CHAPITRE XXXIV
32 ans. 12
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Ou en millimètres sur trois lignes :
François i« r — >— . , 32 ans.
henri 11— , 12 ans.
François 11 -, 1 an.
Enfin, pour donner la sensation et l'idée de la continuité des siècles et du. cours ininterrompu du temps, il sera bon d'en offrir l'image en un développement rectiligne de plusieurs siècles ou même de l'histoire de France entière. La classe la plus étroite a toujours au moins 15 à 20 mètres de tour. Qui empêche de tracer une ligne horizontale qui fasse le tour de la classe, et qui, divisée en mètres et centimètres, c'est-à-dire en siècles et en années, et ensuite en règnes, déroule aux yeux des élèves l'image permanente et fidèle de nos 15 siècles d'histoire? Pour frapper les yeux et aider la mémoire, on peut avoir recours à un artifice bien connu, et donner une couleur différente aux parties de la ligne qui représentent les différentes dynasties, et nuancer de teintes variées les divers règnes de chacune d'elles.
Mais les siècles, bien qu'ayant leur caractère propre et leur physionomie distincte, ne sont pour-
tant que des divisions arbitraires; ces divisions ne règlent pas plus la marche des événements que les degrés du thermomètre ne règlent les variations de la température. La fin ou le commencement d'un siècle ne coïncide pas toujours avec la fin ou le commencement dés grands mouvements politiques, religieux, littéraires ou autres. Il en est de même pour les règnes, dont les divisions dues à des morts parfois soudaines» souvent prématurées, sont, elles aussi, purement fortuites ou accidentelles; telle évolution commence dans le cours d'un siècle et ne s'achève que dans le siècle suivant, ou même dans un siècle plus éloigné ; telle entreprise, préparée et commencée sous un règne, se poursuit dans les règnes suivants et ne se termine que longtemps après. En dehors de ces divisions arbitraires ou accidentelles des siècles et des règnes, il y en a d'autres, qui sont à la fois logiques et naturelles, parce qu'elles sont fournies par le développement méme*de l'histoire et par l'enchaînement des causes et des effets. Les invasions, les maires du palais, les croisades, la chevalerie, la guerre de Cent ans, etc., voilà des divisions qui ne cadrent ni avec celles des siècles ni avec celles des règnçs.
La vie de l'homme, la vie d'un homme, se compte aussi comme celle de l'humanité, comme celle d'un peuple, par les années et les jours ; mais sous ce partage artificiel du temps en petites parties isochrones, en petites tranches égales, il y a des