‹ De l'enseignement à l'école et dans les classes élémentaires des lycées et collègesChapitre 4 sur 262 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

physiques ou naturelles, ni même dans les sciences historiques et politiques; elle est ailleurs, comme j'ai essayé de le faire voir dans l'ouvrage intitulé : l'Éducation 'à' V École.

Grâce au concours de toutes les bonnes volontés et de tous les talents, l'éducation intellectuelle est en bonne voie. Les livres abondent, les maîtres se forment ; cependant ces maîtres ne sont encore qu'une élite, et la pédagogie n'a pas pénétré aussi avant qu'on pourrait le croire dans le corps nombreux et précipitamment accru des instituteurs et des institutrices. Ce ne sont pas les théories qui manquent : mais les théories flottent à la surface, et la routine reste au fond. Pour le grand nombre la pédagogie n'est qu'un amas de formules creuses et sonores et non un système de règles claires et simples qui soient comme les muscles et les nerfs de l'enseignement.

Nous n'avons qu'une conûance médiocre dans la vertu des formules pédagogiques ou autres. Sans doute quand elles se présentent, en manière de conclusion, à la fin des «longs travaux qui les ont élaborées, elles sont pleines de force et de sens ; mais, une fois détachées de leurs principes, isolées et mises en circulation, elles se vident de sens et se remplissent de vent ; ce ne sont plus que des ballons qu'il suffit souvent de toucher d'une épingle pour les dégonfler instantanément.

• Ces formules ont une vertu singulière : elles font croire & ceux qui en usent, qu'ils sont des maîtres accomplis. Quand on a prononcé le fameux: du connu à l'inconnu, il semble qu'on n'ait plus rien à apprendre ; mais trop souvent il reste à comprendre. Est incomprise toute formule qui ne peut

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