‹ De l'entorse juxta-épiphysaire et de ses conséquences immédiates ou éloignées au point de vue de l'inflammation des osChapitre 6 sur 14 · L. OLLIER. — DE l’ENTORSE JUXTA-ÉPIPHYSAIRE · texte numérisé non relu

L. OLLIER. — DE l’ENTORSE JUXTA-ÉPIPHYSAIRE

suit d’abord, puis se décolle, et un épanchement de sang ou de suc médullaire (sang mêlé à la graisse) plus ou moins appréciable se fait entre cette membrane et l’os sous-jacent.

Fig. 1.

Désordres ju.^ta-épiphy.'îaircs produits par l'adduction forcée du pied.

Pièce prise sur un sujet de huit mois légèrement rachitique.

A, épiphyse inférieure du tibia; B, astragale ; C, calcanéum ; D, épiphyse inférieure du péroné . a, encoche juxta-épiphysaire produite par la flexion de la couche compacte du tibia ; elle est recouverte par le périoste b, qui la dissimule à la vue, mais n’empêche pas de la sentir à la pression ; c, foyer de fractures trabéculaires ; d, flexion du péroné en dedans.

Le tissu spongieux se tasse, ses trabécules se brisent, et il en résulte de petites esquilles qui baignent dans du sang épanché. Il n’y a pas de lésion appréciable sur les limites du cartilage de conjugaison.

L’enfant sur lequel a été prise cette pièce était mort à huit mois.

La figure 2 représente les lésions produites par l’abduction forcée du fémur. Il y a eu commencement de décollement de la diaphyse en dedans; la disjonction s’est faite sur une profondeur d’un ce.nti-

REVUE DE CHIRURGIE

mètre environ. En dehors, c’est un commencement de tassement de la substance spongieuse qu’on observe.

Il n’y avait pas dans ce cas de désordres du côté du ligament rond, ni du fond de la cavité cotyloïde ; mais, dans les mouvements

Fig. 2.

Lésions produites par l’abduction forcée du fémur.

Pièce prise sur un enfant de vingt-deux mois. Coupe oblique.

a, commencement de disjonction diaphysaire en dedans ; c, tassement du tissu spongieux en dehors sous le trochanter ; b, périoste intact.

qui tiraiUent ces ligaments (adduction forcée), on produit des désordres qui peuvent expliquer une des origines de la coxalgie acétabulaire.

La figure 3 représente une disjonction diaphysaire plus prononcée, mais toujours sous-périostique et sans lésion apparente à l’extérieur. Dans ce décollement, l’épiphyse n'a éprouvé aucune lésion; elle est restée en continuité parfaite avec le cartilage de conjugaison, qui se continue lui-même avec la gaine périostique. Il y a du sang épanché dans cette gaine.

Si l’effort eût continué dans ce cas, on eût eu une disjonction complète, et la diaphyse faisant saillie sous la gaine périostique, la rompant même et abandonnant dans toute son étendue le cartilage de conjugaison, nous eût donné le décollement épiphysaire classique.

En résumé, les phénomènes que nous observons dans ces mou-

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