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Ce procédé a trouvé des imitateurs, qui fout en conservant le principe de la méthode et en respectant ia technique, ont remplacé par les matières les plus diverses les plaques osseuses décalcifiées dont Senn a prèconis? l'emploi.
Davis (1) remplace les plaques osseuses par des nattes et des plaques tressées de catgut.
Abbe et Matas (2) emploient également des anneaux de catgut.
Brokaw se sert de fragments de drains enfilés bout à bout sur un catgut, comme des grains de chapelet (3). Stomm emploie des plaques de cartilages, Shrively et Simonson des plaques de gélatine préparées à l'acide chromique, Dawbarn (4) et Currier (5) des plaques de pomme de terre, Von Baracz Swedish (6) des disques de navet; Bowreman Jessett (7) des anneaux de caoutchouc, et enfin, Matignon de Bordeaux (8) à proposé d'employer des plaques faites avec la corne des sabots de cheval.
Quelle que soit la matière employée, le procédé est toujours le même et ces modifications sont de peu d’importance. 11 n’en est pas de même pour l’anastomose pratiquée au moyen de bobines : ce procèdé, déjà fort
. Times and register. Philadelphie, 1590.
. Médical Nero. 1889.
. Médical Review, 1889.
. Dawbarn. Ann. surg. Philad., 1893, XVII, p. 147-164.
+ Currier. New-York Journ. gyn. and obstét., 1809-46.
. Von-Baracz-Swedish. Arch. f. Klin. Berl., 1892, 580-591. . Bowreman Jessett. Loc. cit.
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. Matignon. Journ. de méd. de Bordeaux, 1893, XXII, p. 47-50.
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ancien dans la pratique des sutures intestinales, — puisque, à la fin du xm° siècle « les quatre maitres » employaient une portion de trachée-artère pour suturer sur ce soutien l'intestin lèsé, — a dû à des opérations récentes un regain de succès et appelé l’attention des praticiens par son heureuse application à l’entéro-anastomose. On s’est ingénié tout d’abord, étant données les connaissances que l’on possédait sur le mode d’adhérence des surfaces intestinales par accolement des séreuses, à augmenter l’étendue des surfaces en contact, et à protèger dans la plus grande mesure possible la section intestinale en voie de réparation contre les exsudats intestinaux possibles. C’est ainsi que furent imaginées les bobines d’os décalcifié de Littlewood (1), de Willy Sachs (2), de Mayo-Robson (3). Toutes les substances énumérées plus haut et ayant servi à la préparation des plaques ont servi à la préparation de ces bobines. Mais, dans ces méthodes, les sutures avaient encore leur place, lorsque Murphy de Chicago (4), persuadé de ce fait que la longueur des opérations était la grande cause de mortalité des opérès, présenta le 15 octobre 1892, à l’Association médicale de la Vallèe du Mississipi, son boulon anaslomotique qui permettait de réaliser, sans sutures intestinales et avec une surprenante rapidité, les anastomoses viscérales. Dans sa thèse de 1894 (5), notre excellent ami
. Littlewood. The lancet, avril 16-1892.
. Willy-Sachs. Centralblatt für chir., octobre 4-1890. . Mayo Robson. Bristish med. journ., avril 1893.
. New-York, Medic. record., 10 décembre 1892.
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. Des anastomoses viscérales sans sutures. Thèse Paris, 1894. D1ET 11
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le D' Tardif,a fait l’historique et l’exposé de la question et le peu que nous en dirons est emprunté à son travail. L'idée des anastomoses sans sutures revient à un Français Denans de Marseille, qui dès 1826 avait inventé un appareil permettant de les réaliser. Baudens, Amussat, Péan, Béranger-Féraud, Bobrick, Henroz, avaient modifié ce procédé que Murphy n’a fait que perfectionner. Et il semble, à en juger par la faveur dont son procédé est l’objet en Angleterre et en Allemagne et par les résultats obtenus, que son bouton soit appelë à prendre dans la suite une place de plus en plus considérable dans l’execution de l’entéro-anastomose.
Il nous reste à signaler en dernier lieu un procédé spécial d’entèro-anastomose, employé pour la première fois par Casamayor dans un cas tout particulier, pratiqué en 1872, par Laugier, perfectionné et décrit sous le nom d’entéro-anastomose par le procèdé de la pince par M. Chaput, dans une communication faite en juillet 1889, à l’Académie de Médecine. Cette méthode consiste dans la formation d’un anus contre nature véritable, créè par l'application d’une pince sur deux anses intestinales préalablement suturées et incisées, anus contre nature qu’on oblitère par suture dansla suite, après avoir abattu l’éperon, en appliquant l’entérotome.