‹ De l'entéro-anastomoseChapitre 28 sur 47 · NUE · texte numérisé non relu

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cription que les auteurs contemporains consacrent 4 l’entéro-anastomose. On a réuni et confondu dans la même dénomination, et souvent aussi, par malheur, dans une même appréciation, l'opération primitive et les transformations qu’elles à subies, et les statistiques, enregistrant, sans distinction de méthode, sous le chef d’entéroanastomose, morts et guèrisons que chaque procèdé possède à son acüf, ont chargé des insuccès de la résection intestinale l’opération typique, si simple dans son exécution, si remarquable par sa bénignité.

C’est ainsi que M. Chaput, dans son mémoire, expose dans un même tableau et juge d’après les mêmes idées l’entéro-anastomose par apposition latérale sans rèsection, l’anastomose par implantation latérale de Senn et de Jesett, et cette anastomose spéciale, décrite et pratiquée par Hochenegg et par Senn, et qui consiste à oblitèrer par suture après résection les deux bouts de l’intestin et à pratiquer plus haut l’anastomose par apposition latérale, comme dans le procédé de Maisonneuve.

Quelle que soit la ressemblance de tels procédés avec l'opération de Maisonneuve, et bien que la technique en soit — pour quelques-uns tout au moins — ideniique ou à peu près, il est évident que la comparaison ne saurait s’établir entre les deux : ce. prétexte esi spécieux, et s’il faut admettre une analogie, elle existe bien plutô:i avec l’entérorrhaphie pratiquée après résection. Mais l'histoire de ces procédès est celle de l’entéro-anastomose elle-même; la plupart, en effet, ont eu pour but de . Ja perfectionner dans l’idée de leurs auteurs, et, puisque l'usage a consacré l’abus et que le nom reste en dépit des

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