ENTRAINEMENT COMPARÉ
Du reste, les chiens à long poil, corniiie ceux de Terre- Neuve et du mont Saint-Bernard, ne sont pas aptes ft courir comme les autres et par conséquent ne peuvent £tre entraînés aussi aisément.
L'entraînement musculaire du chien repose donc sur deux choses indispensables : la nourriture et l'exercice. La viande doit être la base de son alimentation. On peut la donner cuite, à l'état de p&tée, mélangée au pain, deux fois par jour, à midi et le soir. Le matin, on fait prendre un peu de lait et, pour la nuit, on donne k ronger des têtes de veau; le chien y trouve de la viande crue et des phosphates. Avec cette suralimentation, il faut aussi la suraération qui assure une hématose parfaite. L'animal sera toujours bien préservé de l'humi-
dité et aura en ationdance de la paille fréquemment renouvelée.
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L'exercice est non moins indispensable que la nourriture. Le meilleur consiste à leur faire suivre une voiture ou à accompagner un cavalier; mais il faut alors que Tallurc soit toujours réglée et ait constamment pour objectif l'entraînement du chien, je veux dire par là qu'il ne faut pas conserver une allure soutenue pendant un temps trop long; mais faire de temps en temps au contraire des échappées en vitesse de 200 ou 300 mètres et aller au pas le plus souvent.
Lorsqu'on fait courir les grands chiens, il faut veiller à ce qu'ils puissent facilement s'abreuver et s'immerger. Les chiens de forte race surtout aiment beaucoup l'eau. Le chien, en eflfet, ne possède pas de glandes sudoripares et il ne perd de la vapeur d'eau que par la langue et la bouche; son corps s'échauffe avec une grande rapidité, d'où la nécessité pour lui de se rafraîchir souvent.
En résumé, le muscle, chez presque tous les animaux, exige, pouraugmenter de volume et de force, un régime nutritif spécial, qui n'est en somme que l'alimentation hygiénique propre à chaque espèce, seulement beaucoup plus intensive. A côté de l'alimentation doit marcher, parallèlement, l'exercice sans lequel un régime très azoté produirait, non du muscle, mais de la graisse. Le ruminant seul, comme je l'ai dit, grâce à la disposition de son estomac qui entraîne des modifications profondes dans les phénomènes biologiques dont son organisme est le théâtre, peut faire du muscle sans exercice, par le seul fait d'une nourriture intensive.