PRÉSIDENT DU CONGRÈS
t Messieurs , je suis profondément touché de l'accueil « que vous voulez bien me faire, d'autant plus qu'il ne m'est « pas difficile de me désintéresser personnellement d'une telle c bienveillance. Je ne suis ici qu'une fiction. En m'applaui dissant , vous applaudissez un Evêque de l'Eglise Gatho- « lique et de la France. Vous m'accueillez avec un tel cœur,
• parce que vous aimez Jésus-Christ et son Eglise. (Applau- « dissements prolongés.)
f Vons me saluez, parce que je suis un frère de vos saints « Evoques , un frère respectueux de votre vénérable, coura- « geux et patriotique Girdinal (Applaudissements), dont la « présence, au milieu de vous, vous honore, vous protège et « vous touche. (Longs applaudissements.)
« Vous me saluez , parce que je suis Français, fils d'un « noble pays, dont vous parlez la langue, dont vous corn-
• prenez si bien la gloire. (Applaudissements. Oui! oui!) « Vous saluez en moi mon père* qui est Jésus-Christ , ma « mère qui est la sainte Eglise, mes frères et ma nation. « Merci! (Applaudissements.)
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* Et moi aussi , si tous me permettez de vous le dire,
« moi aussi, je vous aime^. . . . J'aime la Belgique (Applaudissent ments), un peuple nouveau, peut-être plus solide que « les peuples anciens , un peuple croyant, plus libre que « les anciens , un peuple laborieux , plus en progrès que « les anciens, grûce à un roi prudent, à des lois sages, et à • des mœurs chrétiennes. La Loi, le Roi, la Foi : vous avez « le bonheur d'être une nation qui repose encore sur ces « trois colonnes tant ébranlées. (Applaudissements.)
« Dans la Belgique,1 j'aime les catholiques, et malgré « de grandes affaires et de grandes fatigues, j'ai été heu- « reux de pouvoir leur offrir un témoignage de ma religieuse « affection, précisément parce qu'ils n'ont pas été aussi « heureux qu'ils auraient dû l'être. Si vous aviez été de tout « point vainqueurs, j'aurais béni Dieu et applaudi de loin; « peut-être ne serais-je pas venu {Applaudissements}. Je « suis d'ailleurs venu avec joie, car l'heure de l'adversité est « l'heure des enseignements salutaires , des résolutions gé- « néreuses , et des amitiés fidèles. »
DISCOURS