DICTÉE — ORTHOGRAPHE
SOMMAIRE. — De l'habitude de faire épeler la dictée tout entière, et répéter toutes les règles qu'on y rencontre. - Effets inévitables de cette fâcheuse habitude. — Qu'il vaut mieux épeler dans chaque dictée les mots douteux et nouveaux, et insister seulement sur un certain nombre de règles choisies avec intention. —Dans quelle mesure on doit user du tableau noir pour la correction de la dictée. — Procédés à employer pour fixer dans la mémoire la forme orthographique des mots. — L'émargement. — La composition spéciale. — L'épellation. — Habitude vicieuse d'épellation. — De l'influence de la dictée sur le développement de l'esprit et l'accroissement des connaissances. — Deux sortes de recueils à faire, l'un comprenant des sujets d'un intérêt général, l'autre des sujets d'un intérêt local. — Avantages de ces recueils. — De la pauvreté du vocabulaire de l'école primaire. — De la nécessité de l'enrichir. — Moyens d'y réussir. — Le lexique personnel. — Triage des mots techniques et savants.
La dictée est sinon le meilleur des exercices, au moins l'un des plus utiles, et, s'il est bien entendu, l'un des plus agréables. Il a un double but : former à l'application des règles, apprendre l'orthographe des mots. Pourquoi faut-il que certains maîtres semblent prendre à tâche de le rendre à la fois stérile et ennuyeux ; stérile par la mono-