‹ De l'Entorse Interne du Genou: Arrachement du ligament latéral interneChapitre 16 sur 23 · AT · texte numérisé non relu

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ménisque entre le tibia et le fémur. La douleur peut se produire à la suite d’un mouvement, et l’on a un véritable pincerient (Obs. XV) très douloureux qui peut faire croire à une luxation du ménisque. La douleur est due d’une part à l'augmentation de volume de l'organe, d'autre part à l'insuffisance de ses moyens de fixité, comme dans la luxation.

Roux est le premier auteur qui ait étudié la méniscite traumatique chronique; il l’attribue soit à une entorse, soit à un pincement antérieur et accidentel du ménisque.

Pour lui, les lésions du ménisque sont représentées par une néoformation connective avec turgescence des espaces lymphatiques, une simple hypertrophie inflammatoire du ménisque dans son bord fibreux. Il en résulte que le bord du ménisque est légèrement engorgé ct, au lieu de servir uniquement de coussinet de remplissage, ce bord du ménisque porte dans tous les mouvements extrêmes. Il est pincé parcequ'il est trop épais, dans tous les mouvements de flexion, et surtout de rotation autour du condyle externe. Traumatisé à tout moment, ce segment de ménisque reste douloureux, s’épaissit, et présente tous les caractères de l’inflammation non spécifique.

Cette méniscite traumatique n’a aucune tendance à la guérison spontanée. Roux rapporte le cas d’un médecin, atteint de cette affection à la suite d’une entorse, et qui garda le lit pendant trois ans.

Il faut bien connaître l’origine de cette maladie, pour ne pas se laisser entraîner à une opération inu

— 48 — , tile, car tous les cas de méniscite sont susceptibles de guérir par le simple traitement orthopédique.

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Dans les cas légers, le pronostic est essentiellement bénin et, au bout de trois à quatre semaines, le malade peut reprendre ses occupations. Dans les arrachements complets, au contraire, le pronostic doit être essentiellement réservé, car l’entorse du genou peut constituer une véritable infirmité par les complications qu’elle entraîne souvent.

« La déchirure des ligaments est parfois incurable ou, pour guérir, exige un repos très prolongé, difficilement accepté par le patient... La mobilité latérale, quand on n'arrive pas à la guérir, expose à tout moment le genou à de nouvelles entorses et, par conséquent, à des arthrites récidivantes qui sont plus incommodes que l’ankylose complète » (Gosselin, Cliniques de la Charité, 1876, t. |, p. 630 et suivantes).

Si l’on n'arrive pas à guérir complètement une entorse, on voit s'installer des phénomènes d’arthrite et de synovite proliférante. « Si le sujet est taré, on verra se développer une tuberculose articulaire d’origine synoviale indiscutable, ou, en tous cas, non osseuse » (Roux).

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