Trèves, loc. cit
ES fe
« La forme chronique des obstructions, dit M. Jalaguier (1), est caractérisée par la succession de deux ordres d’accidents; des symptômes de diminution progressive du calibre de l'intestin et des symptômes d’arrêt complet des matières. » Mais avant d’en arriver à l’obstruction qui n’est souvent que la période ultime de leur évolution, les rétrécissements intestinaux se révèlent par un ensemble de symptômes spéciaux, identiques dans la majorité des cas. Ces symptômes communs se rattachent à des troubles digestifs qui sont souvent les seuls indices de l’évolution cachée d’un néoplasme de Pintestin. Il est aussi des symptômes, essentiellement variables, se produisant dans les conditions les plus opposées, qui font varier et errer le diagnostic.
En général, le rétrécissement intestinal d’origine cancéreuse suit sa marche progressive, et les symptômes d’obstruction chronique due au resserrement de l’anneau néoplasique s’accentuent jusqu'à l'apparition presque fatale de l’occlusion aiguë ou jusqu’à la mort par cachexie, Mais, comme nous l'avons dit, les phénomènes rapides d’obstruction sont rares, et les caractères dominants consistent dans des alternatives de diarrhée et de constipation. La constipation est le premier symptôme. Elle cède à l'emploi des purgatifs pour reparaître quelque temps après. Des débâcles accompagnées d’un grand soulagement suivent ces crises de constipation. Une diarrhée rebelle, sanguinolente parfois, rarement hémorrha-
gique, peut s'établir dans l'intervalle des accès de cons-