‹ De l'enseignement philosophiqueChapitre 11 sur 18 · SOS · texte numérisé non relu

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ration de la foi infuse que du discernement deç autorités, et de la réparation de la lumière, et des ténèbres. Or, nous conviendrons que, dans notrç dernière hypothèse, ce discernement et cette se* paration ne peuvent s'opérer, et que le malheu» reux qui a reçu la vie dans de telles circonstances, pourra toujours ignorer une partie de la vérité et admettre quelques erreurs inévitables pour lui. Mais, comme le même inconvénient se présente dans tous les systèmes de certitude et de foi, peis» sonne n'a le droit de nous l'objecter. . ,

Nous avons avancé que c'était un devoir pour le scjûsmatique-né de douter de son église et d'examiner les titres sur lesquels elle se fonde

pour lui demander sa croyance. On conclura peut-être de là que le catholique romain doit sq conduire de ]p même manière quand il aura connoissance de l'existence de plusieurs églises* On ferait alors un mauvais raisonnement Car \ autorité de la véritable église, comme Celle di* genre humain^ se produit avec des titres si visibles, si éclatants, qu'on ne peut la méconnoîtra ni la nier sans péché, ni se séparer d'elle sans renoncer au sens commun, à la vérité et à la raison* Elle est une, catholique ou. uaiverselle* apostolique ou perpétuelle, c'est-à-dire quelle porte les trois caractères inséparables de la vérité» et incommunicables à tout ce qui n'est pas elle t

k *d point que toute fausse autorité qui se présentera catholique romain ne peut supporter la comparaison. Cette comparaison, l'église ne l'interdit pas; au Contraire, elle la provoque, die lui donne place dans sa méthode d'enseignement, die aime à montrer ses titres à ses enfants, die leur apprend à les discerner, et die ne craint pas qu'aucune autre église ose Jes lui contester. En effet, les autres l'accusent d'erreur : mais pas une. ne lui dispute les notes qui la distinguent comme autorité entre toutes les autres, et déjà l'on peut reconnottre à ce genre d'attaque, que c'est le sens privé, l'esprit propre, l'esprit d'orgueil, qui se révolte contre l'autorité. Qui seroit assez fort pour lui enlever ses fidèles, tant qu'ils tiennent à la règle d'autorité? Le protestant? Mais le protestant n'appartient à aucune église, il nie l'autorité. Le déiste? l'athée? le sceptique? Tout cela a rompu avec la règle d'autorité. Une église sctusmatique? qu'elle ose produire ses titres Au grand jour : le simple catholique qui connoît sa religion, lui montrera à .l'instant la section par où die tenoit autrefois à l'arbre antique dont die tiroit la sève qui la faisoit vivre avant qu'elle efct voulu vivre de sa vie propre. Nulle société ne brillera jamais quand die aura l'audace de se poser en face de. l'église catholique : celle-ci les confondra toujours toutes. «Elle a, dit Bot*

asaet Q, sans aller plus loin ni approfondir «davantage, sa succession, où personne ne lui «montrera par aucun fait positif aucune inter- «raption, aucune innovation, aucun changeci ment Cest'de quoi bulle fausse église ne se «glorifiera jamais aussi clairement que la véri- « table, parceque s'en glorifiant- elle se condam- «neroit visiblement elle-même. Il y aura dono «toujours dans l'instruction quel église véritable «donnera à ses enfants sur son état) quelque «chose que nulle autre secte ne pourra ni n'osem «dire." Ainsi le doute, qui est salutaire et raisonnable dans le sectaire, est déraisonnable, criminel et pernicieux dans le fils de la véritable église. >'

Néanmoins , si un catholique , séduit part l'amour désordonné de l'indépendance, aban~ donnoit la règle d'autorité pouf • se livner à sa propre raison, et qu'en punition de son orgueil et de son abandon, il vint à douter des dogmes enseignés par l'église, à nier l'autorité de l'église* et par là à perdre malheureusement* avec sa foi acquise, le précieux don de la foi infuse que Dieu lui avoit fait dans le baptême, nul doute alors qu'il ne lui tixp permis, pour revenir à la foi catholique, de discuter, a l'aide du sens commun ,

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C) Loco prœcitato.

les titres et l'autorité des diverses commuuloiis chrétiennes, afin de discerner celle qui a le droit

de. l'attirer à elle Mais, hors ce cas» nul enîafkl de l'église ne peut être admis à poser en problême les titres de sa mère; et, lorsquelle-même les expose aux yeux de sa famille, elle ne leur permet pas de suspendre leur foi jusqu'après l'examen; elle veut qu'ils continuent de croire tout en examinant, et elle entend seulement par là justifier après coup son autorité à leurs yeux, et les prémunir contre les dangers de séduction auxquels ils pourraient être exposés par leur coutact avec des autorités menteuses.

Y a-t-il encore quelque autre objection tirée des notions de la foi ou de l'église contre la règle de la plus grande autorité?

Peut-être que 1& foi n'est pas libre dans cette tbéorie, grecque c'est un instinct nécessitant qui nous attache à l'autorité? — .Nous répliquerons que cet instinct nous est naturel comme le besoin de manger, et qu'en effet nous ne pouvons pas plus nous y soustraire dans les premiers instants de notre existence, que nous ne pouvons empêcher notre sang de circuler d*ns nos veines. Mais il vient ijne époque où lame, humaine entre eu possession de sa liberté, et alors, de même qu'elle peut refuser à son corps la nourriture qu'il demande, de même, l'expérience nous ap-

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