ECOLES NORMALES D INSTITUTEURS
Les écoles normales de l'État. — Les sections normales. — Les écoles normales agréées. — Tendance de la loi du 29 mai 1866 sur la création de quatre nouvelles écoles normales de l'Etat. — Défauts des sections normales. — Programme des études normales. — Ces études laissent à désirer. — De l'enseignement agricole et du cours élémentaire de droit constitutionnel. — Tendance actuelle pour transformer l'instituteur en initiateur universel. — Importance d'un bon cours d'apologie chrétienne dans les écoles normales. — Faut-il augmenter la durée des études pédagogiques ? — Décadence des études normales.
En 1842, l'enseignement pédagogique n'existait régulièrement que dans certaines écoles privées , placées sous la direction du clergé catholique. L'art. 35 de la loi, dans le but de stimuler le progrès des méthodes et de faire taire les inquiétudes exagérées d'une fraction du parti dit libéral , ordonna qu'il serait « immédiatement « établi par le gouvernement deux écoles normales « pour l'enseignement primaire , l'une dans les pro- « vinces flamandes , l'autre dans les provinces wal- « lonnes , » et que « dans chaque province des cours
« normaux pouvaient être adjoints par le gouverne- « ment à l'une des écoles moyennes , ( primaires « supérieures). »
Jusqu'en 1866, l'État ne possédait que dés établissements normaux pour la formation d'instituteurs , à savoir :
1. Les écoles normales de Lierre (Anvers) et de Nivelles (Brabant) ;
2. Les sections normales organisées près les écoles moyennes de Bruges (Flandre occidentale), de Gand (Flandre orientale), de Huy (Liège), de Virton (Luxembourg) et de Couvin (Namur).
Les écoles normales , privées mais agréées , sont au nombre de 23 , dont 16 pour institutrices et -7 pour instituteurs. Ces dernières sont établies à :