec son front. Une petite blessure dans la région de larcade sourcilière avait produit une cicatrice insignifiante sans aucune suppuration. La production de l’'énophtalmie n'eut lieu que plus tard à une époque que le patient ne peut déterminer exactement.

Status, — Enophtalmie de l’œil droit de 6 millimètres. Le doigt peut pénétrer très profondément dans l'orbite. Enfoncement prononcée de la paupière supérieure avec diminution de 4 millimètres de la fente palpébrale. Dans l'attitude penchée de la tête exophtalmie de 6 millimètres, ce qui donne 12 millimètres pour l’excursion totale du globe.

Fond d’œil normal. V — 1.

Mobilité à peu près conservée : arrêt de développement de la face du même côté.

OBSERVATION XIX Schapringer, Klin. Mbl. 1893, p. 309

Coup de pied de cheval. — Cicatrices adhérentes. — Papille blanchätre.

Morris, C., cocher, 17 ans, né en Galicie, habitant New- York se présente le 3 décembre 1892.

Il y a quatre mois il reçut un coup de pied de cheval dans la région orbitaire droite. Les paupières furent alors œdimatiées et par suite complètement fermées. Quand il put les ouvrir il remarqua qu'il ne voyait plus bien de l’œil droit, Il ne peut préciser combien de temps après le coup survint l’enophtalmos.

Etat. Fente palpébrale plus étroite à droite qu'à gauche de 5 millimètres. Enophtalmie d'environ 5 à 6 millimètres.

Dans le tiers externe de la marge sous-orbitaire cicatrice non adhérente à l'os. A la limite du tiers externe et un moyen existe sur cette marge sous-orbitaire une entaille du rebord osseux et au tiers interne une tumeur grosse comme un pois. En outre on voit une cicatrice sur le côté droit du dos du nez à la partie supérieure du canthus, de 15 millimètres de long.

Le malade dit que le soir les parties molles situées au-dessus de l’œil sont habituellement gonflées et lui donne une sensation désagréable de tension.

L’angle externe des paupières est un peu séparé du globe oculaire repoussé en arrière et dans l’espace ainsi fermé existe

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un petit prolapsus de la conjonctive déchirée et retournée. Tension de l’œil normal.

Milieux transparents. Papille blanchâtre. Vaisseaux diminués de calibre.

Les modifications que l’on sent sur le bord de l'orbite plaiderait pour l’auteur en forme d’une fissure étendue de la paroi de l’orbite.

OBSERVATION XX Schapringer, Klin. Mbl., 1893, p. 309

Ida K., de Rzeszow en Galicie âgé de 30 ans, reçut un coup sur la joue gauche à l’âge de 8 ans en tombant de voiture.

Enophtalmie de 4 à 5 millimètres de l’œil gauche.

Ptosis. — Mobilité de l’œil normale. — Pas de cicatrice au pourtour de l’œil.

Pupille normale. — Fond d'œil physologique.

OBSERVATION XXI Fuchs, Wiener Klin. Monatsschr., 1893, p. 10

Forestier atteint par une branche d'arbre. — Diplopie. — Section du droit supérieur pour y remédier.

Un forestier de 47 ans, fut atteint le 13 novembre 1892, par une branche d’arbre dans la région oculaire. Ses paupières se gonflèrent et il ne put les ouvrir de 6 semaines.

Quand enfin il les rouvrit, il eut de la diplopie.

Après le coup il existait une anesthésie complète de la joue gauche, des paupières gauches et de la moitié correspondante du nez. La sensibilité ne revint que 4 semaines après, mais il subsistait encore de la paresthésie, du fourmillement et de la cryesthésie.

Status, Sur la paupière supérieure gauche une cicatrice longue de 25 millimètres. On ne sent pas de lésion osseuse de l'orbite.

One.

La paupière est enfoncée de 4 millimètres comparativement avec la droite. La pupille est un peu plus étroite à gauche.

V=— 1. — Enophtalmie — 2 millimètres.

Mobilité normale sauf dans le regard en haut où l’œil reste en retard de 1 millimètre sur le droit.

Fond d’œil normal.

Dans toute la moitié supérieure du champ visuel le malade a de la diplopie.

La direction de l’axe visuel est nettement caractéristique d’une paralysie de l’oblique inférieur.

Fuchs pratiqua la section du droit supérieur de l’autre œil par le procédé de de Græfe pour supprimer la diplopie et obtint un succès complet. La diplopie subsista quelques jours encore, mais le cinquième jour elle disparut complètement.

OBSERVATION XXII Denig, Arch. f. Aughkde, Bd 28, p. 276, 1894.

Chute. — Vomissements. — Otorrhagies. — Diplopie. — Ptosis. — Sensation du duvet. — Affaissement de la joue.

Maçon de 26 ans qui tombe d’une hauteur d’un mètre sur le côté gauche de la tête. Pas de perte de connaissance, mais vomissements et otorrhagie abondante à droite. Diplopie immédiate.

Dix jours après, le malade remarque que son œil gauche devient plus petit. Enophtalmie de 3 millimètres et ptosis léger.

Paralysie respective de l’abducteur.

Pupille gauche plus dilatée, réagit vite.

Pas de cicatrice ni de dépression.

Otite moyenne suppurée.

Sensation du duvet dans l’œil gauche, la joue gauche et la moitié gauche du nez.

Sueurs abondantes de ce côté.

Joue gauche un peu aplatie.

À part cela tout est normal.

Quatre semaines plus tard les pupilles sont égales et normales, la sensation du duvet et les sueurs ont disparues.

Mais l’enophtalmie, l’affaissement de la joue et la paralysie de l’abducens subsiste toujouts.

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