Rafinesque, Loc. cit
Chronique : « N’a-t-on pas vu souvent, écrit-il, des malades vivre pendant de longues années avec un rètrécissement intestinal cicatriciel même très éiroit, en conservant une santé supportable? Les malades atteints d’invagination chronique ne seront-ils pas dans le même cas si tout processus congestif où inflammatoire a cessé de se produire du coté de l'intestin déplacé? » Il en est de même pour les rétrècissements cancéreux, et nombreux sont les faits où des rétrècissements très serrès de ce genre n’ont êèté découverts qu’à l’autopsie où ne se sont révèlès brusquement qu'après une évolution lente et silencieuse. Dans le traité de Tréves (1), sur lobstruction intestinale, la figure 47 montre un rétrécissement très étroit du jéjunum qui ne causa jamais de symptômes d’obstruction : le patient mourut de diarrhée chronique.
Coupland et Morris, cités par Trèves, ont rapporté un cas de rêtrècissement annulaire du jéjunum si étroit qu’il admettait seulement une sonde n°7,et cependant le malade ne présenta aucun symptôme intestinal pendant la vie.
Cette absence absolue de sympiômes d’obstruction tient beaucoup à la localisation de l'obstacle. Siège-tl sur l’intestin grêle, l’état liquide des matières intestinales leur permet de franchir l'obstacle jusqu’à ce que le calibre de l'intestin soit presque complètement obstruë. De même, si le contenu du côlon en liquide, des rétrécissements relativement serrès de ce canal peuvent ne produire que des symptômes modérès ei tardifs d’occlusion. Mais dans ce cas le fait est moins fréquent.