DI
laquelle, pour les classes supérieures des humanités, un professeur serait spécialement chargé de coordonner et d'unir les différentes branches d'instruction et de diriger les élèves dans l'étude comparée de productions littéraires appartenant aux grands écrivains anciens et modernes.
Cependant, si je n'ai pas suivi dans mon rapport la marche que j'aurais voulu suivre, je crois avoir suffisamment motivé mon opinion sur la valeur du mémoire. La classe, je n'en doute pas, reconnaîtra avec moi qu'elle ne peut écarter un travail qui, mis au jour sous ses auspices, fera faire un grand pas dans 1 art de l'enseignement, cet art, qui, comme nous l'a si bien dit M. Devaux, est assez complexe et assez difficile pour que, longte^nps encore et malgy^é une si longue expérience, les procédés de la transmission des connaissances humaines puissent être utilement perfectioyinés .
Le Gouvernement, de son côté, témoin de l'accueil favorable que l'Académie aura fait au mémoire, sanctionnera de son autorité un plan d'études destiné à devenir dans ses mains la source d'importantes améliorations. Il remplira ainsi la tâche que sa haute mission kii impose, tâche qui, selon la remarque judicieuse faite, en 1831, par M. Lesbroussart, alors administrateur général de l'instruction publique, consiste à « ne jamais cesser de tendre au perfectionnement de l enseignement par des essais sagement mesurés. »
Après mûre délibération, la classe décerne au mémoire une médaille d'argent, et décide que l'insertion du mémoire aura lieu dans son recueil. L'auteur sera invité à se faire connaître.
DE LA
LANGUE MATERNELLE