‹ De l'enseignement à l'école et dans les classes élémentaires des lycées et collègesChapitre 195 sur 262 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

.par conséquent et, par exemple, la première année du cinquième siècle avant Jésus-Christ , c'est 500 et la dernière 401, tandis que la première année du cinquième siècle après Jésus-Christ, c'est 401 et la dernière 500 ; que la seconde année du quatrième siècle avant Jésus-Christ, c'est 399 et l'a vantdernière 302, tandis que la seconde année du quatrième siècle après Jésus-Christ, c'est 302 et l'avantdernière 399, et ainsi de suite ; que les siècles (et cette remarque est particulièrement importante) que les siècles tirent leur nom, avant Jésus-Christ, de leur première année, et après Jésus-Christ de leur dernière ; qu'ainsi le troisième siècle ayant Jésus- Christ tire son nom de l'année trois cent, qui est la première du troisième siècle, tandis qu'après Jésus-Christ, le troisième siècle tire, il est vrai, son nom de l'année 300, mais que cette année est la dernière du siècle, 201 étant la première.

Enfin il faut multiplier et varier les questions de ce genre, jusqu'à ce que les enfants soient rompus à ce mécanisme du reste fort simple, et qu'il ne leur Arrive plus de transporter les années d'un siècle dans celui qui le précède ou celui qui le suit. Une conception nette, vive, de chaque siècle en lui-même et séparément des autres est d'un puissant secours pour l'étude de l'histoire.

Pour la former dans l'esprit, on peut avoir recours à des lignes horizontales ou mieux encore verticales qu'on dispose parallèlement les unes près des autres ;

l'espace est en effet la meilleure mesure du temps. Cette .disposition de lignes égales et parallèles me parait propre à donner la sensation vive et, par suite, Tidée nette de l'égalité des siècles et de leur succession. Chaque ligne peut être un mètre ; le mètre se divisant en décimètres et centimètres comme le siècle en décades et en années, il y a correspondance parfaite entre les divisions géométriques et les divisions chronologiques ; chaque centimètre représente une année.

Ce procédé sert aussi à donner la sensation de la durée relative des règnes et à en imprimer le souvenir iheffaçablement. Lorsque, par exemple, on aura vu sur une même ligne trois divisions successives, Tune de 32, la seconde de 12 et la troisième de 1 centimètres, avec les noms de François I er , de Henri II et de François II au-dessus de chacune d'elles, il deviendra difficile d'oublier l'étendue relative de ces règnes. La même sensation sera rendue plus vive encore, si Ton range les unes audessous des autres des lignes métriques représentant exactement, par leur longueur, la durée des règnes. Il est clair qu'on peut remplacer le mètre par le décimètre; alors l'année est représentée par un millimètre. Voici les règnes cités plus haut, en millimètres sur la même ligne:

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