Bouilly, Loc. cit
en 1881 au sujet de l'intervention dans le cancer intestinal : « De deux choses l’une : ou ce cancer ne détermine que des troubles mèdiocres et il faut le laisser évoluer, si Sa présence n’a pas été reconnue à la seule époque où son ablation pourrait donner une survie heureuse et prolongée, c’est-à-dire dès son début, lequel n’est jamais connu ni constaté : ou ce cancer donne lieu aux accidents de lobstruction intestinale. Or, dans ce cas, s’il faut agir, comment allez-vous agir? Allez-vous partir en guerre à la recherche du cancer ! Une seule circonstance peut justifier la recherche directe de l'obstacle avec lintention d'enlever celui-ci : la difficulté du diagnostic, dans certains cas où le doute peut planer entre un cancer de l’intestin ou une invagination chronique, cas, du reste, où l’utilité de l’intervention est plus que contestable….. Et si ce doute n'existe pas, si les antécédents du malade, si la marche actuelle des accidents subaigus de l’obstruction, si les signes physiques, la palpation, l'exploration rectale, etc., ne vous permettent pas de méconnaïître le cancer, allez-vous de gaîté de cœur, pour gagner huit mois de survie (Reybard), six mois et quelques jours (Czerny), achever un malade en quelques heures ? (Gussenbaüer, Guyon). L'opération est trop grave pour l'incertitude et la médiocrité du résultat. Ces tentatives ne sont permises qu’alors qu’elles sont l’ulfima raliode la chirurgie. » Et, pour les cancers siégeant en deça de VS iliaque, sur le gros intestin, Bouilly donne la préférence à l’anus contrenature, et termine en disant : « Ces opérations, faites de bonne heure, ne présentent que peu de gravité, et si elles laissent subsister jusqu’à là mort la t'iste infirmité de