‹ De l'enseignement obligatoire; mémoire présenté à l'EmpereurChapitre 23 sur 43 · DIFFÉRENTS UF LA VRAIE RELIGION · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTS UF LA VRAIE RELIGION

plus justes, les plus précises? Lisez tout ce que le saint Docteur en dit avec plus ou moins de développement dans le livre de la Vraie Religion ; dans le dernier des six livres de la Musique; dans le premier livre de la Genèse . contre les Manichéens ; dans le chapitre dix-huit du on* zième livre de la Cité de Dieu ; dans le vingtième et vingt et unième chapitre du troisième Traité sur F Évangile selon saint Jean ; dans la Lettre troisième, à Nébride ; dans la cent vingtième , à Consentius ; enfin , dans les Confessions , au chapitre vingt-quatrième du dixième livre, et au chapitre quatre du onzième. Recueillez toutes ces inspirations du génie et du cœur d'Augustin, eparses dans tantde pages sublimes, et vous aurez la théorie du Beau , la seule vraie , la seule complète, parce que si la Science en a posé la base, la Foi lui a donné son couronnement. Vous verrez alors,, Messieurs, comment, du Beau, dans la nature , et dans les arts , et dans les lettres , et dans les mœurs , il s'élève à la source invisible des éléments mêmes qui le constituent, c'est-àdire au principe de tout nombre, de toute proportion , de toute convenance, de tout ordre, de toute harmonie ; à l'unité souveraine, à la forme divine, à la raison incréée, à la justice essentielle , à la perfection absolue , à cette éternelle beauté du Créateur, qui excite incessamment ses soupirs dans l'exil de cette vie , et quelquefois ses extases et ses ravissements , lorsqu'il semble

la cou te m pi er, la saisir, l'embrasser dans quelque rayon échappé de ses splendeurs sur les créatures.

Mais ce rayon de l'éternelle Beauté mène à la connaissance de la vérité suprême , car Tune n'est pas distincte de l'autre. La (ace rayonnante du soleil , n'est-ce pas le soleil lui-même ? C'est de cette vérité que découle tout ce qui est vrai. Qu'est-ce donc que le vrai? et qu'est-ce que le Taux ? Le vrai , c'est ce qui est, répond Augustin ; le faux , c'est ce qui parait être, et n'est pas (1 ). Et sa double définition a été répétée par tous les philosophes. Mais comment le vrai est-il conçu dans l'esprit? C'est Nébride qui interroge. — Souvenez -vous, mon cher Nébride , lui répond le philosophe d'Hippone, que ce que nous appelons concevoir se Fait en nous de deux manières , ou intérieurement par la seule action de l'àme et de l'intelligence, ou par les impressions et lésa vertissementsdes sens. Dans l'une et l'autre manière de concevoir, notre connaissance n'est pour ainsi dire que la réponse que nous lait la vérité éternelle que nous consultons intérieurement ; mais que nous consultons dans l'une sur ce que nous trouvons en nous-mêmes, et dans l'autre sur ce qui nous est rapporta par les

(1) Soliloi]. lib. II. cap. v.

sens(i). — Et quel est, dès lors, notre premier devoir à l'égard du Vrai , demande Augustin dans les Soliloques? La Raison, son interlocutrice, lui répond : C'est de rechercher cette vérité qui ne peut être mélangée de rien de faux, qui n'a point deux faces différentes , qui ne se contredit jamais , et dont le nom sert à désigner toutes les choses vraies , de quelque manière qu'on les désigne (2). Puisez, s'écrie-t il, puisez la vérité en Dieu qui en est la source. Rassasiez-vous au dedans , afin de répandre ensuite au dehors de votre plénitude. Puisque vous ne pouvez puiser la vérité dans vous-même, il faut nécessairement que vous la puisiez en Dieu , comme dans la source d'où elle s'épanche sur les intelligences (3).

Cependant cette vérité qui éclaire l'esprit de l'homme, est aussi le souverain bien après lequel son cœur soupire même à son insu. Vous le savez, Messieurs, la question du souverain bien est celle qui a été le plus agitée dans l'anti-

(1) EpUl. XIII. Nebridio Augustinus , n. 4. Par où l'on Toit qu'Augustin , en admeiiant deui instruments de perception dans l'homme, les sens et l'intelligence, regarde la Téritc éternelle comme la seule source primitive de toutes nos connaissances.

(2)So1iloq. Mb. Il, cap. %, in fin.

(3) Eiurriit. in ps. xci.

quite païenne, parceque l'aspiration au bonhtoor sort des entrailles même de l'humanité. Augustin, dans son immense ouvrage de la Cité de Dieu, nous apprend que Varron comptait jusqu'à cent quatre-vingt-huit sectes existantes ou possibles touchant le souverain bien (1). Le père de la philosophie chrétienne, Augustin, après avoir réfuté ces opinions diverses, établit scientifiquement que Dieu est exclusivement le bien suprême, le souverain bien en même temps que la source unique de tous les biens visibles et invisibles. La question du mal, corrélative à celle du bien, est illuminée en même temps par cette raison supérieure , qui s'éclaire elle-même de la lumière infaillible de la Foi. Elle enseigne, avec une hauteur de vue inconnue avant les siècles de l'Évangile, que la défaillance de la volonté qui constitue le mal moral , ne consiste pas en ce que la volonté se porte vers une chose en soi mauvaise, puisqu'elle ne peut se porter que vers une nature , et que toutes les natures sont bonnes, l'être, à tous les degrés, étant un bien ; mais parcequ'elle s'y porte mal, c'est-à-dire contre l'ordre des natures elles-mêmes, en quittant l'Être souverain pour tendre vers ce qui a moins d'être (2). D'où la conclusion : que Dieu seul doit être recherché pour lui-même, tous les

(1) De Civitat. Dei. lib. XIX. cap. iv.

(2) De civii.il. Dei, lib. XII. op. vin.

, if

autres biens inférieurs ne pouvant être désirés que comme des moyens d'arriver à la possession de Dieu, fin de notre existence, et par conséquent notre unique béatitude.

C'est ainsi, Messieurs, qu'Augustin, porté entre les bras, pour ainsi dire, de la Religion et de la Philosophie, s'élève dans les plus hautes et les plus saintes régions du monde invisible. Le Beau, le Vrai, le Bien, répandus à profusion sur toute la nature par la sagesse divine, sont comme autant de degrés par lesquels il monte jusqu'à Dieu. Entendez-le s'écrier pour nous exciter à le suivre :

O sublime Sagesse, douce et riante lumière d'une intelligence épurée , guide sûr et fidèle , malheur à ceux qui vous abandonnant, vont errer loin de vos routes lumineuses, et qui dans vos ouvrages aimant mieux vos ombres que vousmême, n'y discernent point les traits de votre main puissante, et les signes que vous nous faites, pour nous avertir et nous rappeler sans cesse à l'excellence de vos beautés éternelles; car ces traits imprimés sur les créatures qui en font tout l'ornement et tous les charmes sont destinés à réveiller nos esprits et nos cœurs pour qu'ils s'élèvent jusqu'à vous. Ainsi , l'artiste, par la beauté de son œuvre, semble- t-il faire signe à celui qui le considère de n'y pas arrêter son admiration ,

mais en la parcourant des yeux, de reporter son amour à celui qui en est Fauteur. Tous ceux, ô divine Sagesse, qui reposent leur cœur sur vos ouvrages sans songer à vous, sont semblables à ces ignorants qui, très-attentifs au discours d'un homme éloquent et habile, s'appliquent avec tant d'avidité à l'agrément de sa voix ou à l'arrangement de ses paroles, qu'ils perdent de vue le principal sujet du discours et les pensées même dont ces paroles ne sont que les signes. Malheur , malheur à ceux qui , refusant d'être éclairés de vos splendeurs, ô Soleil des intelligences, prennent un funeste plaisir dans leurs ténèbres ! Car en s'éloignant de vous et tournant, pour ainsi dire, le dos à l'astre brillant du jour, que pouvent-ils voir sinon des ombres dans ces grossières voluptés, où la joie même qu'ils ressentent ne vient que de l'éclat de votre lumière, dont ces ombres sont environnées? Âh, plus on se plaît dans cette affreuse obscurité des sens, plus l'œil de l'âme en devient faible, languissant, incapable de soutenir votre présence, et de vous contempler, ô Sagesse, qui êtes tout à la fois la Beauté infinie, la Vérité suprême, le Bien universel! Ainsi, quand l'homme s'attache à ce qui flatte et entrelient ici-bas sa convoitise, il s'aveugle de plus en plus. Alors il commence à ne plus rien voir de grand et de sublime dans le inonde supérieur dont celuici n'est que l'image (1J.

(I) Delibero Arbilrio, lib. Il, cap. xvi. n. 43.

ij

Voilà, Messieurs, ce que saint Augustin a fait pour l'alliance de la Science et la Foi. Voilà ce que cette alliance, à son tour, a procuré de véritable gloire à saint Augustin. C'est ainsi que le père de l'Eglise le plus éminent, le plus grand théologien, après saint Paul, initiait ses bienaimes disciples à ces hautes connaissances philo* sophiques , en même temps qu'il leur expliquait les règles pratiques de la vie; c'est ainsi qu'il leur découvrait, comme disait Alipe ;1), l'un de ses disciples et sou ami intime, non-seulement les routes, mais les vastes champs , mais les mers calmes et pures de la science ; c'est ainsi qu'il leur montrait clairement où résident les mystères de la vérité, leur en expliquait la nature, la divine beauté, et leur apprenait les dispositions où doivent être ceux qui se livrent à leur recherche.

Jeunes gens, l'espoir de l'Eglise et de la patrie, la gloire et l'amour de votre premier Pasteur, laissez-moi vous donner en finissant , par la bouche d'Augustiu, en présence de vos pères dans la science, des conseils qui assureront vos sucsès ; ou plutôt consentez à devenir, pour quelques instants, les disciples du philosophe de Cassiacum et du docteur d'Hippone, du savant illustre que le monde a donné à la Religion , du

(1) De Online, lib. II, cap. \\. n. 53.

grand Saint que la Religion a donné au Ciel; dans l'heureuse société d'Alype, de Nébride, de Licentius et de Trigetius, recueillez avec amour les paroles de votre tendre ami à tous, plus encore que de votre commun maître, et gravez-les profondément dans vos cœurs :

Tout disciple de la sagesse s'attache d'abord aux règles d'une vie pure. Voici donc quelle doit être la vie des jeunes gens qui se consacrent à l'étude. Ils doivent renoncer à toutes les séductions de la volupté, aux recherches de la parure, aux soins déréglés de leur personne, aux dangereuses occupations du jeu, à la pesanteur du sommeil, aux charmes de l'oisiveté, aux désirs immodérés de la louange , aux empressements trop vifs pour les dignités et les honneurs. Il ne vous sera permis, jennes gens, d'aspirer aux emplois publics qu'après que vous vous en serez rendus dignes par de longs travaux et par la pratique des plus solides vertus. Commencez donc par chasser tous les vices de votre àme, sans faire grâce à aucun. La sainte passion de l'étude ne va bien avec aucune autre passion. Cultivez cependant l'amitié, elle vous sera d'un grand secours,si vosamis sontchrétiens, graves, studieux. Ayez du respect pour tous les mérites et principalement pour les vétéranls de la science, qui

sont vos maîtres, et que peut-être vous n'égalerez jamais ; soyez modestes devant eux : écoutez leur vieille expérience. Que toute votre conduite , en un mot , soit juste et réglée : servez Dieu ; pensez-y souvent; marchez sous son regard invisible ; unissez-vous à lui par la foi , l'espérance et la charité; enfin priez-le pour l'heureux cours de vos études et de celle des compagnons de voire jeunesse.

Après avoir réglé votre vie selon les maximes que vous venez d'entendre, il reste à vous parler de la manière dont vous devez vous instruire. Nous avons deux voies à suivre, disons-nous avec S. Augustin quand l'obscurité des choses nous embarrasse : la raison et l'autorité. La philosophie appuie ses assertions sur |a raison , toujours faible et chancelante; la Religion fonde ses enseignements sur la souveraine autorité de Dieu. Si, dans l'étude du monde intelligible, vous vous livrez à la recherche de la vérité par la première voie, nous ne saurions vous eu blâmer, pourvu que, dans ces ténébreuses questions, vous ne perdiez pas de vue le flambeau de la foi. Nous en convenons avec saint Augustin (1),

(1) Quemadmodum UN qui lu lace mlis eliguru quod libeniur ;ispiciant , et co asjieclu taMilicanlur; in i|iiibus si qui forte fuin [)L vege lion bus tanisque et forliî-siinis oulis |>r;pdili, niliil libeulius i)tiain ipsuni solenicuiiliifniiir, <\v\ tiiam raiera qvibu-

affranchie par la grâce de Jésus-Christ, une âme à la pénétration sublime, après avoir contemplé avec une raison ferme et hardie plusieurs vérités immuables, peut s9 élever à la source de toutes les vérités, à la vérité 'souveraine , qui éclaire les mondes visibles et invisibles de sa lumière, et s'attachant à elle par toutes les forces de son intelligence, dans l'oubli de la successive et fatiguante pluralité des êtres , jouir à la fois de la perfection de tous dans l'unité de leur principe; mais lorsque en procédant de la sorte, dans l'exercice des facultés de votre intelligence, vous arriverez par hazard à une conclusion philosophique qui contredira une vérité religieuse, concluez infailliblement que la philosophie s'égare. Dites vous à vous-même : la vraie science n'est pas là , car la raison de l'homme ne peut pas être contraire à la raison de Dieu , et il est juste que l'une soit humblement soumise à l'autre, même en ce qui dépasse sa faible portée (1).

Vous, jeunes gens, qui vous livrez à l'étude des sciences exactes ou naturelles , n'oubliez pas

iolinniores oculi deleclanlur, illustrât : Sic fortis acies mentis et

végéta cum mulia vera et incomnnilabilia cerla ralione cons-

pexerit, dirigit se in ipsam veriiatem , qua cuoda monstrantur,

eiqoe infaaerens lanquam obliviscitur caetera , et in illa simul

omnibus fruitur. De Libero arbitrio, lib. Il, cap. xiu. (J) Voir, dans l'Appendice, les notes v, vi, vu.

que toutes les sciences touchent à des vérités divines et profondes, pour l'intelligence desquelles la sagesse éternelle (qui doit toujours parler par la bouche de vos maîtres) demande de vous particulièrement cette grande pureté de mœurs que nous vous recommandions tout à l'heure à tous. Ce n'est qu'alors , avec les yeux épurés de l'àme, que vous pourrez atteindre à cette unité suprême et vivante en qui se trouvent tous les mystères des nombres , et que vous obtiendrez d'elle, par une humble prière jointe à un travail opiniâtre , d'en pénétrer le fond. Et si vous voulez, d'autre part, étudier avec fruit les beautés visibles de l'univers, il faut , encore ici , que l'amour de la beauté souveraine et universelle écarte surtout loin de vous, par la force divine de la grâce, tous ces mauvais désirs des voluptés terrestres, afin que vous puissiez, dans la paix de votre âme, dans le calme de la vertu, vous livrer à la contemplation constante et suivie des merveilles de la nature»

Vous, qui faites des lois votre étude la plus sérieuse , songez qu'elles dérivent toutes de la raison éternelle, de la loi même de Dieu , loi toujours fixe, toujours sainte, toujours immuable en elle-même , écrite primitivement dans le cœur de tous les hommes où les passions l'avaient

presque effacée, ensuite promulguée extérieure* meut sur le Sinaï par le ministère de Moïse, sanctionnée enfin par le sang de Jésus-Christ sur le Calvaire , et interprétée infailliblement dans l'Église pour toute la suite des générations. Sachez que vous avancerez d'autant plus dans les profondeurs de celte science, que vous aurez une plus grande application à contempler cette loi divine , et que vous prendrez surtout plus de soins de la retracer dans tous les détails de votre vie. Comment pourriez vous un jour inspirer le respect pour la loi de votre pays , si vous même vous vous accoutumiez à fouler aux pieds la loi du législateur suprême ?

Vous qui aspirez à exercer l'art de guérir, vous trouverez d'autres dangers pour le succès de vos études , contre lesquels il faut aussi que nous vous prémunissions. Avant de songer à guérir les maladies du corps , guérissez d'abord les maladies de votre âme , afin de vous mettre en rapport avec le suprême médecin , de qui dépendent la santé et la maladie , la vie et la mort.

En étudiant le corps humain , admirez dans les merveilles de sa structure, la puissance et la providence du créateur. Mais respectez encore ce cadavre ; il y a quelque chose de sacré dans cette ruine : une image vivante de Dieu l'animait

naguères. C'est un temple que Jésus-Christ, à l'exemple de ce qu'il a fait pour lui-même , restaurera un jour, et dont la profanation ne resterait pas infpunie.

Accordez ensuite à la religion , Messieurs , ce qu'elle réclame de vous : « Rends au mé« » decin , dit l'oracle sacré , l'honneur qui lui » est dû ; le Très-Haut Ta créé : car tout re- » mède salutaire vient de Dieu , et sa décou- » verte mérite récompense. » Ecoutez bien la suite : « Mon fils, si donc la maladie t'atteint, » purifie ton cœur de toute iniquité , prie le Sei- » gneur, et lui-même te guérira par le ministère » du médecin. » Oui, Messieurs, vous n'êtes que des instruments entre les mains de Dieu ; ne l'oubliez pas. Mais écoutez surtout la conclusion : a Lui-même, le médecin, priera le Sei- » gneur de diriger ses soins pour la guérison du » malade, afin qu'il vive(l)». Solennel avertissement, Messieurs, pour que le médecin ne sépare pas la science de la piété , s'il veut voir sa personne environnée d'honneur, de confiance , et sa pratique couronnée de succès.

Vous appliquez-vous enfin à l'étude des arts libéraux , gravez bien dans votre esprit et votre cœur, qu'il n'y a rien en effet dans ces arts qui

(I) Ecries., cap. xxxvm. v. i, *, 40, U.

convienne aux âmes libres que ce qui est couronne à la vérité et ce qui sert à établir son empire. Poètes, orateurs, musiciens, peintres, seulleurs, architectes, voulez-vous être tous les dignes enfants de l'harmonie, élevez-vous de l'harmonie des mots , ou des sons , ou des couleurs , ou des lignes, ou des sphères, à l'harmonie essentielle et universelle , pour reposer vos âmes au sein de l'éternelle Beauté. Regardez les diverses sortes d'harmonie de la création comme autant d'échos de cette harmonie incréée qui résulte du concert des trois divines person nés dans l'unité de leur nature. Et souvenezvous que, quiconque aura violé les règles de l'harmonie morale , laquelle consiste dans l'accord de notre volonté avec la loi de Dieu , sera exclu du concert céleste , et relégué dans le lieu ou «il n'y a, dit l'écriture, aucun ordre, nulle « harmonie, mais où habite une horreur sem- < piternelle (1) ».

Pratiquez ces conseils que notre sollicitude paternelle, s'inspirant de l'esprit de saint Augustin, vient de vous donner, et l'on pourra dire un jour de chacun de vous, Messieurs, comme du docteur d'Hippone : « Dieu a enrichi son » âme des trésors de la science et de la vertu. » Ainsi soit-il.

(1) Job., x9 22.

APPENDICE

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