‹ De l'entéro-anastomoseChapitre 15 sur 47 · Bruchet. Revue méd. chir., 1888, p · texte numérisé non relu

Bruchet. Revue méd. chir., 1888, p

3. Boiffin. Trait, chirurg. de l'invaginat. intestinale chronique. Arch. pror. chir., 1892. |

no

de Pintestin, suite d’invagination guërie spontanèment, à observé une fistule intestinale ouverte dans la vessie.

Mais en présence de ces vagues chances de guérison, guérison qui d’ailleurs ne précède que de bien peu la mort, combien de dangers et de complications nés d’une expectation trop longue. Il suffit de se reporter à la symptomatologie des rétrécissements et de se rappeler la marche de laffection pour redouter les perforations de l’intestin, les ulcèrations ouvertes dans le péritoine qui amènent presque fatalement la mort, la formation d’adhérences rendant les résections impraticables, et les troubles croissants de l’état général qui, en conduisant le patient à une faiblesse extrême, rendent l'intervention impossible.

L’indication formelle est donc d'opérer dès que le traitement médical suffisamment prolongé reste ineficace. |

Nous n’en sommes certes plus au temps où, après avoir admis l'intervention chirurgicale dans linvagination aiguë comme aussi urgente que la ligature d’une artère ouverte, Peyrot (Th. d’agrègat. 1888) se demandait quelle conduite tenir en présence d’une invagination chronique irréductible. Nous sommes arrivès à l’époque qu’il prèvoyait et espérait en disant : « Nous voyons cependant poindre une époque où les solutions radicales auront, croyons-nous, plus de chances d’être préférées. »

Les données de l’expérimentation, les progrès de la technique opératoire ont modifié, dans ces dernières années, les procédés employès jusqu'alors. Maintenant que sont oubliées bien des querelles et bien des discussions,

“am

Toi l'utilité et même la nécessité d’une intervention active est admise et reconnue par tous, et le chirurgien possède à sa disposition des moyens nombreux et suffisamment sûrs pour tenter, en présence d’un cas d’obstruction, le traitement idéal, la suppression de l’obstacle, ou le traitement palliatif, le rétablissement artificiel du cours des matières, en rendant dans la mesure du possible la cause de l’obstruction inoffensive. Mais dans quelles circonstances doitil agir, et parmi les nombreux procèdès que les méthodes chirurgicales ont mis entre ses mains, lequel choisir et mettre en pratique ? La nature des lésions, leur étendue, la forme de l’obstruction, l’âge et l’état général du sujet, sont autant de facteurs qui doivent entrer en ligne de compte et faire pencher la balance en faveur de telle ou telle détermination.

L’infinie diversité des cas, la physionomie des accidents, la marche des rétrécissements essentiellement variable avec chaque individu qui, comme le dit Jalaguier (1), « réagit à sa manière », empêcheront toujours de donner une formule concrète pouvant s’appliquer la généralité des faits. Aussi, avant d'aborder plus spécialement l'étude de l’entéro-anastomose et d’en discuter les indications, nous exposerons brièvement les méthodes aujourd’hui en présence.

Nous aurons donc à discuter dans leurs applications et leurs résultats :

1° L’anus contre nature, consacrè par la pratique de longues années et aujourd’hui fortement discuté ;

Page 1