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flexion. Il faisait alors plusieurs mouvements de flexion forcée, très douloureux, brusquement il se produisait comme un déclic, l'extension se faisait complète, le malade éprou. vait un soulagement immédiat, et se remettait à marcher, n'éprouvant plus qu’une légère douleur.
Le malade conservant de la douleur au niveau du genou, de l'hydarthrose chronique, de la douleur à la suite d’une marche prolongée et de l'atrophie du quadriceps va trouver, en octobre 1907,M. Gangolphe, qui constate les signes d’une entorse récidivante du genou gauche avec un point douloureux en avantet au-dessous du tubercule du condvle; il ordonne le port d’un tuteur à tiges rigides.
Examiné en mai 1908,le malade ne présente plus de points douloureux, l’hvdarthrose a disparu et le quadriceps a recouvert en partie son énergie. Cependant, en raison des signes de mobilité latérale, le port d’un tuteur reste nécessaire. Le ménisque en avant du ligament latéral interne reste un peu épaissi. Sur le côté interne, au niveau de l’extrémité supérieure du ligament, on sent une petite crépitation fine, due à de petits corps très durs, gros comme des grains de millet et roulant sous le doigt. La radiographie montre une ombre légère accolée au côté interne de l'extrémité inférieure du fémur et s'étendant de l’insertion du ligament à l'extrémité inférieure du fémur. L'ombre vue à la radiographie représente les petits grains sentis avec le doigt et qui sont l'extrémité des fibres désinsérées plus ou moins
ossifiées.
Le malade se met à faire du massage méthodique.
Mai 1909. Le membre gauche a repris toute sa vigueur, il présente même une légère hypertrophie. Ce jeune homme a pu faire de l’alpinisme en septembre dernier, il a fait de longues marches sans aucune fatigue. Plus trace d’hydarthrose, cependant la mabilité latérale et la crépitation au niveau du ligament interne persistent.
Oss. XI. — Æntorse récidivante du genou droit (Radiographie).
En août 1904, M.X... fait une chute de bicyclette et se fait mal au genou droit. Il ne put remonter à bicyclette à cause d’une douleur vive de chaque côté du genou. Il a grand’peine à rentrer à son habitation distante d’environ 500 mètres. Quelques heures après le genou est très distendu, le lendemain l’épanchement articulaire est énorme. Un médecin diagnostique ùn épanchement de svnovie avec entorse, ordonne la compression et quinze jours de repos au lit. En novembre 1904, à la suite d’un saut, nouvelle entorse, repos au lit de quinze jours.
En septembre 1907, nouvelle entorse en sautant un mur.
Le 20 dècembre 1907,nouvelle entorse.
M. Gangolphe diagnostique une entorse récidivante du genou droit par arrachement de l'insertion supérieure du ligament latéral interne. Un plâtre est appliqué le 23 décembre, et enlevé à la fin de janvier 1908. Pendant ce temps. on fait du massage. Le malade porte une genouillère souple jusqu'à la fin d’avril. Actuellement, il va très bien, et n’éprouve aucune fatigue par la marche.
Juin 1909. Le malade est resté complètement guéri. La radiographie avait été pratiquée en janvier 1908. Elle a montré que les épines tibiales étaient confondues dans une néoformation osseuse. Après la désinsertion du ligament latéral interne, il s'était produit une lésion assez grave du côté des ligaments croisés, et comme le malade était âgé de 18 ans, des néoformations osseuses s'étaient développées.
Oss. XII. — Entorse récidivante du genou gauche. Méniscite traumatique chronique. L
P..., Victor, entre salle Saint-Louis, dans le service du Dr Tixier, le 12 décembre 1908,pour les suites d'une entorse survenue le 5 novembre.
C'est un homme de 37 ans, gros, pesant 108 kilogs. Le 5 juillet 1908, il tombe de voiture, éprouve une douleur
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vive au niveau du genou ; il peut cependant se relever, mais il souffre beaucoup et reste couché six jours. Le genou avait été le siège d’un épanchement assez abondant. Le malade reprend son travail de cocher, mais il marche avec peine, évitant les faux pas. L’ascension et surtout la descente d’escaliers sont pénibles. Le soir, le genou est enflé, douloureux, au point d'amener parfois de l’insomnie.
Le 5 novembre 1908, en se bai.sant pour ramasser une pelle. le malade éprouve une vive douleur à la face interne du genou. En six heures, le genou est devenu très gros et a atteint son maximum de gonflement. La flexion et surtout les mouvements de latéralité sont très douloureux.
Son état ne s’améliorant pas, le malade entre à l’hôpital le 12 décembre.
20 décembre. — La flexion est douloureuse, lorsqu'elle dépasse l'angle droit. [l existe plusieurs points douloureux très nets, l’un au niveau de l'insertion supérieure du ligament latéral interne, l’autre au niveau du ménisque interne. Le ménisque est nettement épaissi, saillant et douloureux sur toute sa partie antérieure, en avant du ligament latéral interne. Aucun signe de luxation du ménisque. La synoviale est nettement épaissie au niveau de sa réflexion sur le condyle interne, en avant du ligament latéral interne.
Certains mouvements sont douloureux, l’adduction de la jambe, en particulier, probablement par compression du ménisque. Légers mouvements de latéralité, légère hydarthrose.
Le malade ne se lève que pour aller à la chaise. Il est envoy. à &.ongchêne avec un appareil silicaté.
Oss. XIII. — Entorse du genou.
B... Jacob, 17 ans, entre salle Sainte-Marthe.le 19 décembre 1908, dans le service du Dr Vallas. Le 17 décembre, ce jeune homme glisse ettombe la jambe prise sous lui et le genou porté en dedans. Il ressent une douleur vive et un craquement; il peut rentrer chez lui, à quelques centaines de
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mètres, péniblement, en s'appuyant sur un bâton. Deux heures après, legenouaacquis son maximum de gonflement.
Le 21 décembre. — Grosse hémarthrose, le genou est si distendu que le choc rotulien est presque impossible à obtenir. Douleur exquise à la pression au niveau de linsertion supérieure du ligament latéral interne; douleur à la contrcaction des adducteurs ; douleur légère à l'insertion supérieure du ligament latéral externe. Légère mobilité latérale. Pas de douleur au creux poplité.
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Le 2# décembre. — Légère mobilité latérale. Epaississement de la synoviale en avant de l'insertion supérieure du .ligament latéral interne. À ce niveau elle forme un petit cordon répondant au pointde réflexion de la synoviale sur le fémur. Douleur à l'insertion supérieure du ligament latéral interne ; légère ecchymose à ce niveau. Douleur dans l'abduction de la jambe.
On fait au malade un pansement compressif.
Os. XIV. — Entorse du genou droit.
B..., Michel, 28 ans, vigoureux,entre le 25 novembre 1908, dans le service du Dr Vallas, salle Ste-Marthe.
Le 24 novembre, le malade, portant un fardeau, glisse et tombe le genou droit porté en dedans et le pied en rotation externe. Îl a peine à se relever et rentre péniblement à sa maison, distante d'environ 300 mètres.
Deux heures après, le genou était très distendu. La douleur, très vive, prédominait au niveau du ligament latéral interne, à son insertion supérieure et au creux poplité, au niveau des ligaments croisés. La flexion complète et l’extension du genou étaient impossibles.
28 novembre. — Petite ecchymose à la face interne du genou, hémaribrose assez considérable, douleur maxima très vive à l'insertion supérieure du ligament latéral interne. Légère mobilité latérale, relâchement du ligament interne, choc du plateau tibial.
T.:38° pendant cinq jours.
2 décembre: — Disparition de l’ecchymose, diminution de l’hémarthrose. Dans les mouvements, il persiste une légère douleur au niveau des ligaments croisés. Douleur très limitée à l’insertion précise de l'extrémité supérieure du ligament interne.
12 décembre. — Le malade quitte l’hôpital, se refusant à une immobilisation plus prolongée.
Os. XV. — Entorse du genou gauche. Corps étranger (?) Arthrite chronique. Méniscite traumatique. Opération.
C..., Julie, 20 ans, entre,le 5 décembre 1908, dansle service du prof. Poncet.
Il ya six mois, la malade, en portant deux seaux remplis d'eau, tombe, la jambe gauche prise sous elle. Elle éprouve une douleur vive au genou gauche, en même temps qu'elle perçoit un craquement. On l'emporte à la maison, elle éprouve une douleur vive toute la nuit. Le genou atteint son maximum de gonflement, trois à quatre heures après l’accident.
Deux jours après l'accident, application d'un silicate occupant juste la région du genou et très peu serré, en somme immobilisation très imparfaite. Le silicate est enlevé au bout de trois semaines et la malade reprend son travail.
Depuis, tous les soirs, le genou est gonflé et douloureux, le membre est devenu beaucoup plus faible. Elle peut étendre complètement la jambe, mais la flexion ne dépasse guère l'angle droit.
Environ un mois et demi après l'accident apparurent des phénomènes nouveaux.
Pendant la marche, la malade éprouvait parfois une douleur extrêmement vive dans le genou et tombait à terre ; elle restait un quart d’heure sans pouvoir marcher et souffrait pendant un jour; les phénomènes se reproduisaient assez souvent, environ tous les huit jours.
Elle a remarqué que son membre gauche est beaucoup
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plus faible ; de plus les jours de fatigue, elle éprouve des douleurs à la cuisse, irradiées sur le trajet du sciatique.
Le 11 décembre 1908. Le membre gauche est peu diminué de volume, mais flasque. Légère hydartrose ; douleur à l'insertion supérieure du ligament latéral interne; diastasis articulaire léger ; choc du plateau tibia}, relâchement du ligament interne ; légère crépitation à la pression au niveau de l'insertion supérieure du ligament interne.
Epaississement de la synoviale un peu en avant du ligament interne, au niveau de sa réflexion sur le fémur.
Les mouvements produisent des craquements avec douleur vive, surtout sur le bord externe de la rotule ; en même temps on a une sensation de sursaut. Le ménisque interne est épaissi et douloureux.
Petit kyste au milieu du creux poplité; on ne peut dire s'il communique avec l'articulation.
12 décembre. On intervient (Dr Delore) pensant trouver un corps étranger articulaire. Incision externe de l’arthrotomie du genou.
Immédiatement, au dessous du ménisque la synoviale est rouge, comme veloutée, elle est épaissie. Au niveau du ménisque on tombe sur du tissu fibreux, qui se continue de la synoviale dans le ménisque où il forme un véritable coin. Excision d’une parcelle du ménisque. Mèche. Suture à trois plans. Immobilisation.
13 et 14 décembre. Température 39°, 6, le soir. On remplace la mèche par un petit drain juxta-articulaire.
10 décembre. On enlève le drain; pas de pus, toujours de la fièvre.
20 décembre. Evacuation d’un abcès sous-cutané.
10 février. La malade quitte l'hôpital, guérie de sa plaie opératoire.
Nous n'avons pas eu de ses nouvelles depuis, et nous ne savons quel est l'état fonctionnel de son genou.
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Oss. XVI. — Entorse récidivante du genou. Corps étranger intra-articulaire adhérent.
D... C., 25 ans, garçon d’écurie, entre le 24 avril, salle St- Sacerdos, dans le service du professeur Jaboulay.
Le rer janvier 1909, le malade s'était fait une entorse du genou pour laquelle il fut soigné pendant 15 jours à l'hôpital de Bourges. Il avait eu une grosse hémarthrose et souffert beaucoup.
25 avril. Le malade fait un faux pas, son entorse récidive et il entre à l'Hôtel-Dieu de Lyon.
2 mai. On constate une mobilité latérale très nette; légère douleur à l'insertion supérieure du ligament interne, le ménisque interne est mieux senti du côté malade que du côté sain; il est un peu épaissi. Sur le bord externe du ligament rotulien, on sent un corps étranger intra-articulaire, encore adhérent, mais sur le point de se mobiliser.
6 mai. Le malade veut partir.
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