‹ De l'entéro-anastomoseChapitre 30 sur 47 · Semaine médicale, 1881, p · texte numérisé non relu

Semaine médicale, 1881, p

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procédé a êtè également employé par Senu et par Bowreman Jeseti, qui l’a décrit (1), à propos du traitement des tumeurs du cœcum. « Lorsqu'un carcinome existe dans le cœcum, la laparotomie doit être faite dans le but de résèquer la portion malade de l'intestin : si cette rèsection est jugée impossible en raison de lé‘endue, de la propagation ou de la fixité du néoplasme, on devra sectionner l’ilèéon, fermer par des sutures l’orifice du segment inférieur et implanter dans la paroi du côlon l’orifice béant de l’iléon. »

Salzer d'Utrecht (2), en poursuivant le même résultat, en est venu aux extrêmes limites, et son procédè n'a plus rien de commun, à part le nom, avec l'opération de Maisonneuve. Au vingtième congrès des chirurgiens allemands,tenu à Berlin en 1891, Salzer fit une communication sur : « une modification de l’entéro-anastomose ; consistant dans une élimination totale du segment intestinal malade. » Il désigne son procédé sous le nom d’anastomose par isolement de la partie intermédiaire. L'opération consiste à isoler par résection le segment malade, en divisant complétement l'intestin au-dessus et au-dessous, dans ses parties saines, puis à rétablir la continuité du canal comme dans l’entérectomie. Quant à la partie isolée, Salzer, dans un grand nombre d’expériences, l'avait simplement abandonnèe dans la cavité abdominale après en avoir fermé les deux bouts par suture, Mais il arriva ce que Salzer aurait dû prévoir :

1. Bowreman Jesett. British medic. journ., 21 juin 1891. 2. Salzer. Beilage Zum. Centr. BI. f. Chir. 1891, n. 26, p. 119 et Sem, méd., 1891, p. 156,

l’anse isolée continua à secrèter des liquides ; les produits de sécrétion et de désintégration de l’épithélium et des glandes s’accumulèrent dans l’anse fermée, les parois s’ulcérérent, et il se fit bientôt des perforations, qui amenérent la mort des animaux par péritonite aiguë. Comte avait déjà proposé cette manière de faire, et, Richmond (1) rapporte l'observation d’un cas dans lequel il la mit en pratique. L’opèré mourut 40 heures après l’intervention.

Dans la suite Salzer modifia le procédé primitif qui lui avait donné d'aussi tristes résultats, et convint après avoir isolé le segment malade, d’établir un débouché aux produits de sécrétion, en fixant, sans le fermer, le bout inférieur de l’anse dans la plaie abdominale. La résection était suivie d’entérorraphie, et compliquée d’une sorte d’anus artificiel. Malgré le nom qu’elle porte, nous ne voyons pas quelle analogie peut exister entre une pareille opération et celle de Maisonneuve, et même avec les procédès précédemment décrits sous ce chef.

Hochenegg (2), en 1891, appliqua le procédé à l’homme avec quelques modifications, à la clinique d’Albert de Vienne. Pour une tumeur de la région iléo-cœcale ayant envahi ie cœcum en entier, l’iléon et le côlon ascendant sur une grande longueur, l’ablation semblant impraticabie, Hochenegg divisa l'intestin au-dessus et au-dessous de la tumeur et isola de la sorte la partie malade. Il réunit par entérorraphie circulaire le côlon et l’iléon

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